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Blindés & Matériel N°90
Janvier 2010
Blindés & Matériel 90 Janvier 2010
 - Dossier panoramique : les motos side-cars type dragons portés 1927-1940
par François Vauvillier
Toute l’histoire, chronologiquement restituée, de ces belles machines, de la première René Gillet type G blindée (présentée à titre privé en 1927) jusqu’à la grande vedette de 1940, la Gnôme & Rhône 800 AX-2-RM. Tous les modèles successifs de ces deux constructeurs y sont présentés, de même que leurs concurrentes Terrot 750 VATT et les machines d’importation Indian (USA) et Gillet-Herstal (Belgique). En 20 pages, 50 photos d'époque et 6 illustrations en couleurs des principaux modèles.
 - Les AMR Schneider P 16 du 6e GRDI dans la bataille
par Erik Barbanson
L’odyssée, jour par jour, des pelotons sur voitures semi-chenillées blindés Schneider-Kégresse du groupe de reconnaissance de la 3e DIM. Leurs combats à Stonne (14-15 mai), puis l’attaque française sur Juniville (9 juin) et les combats pour l’honneur, jusqu’à la dernière voiture. En 8 pages, 20 photos d'époque, 1 carte en couleurs et 3 profils en couleurs.
 - Les automitrailleuses en France 1902-1914
par François Vauvillier
Le premier volet d’une grande étude couvrant la totalité des modèles d’AM et AC (autocanons) utilisés en France depuis les origines. Dans ce premier volet sont d’abord exposées les deux voies suivies par les concepteurs : la voiture blindée lourde (qui donnera l’« automobile de guerre » CGV) et la voiture rapide de reconnaissance (la Panhard 24 HP modifiée par le capitaine Genty). Puis nous suivons, après la déclaration de guerre d’août 1914, la réalisation des AM improvisées et enfin les premières voitures de série réalisées à l'automne 1914, les autocanons Peugeot et les automitrailleuses blindées Renault. En 19 pages, 39 photos et dessins d’époque, 12 profils et vues de face en couleurs au 1/35 (CGV, Panhard-Gentil, Peugeot et Renault).
 - Le SARL 42, char de la clandestinité
par Stéphane Ferrard
Ce projet, dérivé du Somua S 40 et conçu de manière clandestine sous l’Occupation par des ingénieurs de l’atelier de Rueil (ARL, d’où son nom), aurait été le « Somua à canon de 75 » appelé de leurs vœux par les équipages de 1940. D’une certaine façon, il reviendra sous les traits du Sherman. Dans cet article choc, seule l’illustration en couleurs de l’article est uchronique, toutes les informations sont strictement historiques. En 6 pages, un profil en couleurs au 1/35, les plans d’ensemble authentiques et secrets présentés au 1/35 et une série de vues modélisées en 3D restituant parfaitement la silhouette qu’aurait eue le char moyen français de la Revanche. L’article s’achève sur la filiation complète du char de 20 t Somua de 1935 à 1942, en 7 profils au 1/72.
 - Fermer la trouée de Gembloux ! La 1re armée de Blanchard
par Eric Denis
La plus puissante des armées françaises de 1940 avait la mission centrale dans la manœuvre Dyle-Breda : bloquer les Allemands dans la voie de passage naturelle s’étendant de Wavre à Namur. Cet article est le second de la série consacrée à la présentation de la situation sur le front de chaque armée en 1940, jour par jour. Pas moins de sept grandes cartes en couleurs réalisées par l’auteur présentent de manière très visuelle les mouvements des deux camps (divisions et corps français, britanniques et allemands), du 10 au 15 mai. En 13 pages, 7 cartes couleurs, 9 photos, avec l'ordre de bataille détaillé de l'armée Blanchard.
 - 1914-1918, le canon de 16 cm et les batteries mobiles de la marine
par Guy François
L’histoire des premières pièces lourdes de marine à longue portée mises en place à terre, d’abord en vue de protéger le camp retranché de Paris, puis les grandes places de l’Est (Toul, Verdun). Servies par les canonniers marins, ces pièces sont initialement installées de manière fixe mais, afin d’en réduire la vulnérabilité et les déplacer sur le front, elles sont rendues mobiles à partir de la fin 1915 grâce à d’étonnantes prouesses techniques. En 8 pages, 15 photos d'époque, 2 profils en couleurs au 1/72 (position de batterie et position de route derrière tracteurs Latil TAR — deux par voiture, vu le poids énorme), détails d’insignes, etc.
 - Le 19e BCC dans la bataille d’Amiens, 27 mai 1940
par Stéphane Bonnaud
Cer article reprend la saga des chars D 2 au combat un moment interrompue. Nous y retrouvons le bataillon du commandant Ayme qui, acheminé de Lorraine, est rattaché à la 4e DCr (de Gaulle) puis détaché à la 7e DIC pour tenter de résorber la tête de pont d’Amiens. À travers les récits poignants des combats et du sacrifice des équipages, nous découvrons aussi l’organisation du bataillon et la répartition des chars par compagnie et section. En 14 pages, 31 photos d’époque, un casque du terrain, 1 carte, 1 organigramme et 6 profils complets en couleurs, inédits comme toujours.
 - Et aussi : les libres pages du Manifeste français, les témoignages et l'opinion des lecteurs.

  • Dossier panoramique : les motos side-cars type dragons portés 1927-1940
    par François Vauvillier
    Toute l’histoire, chronologiquement restituée, de ces belles machines, de la première René Gillet type G blindée (présentée à titre privé en 1927) jusqu’à la grande vedette de 1940, la Gnôme & Rhône 800 AX-2-RM. Tous les modèles successifs de ces deux constructeurs y sont présentés, de même que leurs concurrentes Terrot 750 VATT et les machines d’importation Indian (USA) et Gillet-Herstal (Belgique). En 20 pages, 50 photos d'époque et 6 illustrations en couleurs des principaux modèles.
  • Les AMR Schneider P 16 du 6e GRDI dans la bataille
    par Erik Barbanson
    L’odyssée, jour par jour, des pelotons sur voitures semi-chenillées blindés Schneider-Kégresse du groupe de reconnaissance de la 3e DIM. Leurs combats à Stonne (14-15 mai), puis l’attaque française sur Juniville (9 juin) et les combats pour l’honneur, jusqu’à la dernière voiture. En 8 pages, 20 photos d'époque, 1 carte en couleurs et 3 profils en couleurs.
  • Les automitrailleuses en France 1902-1914
    par François Vauvillier
    Le premier volet d’une grande étude couvrant la totalité des modèles d’AM et AC (autocanons) utilisés en France depuis les origines. Dans ce premier volet sont d’abord exposées les deux voies suivies par les concepteurs : la voiture blindée lourde (qui donnera l’« automobile de guerre » CGV) et la voiture rapide de reconnaissance (la Panhard 24 HP modifiée par le capitaine Genty). Puis nous suivons, après la déclaration de guerre d’août 1914, la réalisation des AM improvisées et enfin les premières voitures de série réalisées à l'automne 1914, les autocanons Peugeot et les automitrailleuses blindées Renault. En 19 pages, 39 photos et dessins d’époque, 12 profils et vues de face en couleurs au 1/35 (CGV, Panhard-Gentil, Peugeot et Renault).
  • Le SARL 42, char de la clandestinité
    par Stéphane Ferrard
    Ce projet, dérivé du Somua S 40 et conçu de manière clandestine sous l’Occupation par des ingénieurs de l’atelier de Rueil (ARL, d’où son nom), aurait été le « Somua à canon de 75 » appelé de leurs vœux par les équipages de 1940. D’une certaine façon, il reviendra sous les traits du Sherman. Dans cet article choc, seule l’illustration en couleurs de l’article est uchronique, toutes les informations sont strictement historiques. En 6 pages, un profil en couleurs au 1/35, les plans d’ensemble authentiques et secrets présentés au 1/35 et une série de vues modélisées en 3D restituant parfaitement la silhouette qu’aurait eue le char moyen français de la Revanche. L’article s’achève sur la filiation complète du char de 20 t Somua de 1935 à 1942, en 7 profils au 1/72.
  • Fermer la trouée de Gembloux ! La 1re armée de Blanchard
    par Eric Denis
    La plus puissante des armées françaises de 1940 avait la mission centrale dans la manœuvre Dyle-Breda : bloquer les Allemands dans la voie de passage naturelle s’étendant de Wavre à Namur. Cet article est le second de la série consacrée à la présentation de la situation sur le front de chaque armée en 1940, jour par jour. Pas moins de sept grandes cartes en couleurs réalisées par l’auteur présentent de manière très visuelle les mouvements des deux camps (divisions et corps français, britanniques et allemands), du 10 au 15 mai. En 13 pages, 7 cartes couleurs, 9 photos, avec l'ordre de bataille détaillé de l'armée Blanchard.
  • 1914-1918, le canon de 16 cm et les batteries mobiles de la marine
    par Guy François
    L’histoire des premières pièces lourdes de marine à longue portée mises en place à terre, d’abord en vue de protéger le camp retranché de Paris, puis les grandes places de l’Est (Toul, Verdun). Servies par les canonniers marins, ces pièces sont initialement installées de manière fixe mais, afin d’en réduire la vulnérabilité et les déplacer sur le front, elles sont rendues mobiles à partir de la fin 1915 grâce à d’étonnantes prouesses techniques. En 8 pages, 15 photos d'époque, 2 profils en couleurs au 1/72 (position de batterie et position de route derrière tracteurs Latil TAR — deux par voiture, vu le poids énorme), détails d’insignes, etc.
  • Le 19e BCC dans la bataille d’Amiens, 27 mai 1940
    par Stéphane Bonnaud
    Cer article reprend la saga des chars D 2 au combat un moment interrompue. Nous y retrouvons le bataillon du commandant Ayme qui, acheminé de Lorraine, est rattaché à la 4e DCr (de Gaulle) puis détaché à la 7e DIC pour tenter de résorber la tête de pont d’Amiens. À travers les récits poignants des combats et du sacrifice des équipages, nous découvrons aussi l’organisation du bataillon et la répartition des chars par compagnie et section. En 14 pages, 31 photos d’époque, un casque du terrain, 1 carte, 1 organigramme et 6 profils complets en couleurs, inédits comme toujours.
  • Et aussi : les libres pages du Manifeste français, les témoignages et l'opinion des lecteurs.
Blindés & Matériel Hors-série N°9
Blindés & Matériel Hors-série N° 9

EN CE 70e ANNIVERSAIRE (éditorial de François Vauvillier écrit le 14 décembre 2009 pour GBM 90)

Ce n’est pas sans émotion que j’ai reçu, il y a peu, une très belle et bonne lettre d’un ancien de 1940 (3e DLC), Fernand Barrachet, ayant servi sur AMR 33. Lettre fort documentée et illustrée de photographies évidemment inédites. Un petit dossier, à paraître dans notre prochain numéro, passionnera j’en suis sûr nos lecteurs.
Ému, oui, car nous abordons cette année du 70e anniversaire avec un pincement de cœur : ces hommes qui ont « fait » la campagne de mai-juin 1940 ont aujourd’hui, pour les plus jeunes d’entre eux, quatre-vingt dix printemps. Réjouissons-nous de les savoir parmi nous et honorons-les.
Certes, « on ne célèbre pas les défaites » et il ne faut guère s’illusionner sur une implication massive de la puissance publique en mai et juin prochains. L’État sera, n’en doutons pas, essentiellement orienté sur la commémoration de l’Appel du 18 juin.
Cela ne doit pas nous décourager. Parce que l’Appel du général de Gaulle est, par nature même, le prolongement du drame en vue de renverser un destin contraire : selon le mot de Churchill, c’était parce que cette guerre commençait infiniment mal qu’il fallait la continuer. Les Britanniques, c’est vrai, disposaient d’une barrière naturelle incomparable. Ce fut la chance de toute l’Europe.
Mais ce dont nous parlons ici, c’est bien plutôt du lien fusionnel qui existe entre la terre de France et les soldats de France. Or ce lien se trouve rompu — disons interrompu — par le désastre militaire sur le sol national, et c’est en cela que la société française vit atrocement mal, aujourd’hui encore, les événements de mai-juin 1940. Il appartient aux historiens — c’est notre vocation — de mettre cette déchirure en perspective.
En composant et réalisant le présent numéro, tout particulièrement en rédigeant ce grand article sur les premières automitrailleuses en France, j’ai découvert un fait qui m’a surpris : il a existé à ce moment-là, en août-septembre 1914, une psychose des blindés ennemis (« un millier d’autos-mitrailleuses blindées » disait la rumeur) lancés à vive allure sur les routes, très en avant des gros de l’armée impériale allemande, semant le désarroi et même l’angoisse dans tout le Nord-Est du pays.
Cette psychose — car il n’y eut qu’une poignée de voitures ainsi équipées — reposait sur une réalité : celle d’un désastre militaire qui semblait irrémédiable avant que ne survienne le fort justement nommé « miracle » de la Marne.
En 1940, il n’y eut pas de miracle sur le champ de bataille. Cela ne retire rien à tous ces hommes, nos pères et nos grands-pères qui, en ces jours tragiques, ont fait leur devoir. Et souvent plus.
 

ALLEMAGNE 40, FRANCE 2 (éditorial de François Vauvillier écrit le 15 septembre 2009 pour GBM 89)

En 1940, nous n’avons peut-être pas perdu la guerre, mais nous avons perdu, assurément, une grande bataille. Le score est sans appel.
Aujourd’hui, sur nos petits écrans, la victoire posthume des images de M. Goebbels est toujours aussi écrasante. Je veux parler des deux premiers épisodes de la série colorisée Apocalypse que l’on nous a présentée, sur France 2, comme un événement, « la guerre comme nous ne l’avions jamais vue ». Mais si, cette guerre en images, ces images de la guerre, nous les avions déjà vues, pour l’essentiel.
Soyons positifs : qu’avons-nous revu de bien ? D’excellentes séquences, trop rares, très émouvantes (la salle de classe de mai 1940 ou la reddition sur le vif de l’équipage blessé et sonné du Bourrasque, par exemples) et quelques belles scènes militaires ragaillardantes (Narvik, l’embarquement d’un bataillon de Légion à Sidi-bel-Abbès) auxquelles une couleur en demi-teinte, plutôt réussie — aux détails d’écussons et de képis près — ajoute une note de proximité.
Et qu’avons-nous entendu de réconfortant ? Une  voix off nous dire que « nous avions plus de chars que les Allemands » et que « en Belgique, ou autour de Dunkerque, nos soldats s’étaient bien battus ».
Nous devrions donc être contents, dans notre malheur. Pourtant, nous ne le sommes pas. Non parce que le propos est très simplificateur — il l’est forcément pour le grand public — ou que la campagne ait donné l’air de prendre fin à Dunkerque, ou encore que les inextirpables âneries préambulaires sur les « lanciers polonais qui chargent à cheval les Panzer » (sur des images de chevaux d’attelage tués) nous aient agacé plus que de coutume. Non, tout cela était si attendu, si convenu d’avance, que le contraire seul eut eu la saveur du jamais vu.
Non, ce qui est navrant dans cette filmographie des années 1939 et 1940 — ou est-ce dans son montage ? —, c’est qu’elle fait la part morbidement belle à l’haïssable exhibition des forces de la nation de proie qu’était l’Allemagne de ce temps.
Il n’a donc pas suffi de perdre la campagne en 1940. Nous continuons de la perdre par l’image, envahie de l’ennemi vainqueur, assommante du trop-plein des nôtres vaincus.
Il reste, sur 1940, des images positives à montrer.
Il reste, sur 1940, du grand cinéma à réaliser.
Certes, il n’est pas aisé de transformer 1940, sans travestissement de la vérité, en quelque chose de présentable. Mais ce qui est difficile est tellement plus motivant. Je, nous, vous, nous y employons.

Alors Vauvillier, vous dormez ?
(éditorial de François Vauvillier écrit le 17 juin 2009 pour GBM 88)

Parmi les nombreux courriers et courriels reçus ce trimestre, l’un d’eux, joliment tourné, me pose deux questions d’intérêt si général qu’il me fournit la matière du présent éditorial, ce dont je remercie ici mon interlocuteur avec chaleur. La première de ses deux questions est ainsi libellée :
« Je viens d’acheter le n° 5 de TankZone et je tiens à féliciter son rédacteur en chef, ainsi qu’Histoire & Collections, pour cette revue de très grande qualité. Je n’ai qu’un seul regret : l’absence de l’article sur le char FT qui y était annoncé depuis le début de votre série sur les premiers chars français (édito de GBM 86). Je n’imagine pas que vous l’ayez passé aux oubliettes. Avez-vous déjà reprogrammé sa publication ? »
Ah, je savais bien qu’en attaquant d’arrache-pied le chantier du fameux Tome 4 de la Ligne Maginot (il a énormément avancé, vous l’aurez, c’est juré, à la rentrée), tout en écrivant la moitié de ce présent numéro et en reprenant mes études sur les casques français pour les Dossiers Militaria, il me faudrait faire l’impasse provisoire sur au moins un sujet. Le pauvre FT a fait les frais de mon inconstance. Ce n’est que partie remise, bien sûr.
La seconde question est partagée par plusieurs lecteurs, qui me l’ont posée sous diverses fomes mais, décidément, j’aime bien la tournure de mon interlocuteur du jour, qui écrit :
« La parution de cette série d’articles dans TankZone m’amène à vous poser une question : dans l’éditorial de GBM 78, vous exprimez votre conviction qu’il y a “ continuité totale ”, sur le plan des matériels de l’armée française, entre la Grande Guerre, et même la fin du XIXe siècle, et la campagne de mai-juin 1940. Alors, puisque GBM est LA revue dédiée à cette période, pourquoi ces articles n’y ont-ils pas été publiés ? La réponse : “ parce que je suis le patron ” serait un peu courte mais néanmoins acceptable. »
La suggestion est tentante, mais je choisis une autre réponse. À mon tour sous la forme d’une question, posée à tous : quel article de chaque numéro de GBM aurait-il fallu supprimer pour y loger ma série sur les chars de la Grande Guerre ?
Pas facile, non ? Dans GBM, on aime tout et je ne peux pas rajouter indéfiniment des pages.
Moralité, ne nous plaignons pas que la mariée soit trop belle. Aujourd’hui, le passionné de matériel français 1914-1940 n’est plus un parent pauvre de la documentation. Il a, en abondance, du grain à moudre. Mais gare à moi si je lui fais défaut.

Que GBM soit une fête
(éditorial de François Vauvillier écrit le 16 mars 2009 pour GBM 87)

Un instant de libation dans la crise mondiale, notre dévorante passion le mérite bien.
Avec ce numéro 87, je réponds à un désir qui a été exprimé à maintes reprises ces derniers mois : puisque GBM est maintenant trimestriel, pourquoi ne pas nous l’étoffer, nous l’épaissir ? Et bien, c’est fait. Avec cent pages, voici un vrai menu de fête, arrosé comme il se doit par une carte des vins que nous propose le 49e BCC et ses chars B aux noms des grands crus de France.
La formule « plus » de GBM que vous avez entre les mains est aussi pour moi l’occasion de donner corps à un projet qui, à en croire vos courriers et les diverses interventions sur les forums, répond à une réelle attente : un développement de la matière dévoilée dans L’Automobile sous l’uniforme.
J’ai dit et écrit que la réédition en tant que telle de cet ouvrage datant de 1992 n’était pas à l’ordre du jour. Je le maintiens : car si le fond documentaire demeure, le propos nécessite une étoffe nouvelle, une refonte de l’illustration et une mise en perspective historique. Telle est l’approche que j’ai adoptée pour ce premier dossier panoramique de GBM : prendre un sujet à son origine — l’aube de la motorisation et 1914 — pour le conduire sans discontinuité jusqu’à l’étape cruciale de 1940.
Voici donc, en commençant par le commencement, les motos solo de l’armée française traitées sur leur premier quart de siècle d’existence, historiquement le plus dense et le plus fourni.
Ceux qui possèdent leur exemplaire de L’Automobile sous l’uniforme reconnaîtront l’approche et la construction du propos, mais il pourront aisément constater que ce qui occupait à peine 7 pages émaillées de 18 photos, représente aujourd’hui 24 pages et 80 illustrations, dont seulement une douzaine d’incontournables reprises. Et tous, que vous ayez ou non l’ouvrage d’origine, vous disposez maintenant, avec ce numéro, de l’ensemble de l’information initiale, mise à jour, complétée et réorganisée pour une présentation encore plus synthétique du sujet, tout en incluant nombre de modèles qui n’avaient pas encore été documentés.
Certes, je vous demande un effort sur le prix de votre magazine préféré, devenu trimestriel.
Mais mesurez bien la densité et l’originalité de la documentation que vous obtenez en contrepartie, ainsi que le caractère unique de GBM. Nous sommes ici dans l’introuvable ailleurs. Pour nous tous, ce magazine, le nôtre, est une fête.

Deux chenilles, deux histoires parallèles
(éditorial de François Vauvillier écrit le 15 décembre 2008 pour GBM 86)

En bouclant ce numéro de GBM, après avoir entamé simultanément dans notre nouveau bimestriel Tank Zone une saga sur les chars français de la Grande Guerre, je souhaite partager avec vous ma réflexion sur le fond du sujet : la chenille, les chars et les tracteurs d’artillerie sont historiquement inséparables. Pour cette raison, il est plus facile de mener de front deux études qui se développent en parallèle — exactement comme dans la réalité —, que de traiter un jour l’une, et beaucoup plus tard l’autre.
Par ailleurs, nous avons coutume, dans les colonnes de GBM, de faire du « franco-français », ce qui est la raison d’être de votre magazine favori. Cependant, en matière de chenilles, même si nous pouvons lancer un coup de chapeau à l’illustre Clément Ader et à l’obscur capitaine Levavasseur, force est de reconnaître à nos amis britanniques la primeur de l’application du procédé à un tracteur automobile, et à nos amis américains de l’avoir développé et commercialisé avec succès, en tant que machine agricole. Je résume à grands traits dans ce numéro la naissance de ce mode de propulsion convenant seul au terrain bouleversé. Il permettra à la France de se doter d’une artillerie spéciale — les chars, fort connus — mais aussi d’étonnants tracteurs chenillés qui le sont infiniment moins. À cet égard, il revenait bien sûr à GBM, le magazine de l’inédit, d’accueillir la partie la plus ardue de ce grand et noble sujet : l’arrivée presque fortuite puis l’expansion de la chenille dans l’armée française.
Pour finir sur une note plaisante en cette période d’étrennes et de trève des confiseurs, voici enfin les reliures que vous avez été nombreux à demander. J’ai eu le plaisir de mettre en place dans la mienne les douze premiers numéros de GBM. Et bien, voilà le premier tome d’une Encyclopédie qui pèse son poids.

Prochain numéro : GBM 87 le 31 mars

GBM devient trimestriel...
(éditorial de François Vauvillier écrit le 18 septembre 2008 pour GBM 85)

Chers abonnés, chers lecteurs,
Autant commencer par cette nouvelle. Maintenant, en voici les raisons, sans langue de bois.
En ma qualité de président-directeur général d’Histoire & Collections, je me dois avant tout à mon entreprise ; et il m’est nécessaire de libérer plus de temps pour la conduite des affaires et la politique rédactionnelle d’ensemble.
Précisément, Histoire & Collections lance, au moment même de la sortie de ce numéro de GBM, un nouveau magazine bimestriel sur l’histoire des blindés des principaux belligérants (Allemagne, États-Unis, Grande-Bretagne, Union Soviétique, etc.). Ce magazine, qui s’appelle Tank Zone (sous-titre blindés • canons • moteurs), comprend des sujets français (dans le premier numéro, l’artillerie divisionnaire en 1940 et les automitrailleuses en Indochine 1945-1954), car j’ai voulu que la France soit présente aussi, et largement, dans un magazine d’H&C à sujets internationaux.
Mais d’autre part, je ne veux à aucun prix modifier la politique rédactionnelle de GBM que vous aimez et que j’aime, et je veux aussi continuer d’apporter à GBM ce soin infini que vous percevez dans chacune de ses pages. Or, ce soin requiert, c’est logique, un temps infini de réalisation, que je tiens à assurer personnellement.
C’est pourquoi, face à cet ensemble de données, j’ai pris la décision de trimestrialiser provisoirement GBM, le temps d’installer notre nouveau titre, le temps aussi d’organiser les nouveaux contours de notre rédaction.
Pour GBM, rien ne change au niveau des abonnements, qui continuent d’être pris pour six numéros. Et rien ne change, bien sûr, quant à son contenu : toujours la qualité optimale, et toujours une focalisation sans partage sur vos, sur nos, sujets favoris qui en font la spécificité.
Ce numéro renferme, en pages centrales, l’index des deux premières années. Une étape considérable. Déjà l’œuvre prend ses contours, nous avons des années devant nous. Et je fais mienne cette phrase que je lis en bas de presque tous vos courriers : oui, longue vie à GBM !

Prochain numéro : GBM 86 le 30 décembre

GBM devient GBM
(éditorial de François Vauvillier écrit le 16 juillet 2008 pour GBM 84)

« Ressemble à ce que tu es », disaient avec sagesse les Anciens.
Depuis maintenant presque deux ans, Histoire de Guerre, Blindés & Matériel s’est imposé auprès des passionnés qui savent exactement ce qu’ils vont y trouver : une « doc infernale, incroyable, stupéfiante » — comme le répète en leitmotiv votre courrier — sur des sujets impossibles à trouver ailleurs dans la presse spécialisée.
Ce numéro 84 marque un nouvel approfondissement de notre politique éditoriale consistant à puiser aux archives directes (constructeurs, établissements, unités, anciens) la substance qui fait de GBM ce magazine unique, littéralement truffé de photos inédites, de profils créés spécifiquement et de textes historiques et documentaires jamais lus nulle part auparavant.
À cet égard, l’article sur les autos blindés ACG1 du corps de cavalerie belge de 1940 est particulièrement exemplaire de l’approche de GBM, puisqu’il s’agit du fruit de deux recherches en archives menées pendant plusieurs années en parallèle, à Bruxelles et à Paris, et qui se sont trouvées réunies pour qu’enfin soit écrite la vérité sur ce sujet passionnant.
Nous évoquons la couverture, restons-y. La forme graphique de notre logo jusqu’au dernier numéro créait une certaine hésitation : le titre de votre magazine favori était-il l’ancien Histoire de Guerre, ou le nouveau Blindés & Matériel, ou la synthèse des deux ainsi que je le conçois ?
Conscient de ce problème, j’ai dès l’origine imposé, dans les textes, les notes, les renvois, le sigle GBM. Et avec ce n° 84, j’ai pris la décision d’aller au bout de la logique, en traduisant graphiquement ce qui est devenu pour tous une facilité de langage fort commode. GBM devient donc GBM. Vous n’y serez pas perdus, puisque vous y êtes chez vous.

NOTRE COMMUNAUTÉ
(éditorial de François Vauvillier écrit le 16 mai 2008 pour GBM 83)

Depuis le lancement de GBM, j’ai pu apprécier l’impact très profond du magazine dans les principales composantes de son public.
D’une part les amateurs d’histoire militaire pointue et exigeante : la grande histoire, l’histoire des unités et des opérations, mais aussi les histoires des lieux, les histoires des hommes et des destins individuels. Des lecteurs qui, souvent — presque toujours même —, puisent leur passion pour le sujet dans le creuset familial et dans la mémoire de nos pères. À cet égard, GBM s’inscrit, avec humilité et respect, dans la réalité d’un enracinement perceptible au plus haut point à travers le courrier que vous nous adressez.
D’autre part les passionnés de maquettes, à qui ce magazine fournit tant de nouveaux sujets d’inspiration et des détails d’une extrême précision sur les véhicules et les matériels, leur permettant de réaliser des modèles réduits à leurs échelles favorites, en s’approchant du « zéro défaut ». J’écris « s’approchant » car, en maquettes comme en profils et illustrations couleurs (encore une cinquantaine dans ce numéro), l’absolue perfection demeure cet horizon dont la désagréable particularité est de rester toujours au loin, malgré les pas de géant que l’on fait vers lui.
Dans ce portrait du lectorat de GBM, je m’en voudrais de ne pas reconnaître aussi les passionnés de matériel grandeur nature qui, encore trop peu nombreux sur les thèmes français, préservent et mettent en valeur un patrimoine historique et technique de premier plan. À ce sujet, un scoop attend tous nos lecteurs page 9 de ce numéro 83.
Enfin, tout près de nous, il est un important lectorat qui a partagé avec notre pays les épreuves des deux guerres mondiales et qui nous fait l’amitié de s’intéresser à GBM. Et bien, c’est avec joie que j’annonce l’ouverture de la frontière sur le Quiévrain. Dans ce numéro, un premier article, à caractère stratégique, met en relief la problématique de la Belgique dans les années qui précèdent la Seconde Guerre mondiale. Et, dans notre prochain numéro, place au matériel, avec un sujet franco-belge de poids, l’ACG 1.
Aujourd’hui, le mot à la mode est communautés. Je ne l’aime guère ainsi, je le préfère au singulier. LA communauté de GBM me va bien.

POTION D’AVRIL
(éditorial de François Vauvillier écrit le 14 mars 2008 pour GBM 82)

Si GBM était un quotidien, il serait facile d’y glisser l’un de ses poissons qui font la tradition du 1er avril en général, et du noble métier de journaliste en particulier.
Mais dans le cadre d’un bimestriel d’histoire technique, l’exercice est plus délicat. Je me souviens pourtant d’avoir lu et vivement apprécié, il y a un bon moment déjà (euphémisme), dans un magazine mensuel d’histoire aéronautique par ailleurs fort sérieux et réputé, l’édifiante histoire d’un curieux avion prototype allemand d’avril 1945, le « Klagenfurt Kl 293 » (ou quelque chose d’approchant, les fanatiques d’aviation le retrouveront aisément) qui présentait l’étrange particularité de décoller au bout d’un cable, sous l’effet de la force centrifuge : un dossier bien ficelé, si j’ose écrire. Je me suis fait balader pratiquement jusqu’au bout de l’article en question.
Mais ce n’est pas le type de poisson que je souhaite voir nager dans les pages de GBM. Et si je suis enclin à laisser l’esprit vagabonder autour de nos thèmes de prédilection, je préfère que ce soit à travers des projets techniques bien réels même s’ils n’ont pas abouti (comme notre série en cours sur le char G 1, dont l’achèvement est reporté au prochain numéro), ou par le développement d’hypothèses historiques fondées, telle celle du « 15 mai 1940 » exposée dans GBM 81.
Mais dans ce numéro-ci, parce que justement c’est un numéro d’avril, il n’y a rien, absolument rien qui ne soit de stricte réalité : l’invraisemblable tracteur six roues Saurer 1939 à moteur central (page 17) est véridique, même si les traces photographiques en sont, pour l’heure, fragmentaires. La liste des AMD de l’escadron dépeint par Guy de Chézal dans son célèbre ouvrage (page 50) est une réalité romancière de l’époque. Le premier régiment d’artillerie de 75 porté sur tracteurs Jeffery a bel et bien été créé un 1er avril (page 25). Il a bien existé un « éléphant de Normandie » (page 73) qui demeure une énigme. Et il s’est bien trouvé un auteur pour prédire avec force que 1940 serait « une année de grandeur française » (page 6).
Le dernier dossier évoqué, dont toutes les citations sont, au mot près, la transcription d’extraits de l’opus original, sera, à votre attention chers lecteurs, ma potion d’avril.

DEUX ECLAIRS, UN FATAL
(éditorial de François Vauvillier écrit le 16 janvier 2008 pour GBM 81)

À l’intérieur du champ d’investigation serré de GBM, et du fait même de cette concentration, la très grande diversité des sujets et des approches est l’un des points qui m’importent le plus.
Si le matériel blindé, comme l’on peut s’y attendre, tient la vedette, je fais toujours en sorte que le sommaire de chaque numéro reflète la gamme étendue du matériel employé par l’armée française dans les deux guerres mondiales. Éventail certes encore terriblement partiel, nombre de sujets très importants n’ayant pas encore été même effleurés. Pourtant, que de chemin déjà parcouru. Par exemple, dans le domaine de la radio, l’étude systématique des différents postes. Ou, pour l’artillerie, le passage en revue, tous les deux mois, d’un modèle significatif. Aujourd’hui, quel plaisir de traiter ce chef d’œuvre technique qu’est le 155 GPF, matériel choisi en 1917 par les États-Unis pour doter leur jeune armée et qu’ils maintiendront en service, comme nous, pendant près d’un quart de siècle.
À côté de ces héros d’acier, objets animés ou inanimés qui ont — nous le savons — leur âme propre, il y a les hommes, dans leur immense diversité mais tous confrontés à la guerre.
Il y a ceux dont le métier est de la faire, qui s’y préparent ou qui la préparent, avec des fortunes diverses et, hélas pour nous en 1940, malheureuses au plus haut niveau. Pourquoi l’éclair de raisonnement du général Gamelin à l’aube du 15 mai ne s’est-il pas accompagné de la trempe qui fait le chef de guerre ? Derrière notre généralissime, l’ombre d’un Joffre n’a pas percé. Le « mystère Gamelin » a coûté cher à la France et au monde libre.
Et il y a ceux, les plus nombreux, qui s’y trouvent plongés par le hasard et la nécessité et portent sur la chose militaire le regard de Candide. Ainsi le docteur Henry Fleury, jeune médecin généraliste exerçant à Saint-Symphorien en 1939, mobilisé au 7e BCC, témoigne en termes imagés de sa guerre. En lisant ses regrets, d’une part que l’armée n’ait pas conservé en 1939 les vieux Berliet de 14-18 « plus sûrs », et d’autre part que son ami le lieutenant de Tchaguine « bien entendu, n’a et n’aura pas sa dotation complète » de canons antichars dernier modèle, je me suis dit in petto : voilà encore un paradoxe bien de chez nous.
En automne 1914, l’armée française manquait de TOUT. Qui s’en souvient ? Un an, puis deux ans, puis quatre ans d’un effort industriel sans précédent l’ont transfigurée. En 1940, la même mutation l’attendait, bien plus vite. Mais la guerre fut plus rapide encore. Comme l’éclair.

L’AN DEUX A DÉBUTÉ
(éditoral de François Vauvillier écrit le 19 novembre pour GBM 80)

Ce numéro 80 ouvre la seconde année de GBM. Une première démonstration est faite : notre sujet favori ne s’est pas épuisé en six numéros et cinquante articles. Confidence, je n’avais aucune espèce d’inquiétude à ce sujet.
La seconde démonstration était moins évidente : y aurait-il suffisamment de lecteurs pour justifier le maintien d’une formule aussi spécifique, aussi pointue ? Et bien la réponse est OUI. Certes, la cocarde tricolore fait moins recette que la croix noire ou l’étoile blanche mais, cela aussi, je le savais. L’important était de faire entendre une voix innovante. Cette voix est entendue.
L’aboutissement de cette première année de parution se traduit aussi par le cycle des réabonnements. Ce point est essentiel pour l’équilibre économique de GBM : je tiens à vous garder. Aussi, après un document très rare sur le char Somua S 35 , je vous ai déniché un petit joyau, le catalogue complet, extrêmement recherché, des tous terrains Laffly en 1939 . Je me souviens, lorsque j’ai vu pour la première fois ces petites roues d’avion si caractéristiques sur le museau de ces véhicules qui m’étaient alors inconnus, m’être dit : « étrange, quelle drôle de gueule. Mais au fond, quelle gueule ! ». Les Laffly appartiennent, avec bien d’autres matériels de diverses marques, à cette « cité disparue » dont nous retrouvons un à un les fragments à travers les pages de GBM.
Mais revenons aux considérations plus terre-à-terre : ce magazine a besoin du soutien d’un nombre croissant d’abonnés. Aussi, d’une part je remercie par avance TOUS les abonnés actuels de se réabonner, d’autre part j’en appelle aux nombreux lecteurs qui ne le sont pas encore. C’est pourquoi, exceptionnellement, dans la mesure des stocks disponibles et sans léser les premiers fidèles (1), les 250 nouveaux abonnements pris à partir d’aujourd’hui comprendront les deux fac-similés, Somua et Laffly. Au vu de votre courrier, l’enthousiasme pour GBM est profond, continu, régulier, il ne s’est pas essoufflé passé les premiers numéros. Ceci me touche beaucoup. Et bien, chers lecteurs, chers passionnés comme moi, il ne vous reste qu’à traduire votre ferveur par un abonnement. À vous tous qui souhaitez longue vie à GBM (ce dont je vous remercie), soyez assurés que c’est le meilleur moyen.

Note (1) J’entends déjà les premiers abonnés me dire : Et nous, et nous, à quoi avons-nous droit ? Par mesure d’équité parfaite, les fidèles qui auraient, par exemple, renversé par mégarde un pot de peinture vert olive sur leur fac-similé Somua, ou dont le bambin aurait confondu les tracés du bureau d’études de Saint-Ouen avec un album à colorier, pourront en redemander un second sur leur coupon d’abonnement. Leur demande sera accueillie avec bienveillance.

UN GIGANTESQUE PUZZLE
(éditorial de François Vauvillier écrit le 19 septembre 2007 pour GBM 79)

Les petites flèches qui, au détour des textes et des notes, émaillent nos pages de minuscules signaux rouges, ont l’heur de plaire. Avant la publication, chacune d’elles, à placer au bon endroit, à bon escient, me fait penser que le travail entrepris dans GBM est une sorte de puzzle, composé de milliers de morceaux. Certains sont immédiatement accessibles, d’autres demandent un peu de mal, quelques-uns relèvent de la bibliophilie ; d’autres enfin, ouvrant sur l’immatériel, renvoient à des études ultérieures. Et le tout forme une gigantesque construction dont les éléments se mettent en place, assez naturellement, même si la matière semble complexe au premier abord.
C’est un peu comme dans un musée archéologique. Vous vous baladez de vitrine en vitrine, vous voyez des objets complets, immédiatement compréhensibles et qui parlent d’eux mêmes. Et puis, l’on vous présente aussi des petits bouts cassés, plus ou moins indistincts, auxquels vous ne prêtez pas forcément attention la première fois. Mais une étiquette vous dit : " attention, ceci est un rare fragment de cela ". Et le " cela " dont il est question, un panneau vous le montre un peu plus loin, sous forme d’un croquis sur lequel tout est mis en place logiquement, de façon limpide.
Et bien, les sujets de GBM obéissent à la même règle : ils sont épars, mais ils s’assemblent. Dans le temps (de leur origine à leur fin) et dans l’espace (la manière dont ils se cotoient, se répondent, s’organisent les uns par rapport aux autres).
L’intérêt d’un magazine, plutôt que d’un livre, est de pouvoir offrir, en vitesse accélérée — et dans la motorisation, on aime la vitesse —, un aperçu varié de l’ensemble des sujets. Mais l’avantage d’un livre est le caractère pérenne, global, quasiment exhaustif, qu’il confère au sujet traité.
En matière de magazine, GBM est un cas à part, un " cas " tout court. C’est en vérité un grand livre à petits épisodes, sur un très vaste sujet (néanmoins homogène), sortant avec une parfaite régularité. Un auteur de GBM me disait : " Finalement, l’Encyclopédie de l’Armée française paraît, maintenant, tous les deux mois...".
Dans un sens, cet éminent spécialiste — que je ne nommerai pas pour ne pas troubler sa modestie légendaire — a raison. Mais cela ne me fait pas perdre de vue l’intérêt que présentent les livres, et la nécessité de les sortir, eux aussi. Surtout ceux qui ont été annoncés...

UN REGARD NEUF
(éditorial de François Vauvillier écrit le 16 juillet 2007 pour GBM 78)

Tout récemment, j’ai reçu le courriel fort sympathique d’un lecteur qui m’expliquait avoir acheté les quatre premiers numéros de la nouvelle formule du magazine du fait des sujets sur la Grande Guerre et — c’était là le but principal de son message — me demandait s’il pouvait « s’abonner à GBM, sans crainte que les articles sur 1914-18 ne disparaissent ». Je l’ai rassuré sur le champ, en lui confirmant ce qui fait l’essence même de notre magazine : la filiation logique, le continuum absolu, que l’on constate sur le plan des matériels de l’armée française, depuis la fin du XIXe siècle (artillerie du système de Bange puis à frein hydropneumatique, débuts de la motorisation, de la TSF et des services « modernes ») jusqu’à la campagne de mai-juin 1940. Du plus tôt où je me suis intéressé à notre armée de cette époque, ce point m’avait frappé : continuité totale.
Il est même, tout simplement, impossible d’expliquer et de détailler la situation matérielle de l’armée de terre en 1939 — en quelque domaine que ce soit — sans regarder un quart de sècle en arrière, car tout est parfaitement et intimement lié.
Par ailleurs, il n’y a pas 14-18, puis un grand blanc, puis 39-40. La période de l’entre-guerres, un peu tristounette et sans grand relief il est vrai dans les casernements du pays, représente un gisement richissime d’idées, d’études, de projets, d’expériences, de réalisations, de déploiement sur le terrain, si l’on veut bien se donner la peine de porter aux hommes et aux choses un regard neuf.
Ce numéro-ci en donne la juste mesure, sur les deux aspects « recherche et développement » d’une part, « opérations » d’autre part.
Concernant la R&D comme l’on dit en hexagonal courant, nous avons dans ce numéro un sujet traduisant la pensée d’un homme seul — le testament du général Estienne —, et un très gros et très important sujet — le char de 20 tonnes —, futur char G 1, matériel qui eut été, n’en doutons pas, le véritable char de bataille de l’armée française à l’horizon 1942-1943.
Sur les opérations de l’entre-guerres, c’est avec beaucoup de fierté que nous exhumons de l’oubli une opération de guerre rapide « à la française, en vitesse », utilisant d’importants moyens motorisés sous blindage. C’était au début de 1934 dans le sud marocain, quelques mois après la naissance, en Champagne, de la DLM, quelques mois avant la sortie de Vers l’armée de métier.
C’est cela que vous offre GBM : la mise en perspective du matériel, des idées, des opérations. Et un regard neuf sur de bons vieux sujets.

POURQUOI TANT DE PEINE
(éditorial de François Vauvillier, écrit le 18 mai 2007 pour GBM 77)

La sortie du numéro 77 de GBM correspond aux premiers jours de juin, quand l’insouciance revient, avec les signes annonciateurs de l’été.
Mais en 1940, les premiers jours de juin, c’était ceux de la fin du camp retranché du Dunkerque, qui a vu disparaître les plus belles unités moto-mécaniques de l’armée française. C’était ceux aussi des tentatives de résorption de la tête de pont d’Abbeville, où deux divisions cuirassées ont été consommées tour à tour sans profit, en s’épuisant contre des positions d’infanterie.
Puis, juste après, le 5 juin avant l’aube, c’était le début de l’offensive allemande sur le cœur du pays, offensive qui ne s’arrêtera qu’avec la signature de l’armistice.
Compte tenu de l’analyse réaliste du rapport de forces d’alors, il est légitime de se demander si les sacrifices consentis sur la ligne Somme-Aisne, dans les « hérissons » de la ligne Weygand, ont servi à quoi que ce soit. La « guerre de Quarante » avait sans doute déjà été perdue les 13-15 mai sur la Meuse, ce qui se passerait ensuite n’étant que les soubresauts d’agonie d’un système militaire bousculé par le vent de l’Histoire. Peut-être tant de peine n’a-t-elle servi à rien...
Mais peut-être aussi qu’au pays de Jeanne d’Arc, on aime croire aux miracles. Tenir, tenir pour durer, était, le 5 juin 1940, un défi qui ne manquait pas d’inspiration. Beaucoup y ont cru, qui sont tombés les armes à la main, sur leurs positions. Leur nouveau chef leur avait dit : « le sort de notre Patrie, la sauvegarde de ses libertés, l’avenir de nos fils dépendent de votre ténacité... ». Et ils ont fait leur devoir, parce que le faire était naturel.
Deux tiers de siècle se sont écoulés depuis cette bataille perdue, et la blessure de 1940 demeure très vive, même chez ceux — le plus grand nombre de nos lecteurs et toute l’équipe de GBM à l’exception de notre aîné Roger Avignon — qui ne l’ont pas subie, pas vue de leurs propres yeux. Est-ce cette blessure collective qui explique l’intérêt suscité par la période ? Dans les pages de GBM, à travers la description du matériel, les récits et les témoignages sur le déroulement des opérations, à travers aussi la vigueur de vos courriers sur l’emploi et la doctrine, et sur la stigmatisation des fautes, se fait jour la soif de savoir et l’appétit de comprendre : pourquoi 1940, comment 1940.
Voilà, au fond, ce qui donne tout son sens à GBM. Voilà ce qui vaut tant de peine.

L'ARMEE FRANCAISE A l'HONNEUR
(éditorial de François Vauvillier, écrit le 16 janvier 2007 pour GBM 75)

Merci à vous tous d’avoir réservé un accueil aussi chaleureux à notre dernier numéro, qui était aussi le premier de la nouvelle formule "Blindés & Matériel", 100 % français.

La rédaction a reçu, en même temps qu’une avalanche d’abonnements, un nombre impressionnant de lettres et de courriels, enthousiastes pour la plupart, dont les pages 4 et 5 du nouveau numéro (GBM 75) donnent une idée.
Pour ma part, je n’ai pas connu une telle joie à l’ouvrage depuis bien lontemps. Je retrouve — et cela me ravit — l’ambiance de la sortie de Militaria Magazine (1984) et de Charge Utile (1992), deux revues dans lesquelles je m’étais personnellement investi au plus haut point et qui, d’une certaine manière, ne sont pas étrangères à GBM, avec cet éclairage particulier que donne la fusion entre la « chose militaire » et la technique automobile et industrielle. Une savante alchimie faite de chair et de métal, de vraie et grande Histoire avec tous les petits à-côtés qu’elle a suscités, et aujourd’hui toutes les approches différentes qui concourent, bien sereinement, à notre passion partagée.
Ce numéro 75 s’ouvre aux questions stratégiques (avec une mise en perspective de la manoeuvre Dyle-Breda), et marque un développement de l’étude du matériel français de la Grande Guerre : un sujet à la fois magnifique par lui-même et quasiment inconnu, mais aussi essentiel pour bien comprendre l'évolution du matériel français d'une guerre à l'autre.
Et bien sûr, ce numéro 75 regorge d'information techniques et historiques sur nos matériels de 1939-1940, en confirmant sans états d’âme son ancrage comme magazine d’histoire technique sur l’armée française de la première moitié du XXe siècle. Et une armée qui bouge, qui tire, qui se bat.
L’un de nos nouveaux abonnés nous a écrit cette belle phrase : « Quand le risque est grand, la récompense est grande. Certes je ne suis pas un professionnel de l’édition historique mais en tant que passionné, je sais que nous sommes nombreux à avoir attendu CETTE revue. »
Et bien, moi qui suis un passionné ET un professionnel de l’édition, je peux vous dire que le pari est difficile. Les amateurs de sujets français n'occupent pas une position majoritaire. A l’enthousiasme des mordus de toujours doit répondre l'adhésion des nouveaux venus à ces sujets magnifiques, si injustement oubliés ou négligés.
Je demande donc à tous les passionnés, à tous ceux qui pensent qu'il est utile, nécessaire, et juste, de consacrer enfin un magazine à l'étude de nos matériels, d'aider puissamment GBM, par le bouche-à-oreille, et grâce aux forums sur la toile.
GBM doit gagner en notoriété et en lectorat. Le « choix français » le mérite, son succès en dépend.
Le mot d’ordre est : Amateurs de Français, rassemblons-nous !

LE MAGAZINE DES PASSIONNÉS DE L'ARMÉE FRANçAISE
(message de François Vauvillier, 6 novembre 2006)

L’arrivée du magazine Histoire de Guerre au sein du Groupe de la République a constitué, à l'automne 2006, un point de stabilisation considérable dans le tourbillonnement de la presse spécialisée en histoire militaire.
Dans ce domaine, beaucoup de titres se sont créés ces dernières années, beaucoup de confrères ont cherché ou recherchent encore leur formule ou leur lectorat. Certes, « le soleil brille pour tout le monde » et chacun dispose de sa chance et de son talent pour réussir. Mais il arrive que le ciel ne soit pas toujours bleu, il faut aussi être prêt à cheminer seul sous l’averse, ou à rejoindre le gros des forces.
L’arrivée bienvenue d’Histoire de Guerre chez H&C, qui a pris effet avec le n° 74 paru le 16 novembre 2006, nous a évidemment conduit à réfléchir à son contenu rédactionnel. Du fait qu’H&C disposait déjà, avec le bimestriel Batailles , d’un magazine de premier plan à vocation généraliste sur la Seconde Guerre mondiale, la présence à ses côtés d’un second titre trop voisin dans ses objectifs n'était pas judicieuse. C’est pourquoi nous avons décidé de faire évoluer de manière significative l'ancien Histoire de Guerre, en le libérant de la contrainte d’un certain nombre de rubriques ou d’approches qui trouvaient plus logiquement leur place dans Batailles . Tout ce qui ressort d’une approche grande-historienne de la Seconde Guerre mondiale a donc été reporté sur Batailles. Au contraire, Histoire de Guerre a renforcé sa pertinence de longue date dans le domaine plus particulier des engins blindés, des engagements de chars, de la guerre mécanisée et du matériel militaire terrestre.
Avançant parallèlement à notre célèbre bimestriel SteelMasters — qui, plus spécialisé dans le maquettisme, a montré néanmoins depuis 1994 la voie dans tous les domaines du char et du matériel militaire —, nous avons donc créé LA revue d’histoire des chars et du matériel militaire qui manquait à l’éventail des publications d’H&C. C’est Histoire de Guerre nouvelle formule porte le nom de
Histoire de GUERRE, BLINDÉS & MATERIEL (GBM)
Plusieurs grandes nouveautés sont intervenues à l’occasion de cette nouvelle formule, qui compte désormais 84 pages :
— GBM est maintenant bimestriel, car c’est le rythme qui convient pour dévoiler dans chaque numéro des informations et des photographies à mille lieues du « déjà vu ». De l’inédit, de la « doc » de première main, des « tiroirs de l’inconnu », des récits de combats jamais évoqués.
— GBM se consacre exclusivement aux sujets français. La richesse du fonds d’archives dont la rédaction dispose nous le permet, nous le commande presque. Nous en faisons un plaisir autant qu’un devoir vis à vis de nos anciens qui ont eu l’honneur de combattre à bord de ces appareils.
— GBM traite des blindés mais aussi du matériel au sens le plus large, c’est-à-dire embrassant tout l’éventail des moyens militaires lourds (canons, tracteurs d’artillerie, véhicules tous terrains et routiers, franchissement, radio, etc.).
— GBM franchit les frontières de la Seconde Guerre mondiale pour s'intéresser, en amont, à l’ « armée des machines et des moteurs » du premier tiers du XXe siècle. L’extraordinaire matériel lourd de la Grande Guerre — sa formidable artillerie, notamment — est présent dans GBM, de même que toute la « poussière blindée » des années de l’entre-guerre, sans oublier l’aspect doctrinal qui a présidé à la naissance des grandes unités mécaniques, et toutes les facettes de la « guerre des moteurs » : recherche de la mobilité, contraintes du ravitaillement, des transmissions et du terrain, rythme des opérations.
Enfin, et ceci me concerne personnellement, GBM n'est pas, pour moi, une revue de plus ajoutée au catalogue déjà très riche d’Histoire & Collections. En reprenant ce titre, en le modifiant dans le sens que j’ai indiqué, j'ai fait le choix d'en prendre, directement, la rédaction en chef — et la rédaction d’une partie des articles — et non sa seule supervision.
Sachez ma joie, après avoir délégué à plusieurs rédacteurs en chef de grand talent les revues que j’ai fondées au fil des deux décennies du développement d’H&C, de me retrouver à nouveau devant vous, en première ligne, sans masque blindé ni bouclier, m’exposant à votre jugement, et partageant avec vous ma documentation.
Je tiens dans les pages de GBM ma propre tribune, mon « blog » imprimé, sous le titre du « Manifeste français » et aussi d'une Tribune libre. J’y accueille tous les intervenants et répond autant que possible aux questions, en particulier sur tel ou tel aspect du matériel, y compris par un « je ne sais pas » sincère si la question me prend en défaut. Et je vous fais confiance pour cela !

Car nous sommes, dans GBM, entre passionnés. Entre nous.

Le choix des lecteurs de Blindés & Matériel

  • Blindés & Matériel N°74
    Novembre 2006
    Blindés & Matériel N° 74 novembre 2006
 - Le 9e BCC (Renault R 35 au combat)
 - Fiche technique : le Somua MCG en version dépanneur de chars
 - Le carnet de guerre illustré à l'aquarelle du lieutenant Morin (11e RDP)
 - L'histoire complète du 280 sur chenilles, de 1918 à 1940

 - Un état de situation des chars d'infanterie le 10 mai 1940, avec une planche centrale synoptique
 - Fiche technique : le tracteur d'artillerie Chatillon-Panhard 1914
 - Récit heure par heure : le combat retardateur des AMR 33 et motocyclistes du 5/14e RDP à Crupet (Belgique) le 12 mai 1940
 - Fiche technique : le canon de 155 C modèle 1915 Saint-Chamond
 - Les voitures six-roues Lorraine 28 des dragons portés et les versions spéciales (PC, citernes, blindées Maroc et plate-forme DCA)
 - Fiche technique : le poste radio ER 30 de commandement des divisions cuirassées
 - Les chars Hotchkiss H 35 réarmés avec canon de 37 SA 38

    • Le 9e BCC (Renault R 35 au combat)
    • Fiche technique : le Somua MCG en version dépanneur de chars
    • Le carnet de guerre illustré à l'aquarelle du lieutenant Morin (11e RDP)
    • L'histoire complète du 280 sur chenilles, de 1918 à 1940
    • Un état de situation des chars d'infanterie le 10 mai 1940, avec une planche centrale synoptique
    • Fiche technique : le tracteur d'artillerie Chatillon-Panhard 1914
    • Récit heure par heure : le combat retardateur des AMR 33 et motocyclistes du 5/14e RDP à Crupet (Belgique) le 12 mai 1940
    • Fiche technique : le canon de 155 C modèle 1915 Saint-Chamond
    • Les voitures six-roues Lorraine 28 des dragons portés et les versions spéciales (PC, citernes, blindées Maroc et plate-forme DCA)
    • Fiche technique : le poste radio ER 30 de commandement des divisions cuirassées
    • Les chars Hotchkiss H 35 réarmés avec canon de 37 SA 38
  • Blindés & Matériel N°75
    Février 2007
    Blindés & Matériel N° 75 février 2007
 - L'explication des raisons stratégiques de la montée en Belgique 

 - Les combats du 9e BCC (chars R 35) dans la région de Béthune fin mai 1940, face aux Waffen-SS 

 - La voiture de liaison tous terrains Laffly S 15 R (présente notamment dans les unités de chars, cavalerie méca, artillerie moto, etc.) 

 - Notre cavalerie mécanique, la situation hyper-détaillée des blindés de cavalerie le 10 mai 1940 

 - Les postes ER 26 ter (montés sur fourgons Renault et sur divers blindés de cavalerie) 

 - Les AMD Chevrolet ex-espagnoles en service français en juin 1940 

 - Le 194 GPF sur affût chenilles Saint-Chamond (et les prototypes 120 L et 155 GPF) 

 - Le mortier de 270 de Bange en 1914-1918 

 - Les Berliet CBA de la Grande Guerre (avec plans constructeurs au 1/35).

    • L'explication des raisons stratégiques de la montée en Belgique
    • Les combats du 9e BCC (chars R 35) dans la région de Béthune fin mai 1940, face aux Waffen-SS
    • La voiture de liaison tous terrains Laffly S 15 R (présente notamment dans les unités de chars, cavalerie méca, artillerie moto, etc.)
    • Notre cavalerie mécanique, la situation hyper-détaillée des blindés de cavalerie le 10 mai 1940
    • Les postes ER 26 ter (montés sur fourgons Renault et sur divers blindés de cavalerie)
    • Les AMD Chevrolet ex-espagnoles en service français en juin 1940
    • Le 194 GPF sur affût chenilles Saint-Chamond (et les prototypes 120 L et 155 GPF)
    • Le mortier de 270 de Bange en 1914-1918
    • Les Berliet CBA de la Grande Guerre (avec plans constructeurs au 1/35).
  • Blindés & Matériel N°76
    Avril 2007
    Blindés & Matériel N° 76 avril 2007
 - Entretien avec le général Georges, sur le haut commandement en 1939-40, ses rapports avec le général Gamelin, et la percée de Sedan. Deux cartes en couleurs des opérations sur les zones de la 2e armée (Huntziger) et de la 9e armée (Corap), un profil de FCM 36.

 - Le tout premier véhicule 4x4 réglementaire dans l'armée française, le tracteur d'artillerie Châtillon-Panhard K 11 et K 13. Une étude de fond, premier volet d'une trilogie qui couvrira aussi les Latil TAR et Renault EG. Sept profils en couleurs.

 - Le poste radio ER 17, équipement standard des divisions d'infanterie : un matériel de transmissions fait pour une guerre improbable, et défait dans une guerre imprévue.
 - La production industrielle en série du char B, un défi devenu réalité au printemps 1940. La première partie d'une étude incroyablement fouillée, avec le détail des quantités produites par chacun des industriels participant, tous les aménagements intérieurs du char (plans au 1/35), et la liste exhaustive des appareils des six premiers bataillons (1re, 2e et 3e DCR), compagnie par compagnie, section par section. Plan cinq vues en couleurs en planches centrales et détails de camouflage avec des exemples de décorations d'un char de chacun des 8e, 15e, 28e, 37e, 41e et 49e BCC.

 - L'aventure des motocyclistes du 6e GAM sur leurs Gnôme & Rhône tous terrains, leurs exploits avant-guerre et leur sort en mai 1940 dans les combats de Stonne. Accompagnant cet article, deux fiches techniques avec profils couleurs sur la moto-side Gnôme & Rhône 750 XA, et sur la moto solo Gnôme & Rhône 500 D5A.

 - Elle sentait bon le sable chaud... l'automitrailleuse six roues Laffly S 15 TOE, mise en service en 1939 en Afrique du Nord et en Afrique Noire. Tous les détails sur ce véhicule méconnu, construit à 45 exemplaires et qui restera en service jusqu'aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Des photos stupéfiantes et quatre profils couleurs, dont l'un est consacré au rare prototype de voiture de commandement blindé
 - Le dernier combat du 9e BCC à Aire-sur-la-Lys le 23 mai 1940. Comment nos chars R 35, pris pour des matériels allemands, surprennent des Waffen-SS en train de dormir dans leurs véhicules. Vous suivrez, minute par minute, l'action de nos équipages, jusqu'à l'hallali final. Deux profils couleurs de R 35.

 - En marge du 9e BCC, l'étude de quelques uns de leurs véhicules de servitude, les camionnettes bâchées 1,5 t Berliet VSFD et Renault ADK, avec deux profils en couleurs et tous leurs matricules, plus de 3 800 !



 - L'obusier de 120 Schneider, un bien curieux destin : acheté par la Bulgarie avant-guerre, puis mis sous embargo et entré en service dans nos rangs à la fin de 1915, il finit sa carrière française avec les poilus de l'armée d'Orient, en tirant sur les Bulgares !

    • Entretien avec le général Georges, sur le haut commandement en 1939-40, ses rapports avec le général Gamelin, et la percée de Sedan. Deux cartes en couleurs des opérations sur les zones de la 2e armée (Huntziger) et de la 9e armée (Corap), un profil de FCM 36.
    • Le tout premier véhicule 4x4 réglementaire dans l'armée française, le tracteur d'artillerie Châtillon-Panhard K 11 et K 13. Une étude de fond, premier volet d'une trilogie qui couvrira aussi les Latil TAR et Renault EG. Sept profils en couleurs.
    • Le poste radio ER 17, équipement standard des divisions d'infanterie : un matériel de transmissions fait pour une guerre improbable, et défait dans une guerre imprévue.
    • La production industrielle en série du char B, un défi devenu réalité au printemps 1940. La première partie d'une étude incroyablement fouillée, avec le détail des quantités produites par chacun des industriels participant, tous les aménagements intérieurs du char (plans au 1/35), et la liste exhaustive des appareils des six premiers bataillons (1re, 2e et 3e DCR), compagnie par compagnie, section par section. Plan cinq vues en couleurs en planches centrales et détails de camouflage avec des exemples de décorations d'un char de chacun des 8e, 15e, 28e, 37e, 41e et 49e BCC.
    • L'aventure des motocyclistes du 6e GAM sur leurs Gnôme & Rhône tous terrains, leurs exploits avant-guerre et leur sort en mai 1940 dans les combats de Stonne. Accompagnant cet article, deux fiches techniques avec profils couleurs sur la moto-side Gnôme & Rhône 750 XA, et sur la moto solo Gnôme & Rhône 500 D5A.
    • Elle sentait bon le sable chaud... l'automitrailleuse six roues Laffly S 15 TOE, mise en service en 1939 en Afrique du Nord et en Afrique Noire. Tous les détails sur ce véhicule méconnu, construit à 45 exemplaires et qui restera en service jusqu'aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Des photos stupéfiantes et quatre profils couleurs, dont l'un est consacré au rare prototype de voiture de commandement blindé
    • Le dernier combat du 9e BCC à Aire-sur-la-Lys le 23 mai 1940. Comment nos chars R 35, pris pour des matériels allemands, surprennent des Waffen-SS en train de dormir dans leurs véhicules. Vous suivrez, minute par minute, l'action de nos équipages, jusqu'à l'hallali final. Deux profils couleurs de R 35.
    • En marge du 9e BCC, l'étude de quelques uns de leurs véhicules de servitude, les camionnettes bâchées 1,5 t Berliet VSFD et Renault ADK, avec deux profils en couleurs et tous leurs matricules, plus de 3 800 !


    • L'obusier de 120 Schneider, un bien curieux destin : acheté par la Bulgarie avant-guerre, puis mis sous embargo et entré en service dans nos rangs à la fin de 1915, il finit sa carrière française avec les poilus de l'armée d'Orient, en tirant sur les Bulgares !

  • Blindés & Matériel N°77
    Juin 2007
    Blindés & Matériel N° 77 juin 2007
 - En Tribune libre, le cas de la Belgique en 1940. Défense et illustration d'une situation unique
 - Le 14e bataillon de chars de combat : l'un des deux BCC légers de la 2e DCr. L'histoire de ses Hotchkiss H 39 et de ses équipages, sans oublier les véhicules de servitude (tracteur de dépannage de chars Somua MCL semi-chenillé). Avec sept profils (face ou dos) en couleurs.

 - Le canon de 155 C Schneider modèle 1915 et 1917. La genèse et la mise en service, jusqu'en 1918, de la plus célèbre pièce d'artillerie française après le 75. Quatre illustrations en couleurs.
 - Mais où sont donc passés nos chars B ? Toutes les dotations de la campagne de 1940 dévoilées, bataillon par bataillon, compagnie par compagnie. Sept profils (et vue de face) en couleurs. Et, inédit total, les photographies officielles de la notice de mars 1940 avec la terminologie exacte du plus célèbre des chars français.
 - Entretien avec le général Weygand sur la défense de la ligne Somme-Aisne, le dernier rempart de la France métropolitaine. L'ordre de bataille complet français et allemand du 5 juin 1940 et la carte en couleurs des positions, en double page centrale.

 - En campagne, de Stonne à Blois, avec les cavaliers du 12e GRCA. D'incroyables photos de guerre, bien sûr inédites, sur nos combattants de 1940, au feu en première ligne avec leurs canons de 25 antichars (fiche technique, plans et deux illustrations en couleurs) et leurs mitrailleuses Hotchkiss. Sans oublier les chapelets de mines antichars disposées sur les routes, pour tenter de barrer l'invasion.

 - "une voix dans le désert", le poste radio ER 26 bis à ondes courtes, un matériel original et très performant dont disposait nos troupes opérant dans les théâtres d'opérations extérieurs (TOE). Ce matériel était aussi monté à bord des automitrailleuses, dont trois profils couleurs (Panhard TOE et Laffly TOE) sont présentés.

 - Autre escapade impériale, un petit panorama des "moteurs en Afrique", prélude à un dossier plus important.

 - Le plus connu de tous les tracteurs d'artillerie, le célèbre Latil TAR. Dans ce numéro, nous le suivons de 1914 à 1918, dans ses multiples versions. Une variété insoupçonnée, qui ravira les amateurs d'histoire du camion et les maquettistes, grâce à ses six profils, tous différents non seulement par leurs couleurs et camouflages, mais aussi par la forme même de leur carrosserie. Plans constructeur montrant le châssis au 1/35.

    • En Tribune libre, le cas de la Belgique en 1940. Défense et illustration d'une situation unique
    • Le 14e bataillon de chars de combat : l'un des deux BCC légers de la 2e DCr. L'histoire de ses Hotchkiss H 39 et de ses équipages, sans oublier les véhicules de servitude (tracteur de dépannage de chars Somua MCL semi-chenillé). Avec sept profils (face ou dos) en couleurs.
    • Le canon de 155 C Schneider modèle 1915 et 1917. La genèse et la mise en service, jusqu'en 1918, de la plus célèbre pièce d'artillerie française après le 75. Quatre illustrations en couleurs.
    • Mais où sont donc passés nos chars B ? Toutes les dotations de la campagne de 1940 dévoilées, bataillon par bataillon, compagnie par compagnie. Sept profils (et vue de face) en couleurs. Et, inédit total, les photographies officielles de la notice de mars 1940 avec la terminologie exacte du plus célèbre des chars français.
    • Entretien avec le général Weygand sur la défense de la ligne Somme-Aisne, le dernier rempart de la France métropolitaine. L'ordre de bataille complet français et allemand du 5 juin 1940 et la carte en couleurs des positions, en double page centrale.
    • En campagne, de Stonne à Blois, avec les cavaliers du 12e GRCA. D'incroyables photos de guerre, bien sûr inédites, sur nos combattants de 1940, au feu en première ligne avec leurs canons de 25 antichars (fiche technique, plans et deux illustrations en couleurs) et leurs mitrailleuses Hotchkiss. Sans oublier les chapelets de mines antichars disposées sur les routes, pour tenter de barrer l'invasion.
    • "une voix dans le désert", le poste radio ER 26 bis à ondes courtes, un matériel original et très performant dont disposait nos troupes opérant dans les théâtres d'opérations extérieurs (TOE). Ce matériel était aussi monté à bord des automitrailleuses, dont trois profils couleurs (Panhard TOE et Laffly TOE) sont présentés.
    • Autre escapade impériale, un petit panorama des "moteurs en Afrique", prélude à un dossier plus important.
    • Le plus connu de tous les tracteurs d'artillerie, le célèbre Latil TAR. Dans ce numéro, nous le suivons de 1914 à 1918, dans ses multiples versions. Une variété insoupçonnée, qui ravira les amateurs d'histoire du camion et les maquettistes, grâce à ses six profils, tous différents non seulement par leurs couleurs et camouflages, mais aussi par la forme même de leur carrosserie. Plans constructeur montrant le châssis au 1/35.
  • Blindés & Matériel N°79
    Octobre 2007
    Blindés & Matériel N° 79 octobre 2007
 - Le tracteur d'infanterie Latil M7 T1 de 1940, un splendide 4x4 à la silhouette indémodable, conçu pour la traction du canon de 25 mm antichar. Photos, plans et profils en couleurs illustrent cet article très attendu.
 - A Metz en 1937 arrivent, la même année, deux nouveaux venus : le char D 2, et le colonel Charles de Gaulle. L'histoire, souvent insolite, du futur chef de l'état, théoricien du "char papier", confronté au "char métal". En prime, tous les détails de décorations du char personnel de De Gaulle en 1939.

 - A partir de mars 1917, l'armée française perçoit de nouveaux mortiers, les 220 mm Schneider à tir rapide, pour détruire les puissantes installations défensives allemandes sur les arrières de la ligne de front. Tous les détails sur ces gros matériels qui resteront standard jusqu'en 1940.

 - La division cuirassée en 1940 et ses perspectives : l'un des sujets les plus controversés se voit éclairé d'un jour nouveau : organisation, emploi détaillé des chars et des chasseurs portés, nouveaux matériels, révélations.

 - En automitrailleuse à travers la guerre, Henri Gentien a connu successivement l'AMD Panhard, puis l'AM M8. Il témoigne de ses combats, toujours en pointe, de la défaite à la victoire.
 - Le premier radio-téléphone français, l'ER 40. Un équipement standard de l'infanterie qui a bien rempli sa mission.
 - En 1937, participant au programme de char futur de 20 tonnes, Renault présente une véritable " bombe", un engin de combat très profilé et armé d'un 75 en tourelle. Histoire de ce qui aurait pu être le char de bataille français à l'horizon 1942-43.
 - Qui se souvient que Peugeot a construit des camions ? En 1914-18, les camions de Sochaux étaient partout présents pour transporter munitions, matériels de toutes sortes... et bazars ambulants pour le réconfort des Poilus.

    • Le tracteur d'infanterie Latil M7 T1 de 1940, un splendide 4x4 à la silhouette indémodable, conçu pour la traction du canon de 25 mm antichar. Photos, plans et profils en couleurs illustrent cet article très attendu.
    • A Metz en 1937 arrivent, la même année, deux nouveaux venus : le char D 2, et le colonel Charles de Gaulle. L'histoire, souvent insolite, du futur chef de l'état, théoricien du "char papier", confronté au "char métal". En prime, tous les détails de décorations du char personnel de De Gaulle en 1939.
    • A partir de mars 1917, l'armée française perçoit de nouveaux mortiers, les 220 mm Schneider à tir rapide, pour détruire les puissantes installations défensives allemandes sur les arrières de la ligne de front. Tous les détails sur ces gros matériels qui resteront standard jusqu'en 1940.
    • La division cuirassée en 1940 et ses perspectives : l'un des sujets les plus controversés se voit éclairé d'un jour nouveau : organisation, emploi détaillé des chars et des chasseurs portés, nouveaux matériels, révélations.
    • En automitrailleuse à travers la guerre, Henri Gentien a connu successivement l'AMD Panhard, puis l'AM M8. Il témoigne de ses combats, toujours en pointe, de la défaite à la victoire.
    • Le premier radio-téléphone français, l'ER 40. Un équipement standard de l'infanterie qui a bien rempli sa mission.
    • En 1937, participant au programme de char futur de 20 tonnes, Renault présente une véritable " bombe", un engin de combat très profilé et armé d'un 75 en tourelle. Histoire de ce qui aurait pu être le char de bataille français à l'horizon 1942-43.
    • Qui se souvient que Peugeot a construit des camions ? En 1914-18, les camions de Sochaux étaient partout présents pour transporter munitions, matériels de toutes sortes... et bazars ambulants pour le réconfort des Poilus.
  • Blindés & Matériel N°80
    Décembre 2007
    Blindés & Matériel N° 80 décembre 2007
 - En 1938, un jeune homme s'engage dans la cavalerie mécanique, au 8e cuirassiers. Il fait ses classes sur une AMD Panhard TOE, puis, au printemps 1939, perçoit une AMD 35 Panhard 178 toute neuve. A son bord, Léon Michot, devenu brigadier-chef et chef de voiture, fait la campagne de Belgique et du Nord en mai 1940. Evacué par Dunkerque, il revient en France début juin pour combattre à nouveau, cette fois sur une vieille AM Chevrolet ex-espagnole. Quarante cinq jours de baroud cavalier.
 - Un " fer à repasser" disait les Poilus de l'artillerie lourde à tracteurs en qualifiant le curieux monstre dont on venait de les doter en ce printemps 1917, le mortier de 220 ACS sur affût de circonstance Schneider. Cent de ces étranges matériels ont été construits en mis en service en 1917-1918.
 - Les chars B1bis passionnent les lecteurs de GBM. Ceux-ci trouveront la liste intégrale des noms et des numéros (403 chars produits, dont 34 B1) et suivront avec Roger Avignon, un ancien de la campagne de 40, les enquêtes sur plusieurs d'entre eux qui débouchent encore aujourd'hui sur des énigmes : le Calais, les deux Faidherbe, les Condé et les trois mousquetaires du 46e BCC.
 - Durant la Grande Guerre, la France acquiert une avance technologique importante en matière de radio, grâce aux postes émetteurs-récepteurs à lampes. découvrez toute l'histoire du poste E 10, premier appareil standardisé utilisé par toutes les armes, y compris dans les chars Renault FT TSF.
 - L'artillerie de la division cuirassée, développée et détaillée : comment elle avait été conçue, sa situation effective au printemps au 1940, ce qu'elle serait devenue un an plus tard. Prototypes prometteurs et idées novatrices sont révélés dans cette étude méthodique, illustrée notamment par une double planche centrale où tous les principaux matériels, artillerie d'accompagnement, automoteurs de 75 et de 105 C, canons antichars et canon antiaériens, sont représentés de manière synoptique.
 - En 1914, avant même le déclenchement du conflit, l'évacuation massive des blessés du champ de bataille par les moyens automobiles est prévue et réglementée. Mais au début les moyens manquent. Ils seront réalisés progressivement, grâce notamment à l'importation massive de châssis américains (Jeffery, Ford) et italiens (Fiat) sur lesquels seront installées des cellules sanitaires conçues par les techniciens du service de santé français.
 - En septembre 1939, le colonel de Gaulle quitte son régiment de Metz. Celui-ci est dissous et ses bataillons reprennent leurs anciens numéros pour faire campagne : ainsi naît le 19e BCC, équipé de chars D 2. La vie quotidienne d'un bataillon de char de 20 tonnes en Alsace, le comportement des chars dans la neige, tous les détails des marques distinctives et leur évolution de l'automne 1939 au printemps 1940.
 - Le véhicule tous terrains 4 x 4 Latil M7 T1 aurait pu être le Dodge français. Dans ce numéro sont présentées pas moins de six versions différentes : outre le classique tracteur de canon de 25 antichar, l'on y découvre les deux modèles destinés au génie (avec dérouleuse de fils téléphoniques), la voiture de liaison, la voiture sanitaire légère et le break d'aviation.
 - En Afrique du Nord en 1945, les dernières automitrailleuses d'avant 1940 sont encore employées dans des missions de souveraineté, chez les spahis motorisés notamment. Un reportage photographique nous conduit au 5e RSA en 1945-1947 et nous fait découvrir les AMD Laffly S 15 TOE, les dernières Laffly-Vincennes et les AMD Panhard 165/175 TOE.

    • En 1938, un jeune homme s'engage dans la cavalerie mécanique, au 8e cuirassiers. Il fait ses classes sur une AMD Panhard TOE, puis, au printemps 1939, perçoit une AMD 35 Panhard 178 toute neuve. A son bord, Léon Michot, devenu brigadier-chef et chef de voiture, fait la campagne de Belgique et du Nord en mai 1940. Evacué par Dunkerque, il revient en France début juin pour combattre à nouveau, cette fois sur une vieille AM Chevrolet ex-espagnole. Quarante cinq jours de baroud cavalier.
    • Un " fer à repasser" disait les Poilus de l'artillerie lourde à tracteurs en qualifiant le curieux monstre dont on venait de les doter en ce printemps 1917, le mortier de 220 ACS sur affût de circonstance Schneider. Cent de ces étranges matériels ont été construits en mis en service en 1917-1918.
    • Les chars B1bis passionnent les lecteurs de GBM. Ceux-ci trouveront la liste intégrale des noms et des numéros (403 chars produits, dont 34 B1) et suivront avec Roger Avignon, un ancien de la campagne de 40, les enquêtes sur plusieurs d'entre eux qui débouchent encore aujourd'hui sur des énigmes : le Calais, les deux Faidherbe, les Condé et les trois mousquetaires du 46e BCC.
    • Durant la Grande Guerre, la France acquiert une avance technologique importante en matière de radio, grâce aux postes émetteurs-récepteurs à lampes. découvrez toute l'histoire du poste E 10, premier appareil standardisé utilisé par toutes les armes, y compris dans les chars Renault FT TSF.
    • L'artillerie de la division cuirassée, développée et détaillée : comment elle avait été conçue, sa situation effective au printemps au 1940, ce qu'elle serait devenue un an plus tard. Prototypes prometteurs et idées novatrices sont révélés dans cette étude méthodique, illustrée notamment par une double planche centrale où tous les principaux matériels, artillerie d'accompagnement, automoteurs de 75 et de 105 C, canons antichars et canon antiaériens, sont représentés de manière synoptique.
    • En 1914, avant même le déclenchement du conflit, l'évacuation massive des blessés du champ de bataille par les moyens automobiles est prévue et réglementée. Mais au début les moyens manquent. Ils seront réalisés progressivement, grâce notamment à l'importation massive de châssis américains (Jeffery, Ford) et italiens (Fiat) sur lesquels seront installées des cellules sanitaires conçues par les techniciens du service de santé français.
    • En septembre 1939, le colonel de Gaulle quitte son régiment de Metz. Celui-ci est dissous et ses bataillons reprennent leurs anciens numéros pour faire campagne : ainsi naît le 19e BCC, équipé de chars D 2. La vie quotidienne d'un bataillon de char de 20 tonnes en Alsace, le comportement des chars dans la neige, tous les détails des marques distinctives et leur évolution de l'automne 1939 au printemps 1940.
    • Le véhicule tous terrains 4 x 4 Latil M7 T1 aurait pu être le Dodge français. Dans ce numéro sont présentées pas moins de six versions différentes : outre le classique tracteur de canon de 25 antichar, l'on y découvre les deux modèles destinés au génie (avec dérouleuse de fils téléphoniques), la voiture de liaison, la voiture sanitaire légère et le break d'aviation.
    • En Afrique du Nord en 1945, les dernières automitrailleuses d'avant 1940 sont encore employées dans des missions de souveraineté, chez les spahis motorisés notamment. Un reportage photographique nous conduit au 5e RSA en 1945-1947 et nous fait découvrir les AMD Laffly S 15 TOE, les dernières Laffly-Vincennes et les AMD Panhard 165/175 TOE.
  • Blindés & Matériel N°78
    Août 2007
    Blindés & Matériel N° 78 août 2007
 - Le 1er GRDI dans la campagne de mai 1940 : l’odyssée d’une petite unité de cavalerie motorisée et blindée (AMD Panhard, AMR Schneider P16 et AMR antichars Renault ZT2 et ZT3) jetée dans la fournaise en tête de nos troupes. Vitesse et éclat, avec un beau fait d’armes à Haut-le-Wastia, sur la Meuse belge. Quatre profils en couleurs.

 - Evoluant sur les arrières du front de 1915 à 1918, le plus puissant de tous les tracteurs d'artillerie, le Renault EG était affecté à la traction des pièces les plus lourdes, comme le fameux 155 GPF. Trois profils en couleurs de ce spectaculaire véhicule, plans constructeur au 1/35.

 - Le testament du général Estienne, apôtre du char B. Un document inédit, retrouvé et commenté, dévoile les vues du Père des chars sur l’emploi à donner aux vieux Renault FT : les transformer en antichars mobiles.

 - Une AMR 33 perdue le 10 mai au Luxembourg, et son histoire retrouvée par un lecteur.

 - L’ambitieux projet du « char de 20 tonnes » de 1935-1937 : pour la première fois, la présentation de tous les modèles soumis aux autorités. De ce programme aurait-pu naître le char de bataille français futur de l’horizon 1942-43. Une présentation inédite sous forme de maquettes en bois, comme à l’époque.
 - A l’écoute de l’avion : le récepteur R 11, avec lequel les troupes au sol recevaient les précieuses indicatiuons de l’observation aérienne.
 - Au Maroc en 1934, les unités motorisées et blindées françaises réussissent un étonnant « coup de faux » avant la lettre, et amènent la pacification complète du pays. Carte, organigramme et cinq profils en couleurs.

 - 14e bataillon de chars de combat (suite et fin) : l’histoire du
sacrifice des Hotchkiss H 39 de la 2e DCr sur les ponts de l’Oise, les 17-19 mai 1940. Trois profils (et vue de dessus) en couleurs.

 - Le mortier de 220 de Bange, une grosse bête taillée pour la guerre de siège traditionnelle, et qui trouvera dans la guerre de tranchées, de 1915 à 1918, son heure de gloire. Deux illustrations en couleurs.

    • Le 1er GRDI dans la campagne de mai 1940 : l’odyssée d’une petite unité de cavalerie motorisée et blindée (AMD Panhard, AMR Schneider P16 et AMR antichars Renault ZT2 et ZT3) jetée dans la fournaise en tête de nos troupes. Vitesse et éclat, avec un beau fait d’armes à Haut-le-Wastia, sur la Meuse belge. Quatre profils en couleurs.
    • Evoluant sur les arrières du front de 1915 à 1918, le plus puissant de tous les tracteurs d'artillerie, le Renault EG était affecté à la traction des pièces les plus lourdes, comme le fameux 155 GPF. Trois profils en couleurs de ce spectaculaire véhicule, plans constructeur au 1/35.
    • Le testament du général Estienne, apôtre du char B. Un document inédit, retrouvé et commenté, dévoile les vues du Père des chars sur l’emploi à donner aux vieux Renault FT : les transformer en antichars mobiles.
    • Une AMR 33 perdue le 10 mai au Luxembourg, et son histoire retrouvée par un lecteur.
    • L’ambitieux projet du « char de 20 tonnes » de 1935-1937 : pour la première fois, la présentation de tous les modèles soumis aux autorités. De ce programme aurait-pu naître le char de bataille français futur de l’horizon 1942-43. Une présentation inédite sous forme de maquettes en bois, comme à l’époque.
    • A l’écoute de l’avion : le récepteur R 11, avec lequel les troupes au sol recevaient les précieuses indicatiuons de l’observation aérienne.
    • Au Maroc en 1934, les unités motorisées et blindées françaises réussissent un étonnant « coup de faux » avant la lettre, et amènent la pacification complète du pays. Carte, organigramme et cinq profils en couleurs.
    • 14e bataillon de chars de combat (suite et fin) : l’histoire du
      sacrifice des Hotchkiss H 39 de la 2e DCr sur les ponts de l’Oise, les 17-19 mai 1940. Trois profils (et vue de dessus) en couleurs.
    • Le mortier de 220 de Bange, une grosse bête taillée pour la guerre de siège traditionnelle, et qui trouvera dans la guerre de tranchées, de 1915 à 1918, son heure de gloire. Deux illustrations en couleurs.
  • Blindés & Matériel N°81
    Février 2008
    Blindés & Matériel N° 81 février 2008
 - Vie et mort d'une unité de chars de cavalerie Somua S 35, par Régis Potié. L'épopée de l'escadron de Ségonzac, du 4e cuirassiers de la 1re DLM. En 8 pages, 13 photos, 2 profils, détails de tourelle, organigramme complet et détaillé présentant chacun des 23 chars de l'escadron avec leur numéro et le nom des hommes d'équipages.
 - Un chef d'œuvre, le 155 GPF (grande puissance Filloux), par François Vauvillier. La genèse et la mise en service dans l'artillerie lourde à tracteurs en 1917-1918 du plus beau canon allié de la Grande Guerre, choisi par les Américains pour doter leur corps expéditionnaire. En 8 pages, 17 photos, 3 profils, fiche technique et liste complète des groupes utilisateurs.
 - L'inconnu dans la maison, le Latil M7 Z1, par François Vauvillier. En 6 pages, tous les détails disponibles sur la rarissime version à six roues de 1940 du fameux petit tracteur du constructeur de Suresnes, véhicule destiné à doter les batteries antiaériennes de 25 CA. En 6 pages, 13 photos, 4 profils, plan constructeur d'époque, fiche technique.
 - ER 22, la parole est donnée aux artilleurs, par Aimé Salles. L'histoire du poste radio spécial de l'artillerie française né à la fin des années vingt et constituant l'équipement standard en 1939-40. En 6 pages, 18 photos, 3 schémas, un tableau de caractéristiques détaillées.
 - 15 mai 1940, le jour où tout était encore possible, par François Vauvillier. L'évocation d'une journée terrible où s'est joué le sort de la France : si le général Gamelin avait suivi son intuition et repris le commandement effectif, la bataille aurait peut-être tourné différemment. En 9 pages, 8 photos, 2 cartes en couleurs dont une grande en double page centrale, montrant la totalité des divisions et des unités de chars engagées de part et d'autre.
 - Une Arlésienne, le futur char G1, par Stéphane Ferrard. Durant les années 1938-1939, les projets très modernistes de chars français de 30 à 35 tonnes armés d'un canon de 75 en tourelle. En 8 pages, 5 photos, 6 profils en couleurs, 10 vues des différentes tourelles envisagées et 4 modélisations en trois dimensions des modèles retenus par l'état-major. Du jamais vu.
 - Les Saurer aux armées, 1914-1918, par François Vauvillier. Le célèbre constructeur suisse s'installe en France, à Suresnes, dès 1908. Il fournira durant la Grande Guerre une partie notable du parc automobile de l'armée française et ses camions rouleront sur la Voie Sacrée, pour ravitailler Verdun. En 8 pages, 14 photos, 2 illustrations en couleurs.
 - FCM 36 : le 7e BCC en campagne, par Stéphane Bonnaud. L'histoire du bataillon de chars légers qui, parti de Versailles en été 1939, aura le redoutable privilège d'être envoyé le 14 mai 1940 au devant des Panzer débouchant des Ardennes. En 16 pages, 34 photos, 4 profils en couleurs, nombreux détails d'insignes et de tourelles.
 - Et aussi : les libres pages du Manifeste français, bourrées de témoignages et d'opinion de lecteurs, une tribune libre d'Henri de Wailly, les véhicules restaurés en état de marche, etc.

    • Vie et mort d'une unité de chars de cavalerie Somua S 35, par Régis Potié. L'épopée de l'escadron de Ségonzac, du 4e cuirassiers de la 1re DLM. En 8 pages, 13 photos, 2 profils, détails de tourelle, organigramme complet et détaillé présentant chacun des 23 chars de l'escadron avec leur numéro et le nom des hommes d'équipages.
    • Un chef d'œuvre, le 155 GPF (grande puissance Filloux), par François Vauvillier. La genèse et la mise en service dans l'artillerie lourde à tracteurs en 1917-1918 du plus beau canon allié de la Grande Guerre, choisi par les Américains pour doter leur corps expéditionnaire. En 8 pages, 17 photos, 3 profils, fiche technique et liste complète des groupes utilisateurs.
    • L'inconnu dans la maison, le Latil M7 Z1, par François Vauvillier. En 6 pages, tous les détails disponibles sur la rarissime version à six roues de 1940 du fameux petit tracteur du constructeur de Suresnes, véhicule destiné à doter les batteries antiaériennes de 25 CA. En 6 pages, 13 photos, 4 profils, plan constructeur d'époque, fiche technique.
    • ER 22, la parole est donnée aux artilleurs, par Aimé Salles. L'histoire du poste radio spécial de l'artillerie française né à la fin des années vingt et constituant l'équipement standard en 1939-40. En 6 pages, 18 photos, 3 schémas, un tableau de caractéristiques détaillées.
    • 15 mai 1940, le jour où tout était encore possible, par François Vauvillier. L'évocation d'une journée terrible où s'est joué le sort de la France : si le général Gamelin avait suivi son intuition et repris le commandement effectif, la bataille aurait peut-être tourné différemment. En 9 pages, 8 photos, 2 cartes en couleurs dont une grande en double page centrale, montrant la totalité des divisions et des unités de chars engagées de part et d'autre.
    • Une Arlésienne, le futur char G1, par Stéphane Ferrard. Durant les années 1938-1939, les projets très modernistes de chars français de 30 à 35 tonnes armés d'un canon de 75 en tourelle. En 8 pages, 5 photos, 6 profils en couleurs, 10 vues des différentes tourelles envisagées et 4 modélisations en trois dimensions des modèles retenus par l'état-major. Du jamais vu.
    • Les Saurer aux armées, 1914-1918, par François Vauvillier. Le célèbre constructeur suisse s'installe en France, à Suresnes, dès 1908. Il fournira durant la Grande Guerre une partie notable du parc automobile de l'armée française et ses camions rouleront sur la Voie Sacrée, pour ravitailler Verdun. En 8 pages, 14 photos, 2 illustrations en couleurs.
    • FCM 36 : le 7e BCC en campagne, par Stéphane Bonnaud. L'histoire du bataillon de chars légers qui, parti de Versailles en été 1939, aura le redoutable privilège d'être envoyé le 14 mai 1940 au devant des Panzer débouchant des Ardennes. En 16 pages, 34 photos, 4 profils en couleurs, nombreux détails d'insignes et de tourelles.
    • Et aussi : les libres pages du Manifeste français, bourrées de témoignages et d'opinion de lecteurs, une tribune libre d'Henri de Wailly, les véhicules restaurés en état de marche, etc.
  • Blindés & Matériel N°82
    Avril 2008
    Blindés & Matériel N° 82 avril 2008
 - Un tueur sur la brêche, le canon de 47 antichar modèle 1937 (première partie)
par Eric Denis
L'histoire technique et industrielle de ce canon ultra-performant, capable d'engager un Panzer III ou un Panzer IV à 1500 mètres. Pour la première fois, ce matériel est présenté dans ses moindres détails, avec ses trois différentes versions de roues de série, son tube monobloc ou bibloc, les quantités livrées chaque mois, etc. En 10 pages, 18 photos et documents d'époque, un plan, 2 illustrations couleurs et 6 profils en couleurs au 1/35 montrant les matériels de 47 attelés à tous les modèles de tracteurs prévus ou envisagés : Citroën-Kégresse P 17, Laffly W 15 T, Somua MCJ, Latil M7 Z1, FAR TT3 et Saurer.

 - Le prototype de tracteur pour canon de 47 Saurer six-roues 1939
par François Vauvillier
En marge de l'étude sur le canon de 47, voici un scoop sur un modèle totalement inédit. En 2 pages, 6 photos et 2 profils couleurs 1/35.
 - Les tracteurs Jeffery et Nash Quad : l'Oncle d'Amérique débarque avant l'heure (1915-1918) 
par François Vauvillier
Ce petit tracteur gracile venu d'outre-Atlantique a d'abord été mis en service dans l'artillerie lourde à tracteurs en 1915, en version bâchée. Mais, avec un canon de 75 juché sur son plateau, lui donnant sa silhouette la plus célèbre, il est surtout représentatif de l'artillerie portée qui se développe en 1917. En 6 pages, 12 photos, un plan au 1/72 et 2 profils en couleurs au 1/35.
 - Le 45e bataillon de chars de la gendarmerie, 1939-1940 (première partie)
par Eric Dagnicourt
La gendarmerie n'avait pas eu, durant la Grande Guerre, l'honneur de combattre en unité constituée. Cette omission est réparée en 1939 avec la création d'un bataillon de chars légers composé en majorité de personnels de la gendarmerie et de la garde républicaine. Doté de Hotchkiss H 39 du dernier modèle, le 45e BCG sera intégré à la 3e DCr. Voici l'histoire de sa genèse en 10 pages, 19 photos et dessins d'époque, insigne et fanion, 2 profils en couleurs au 1/35, une illustration en couleurs de moto-side René Gillet G 1.
 - Produire l'AMD 35 Panhard, une affaire d'équipe
par François Vauvillier
La célèbre "Panpan" qui équipait pas moins de 19 escadrons de découverte en mai 1940 est analysée ici pour la première fois sous l'angle industriel : comment a-t-elle été produite et combien exactement sont sorties avant et après l'armistice, avec le détail aussi complet que possible des immatriculations et de l'évolution du modèle de série, de 1937 à 1940. En 10 pages, 22 photos, 2 plans au 1/25, 2 tableaux de production et un plan cinq-vues en couleurs au 1/25 formant une somptueuse double page centrale.
 - Oeil de lynx de la 9e DIM, Le 2e GRDI de la Sarre aux Pays-Bas (première partie)
par Eric Barbanson
L'aventure humaine des cavaliers du groupe de reconnaissance de l'une des divisions de l'armée Giraud qui auront l'honneur d'entrer les premier aux Pays-Bas et d'y combattre durement pendant quatre jours. Tardivement doté de deux escadrons blindés en avril 1940 (AMD 35 Panhard et Hotchkiss H 39), le 2e GRDI est l'unité dépeinte (avec bien des libertés) dans le célèbre ouvrage de Guy de Chézal, " En automitrailleuse...". Un récit de guerre prenant en 12 pages, 34 photos et documents d'époque, un organigramme détaillé, une carte, insigne et fanion, un profil en couleurs au 1/35 et deux illustrations en couleurs (camionnette Renault ADK camouflée, moto-side Gnôme & Rhône AX 2 et canon de 25 SA 34).
 - Poste radio : de l'E 13 à l'ER 13, vingt ans d'immobilisme au sommet
par Aimé Salles
L'histoire détaillée des postes utilisés de 1918 à 1940 pour le réseau sans fil des liaisons de commandement au niveau corps d'armée, armée et groupe d'armées, avec leur mat d'antenne de 8 m de haut. Ou comment un matériel d'avant-garde au début de sa carrière se retrouve en 1940 " simple, robuste et totalement désuet ". En 6 pages, 24 photos et documents d'époque et 2 profils en couleurs au 1/35 de véhicules totalement inédits, les fourgons radio Latil JB 2 et Laffly AP.
 - Le 66e BCC de Casablanca, 1939-1940
par Stéphane Bonnaud
La vie quotidienne d'un bataillon de chars du Maroc, engagé dans une guerre qui n'ira pas jusqu'à lui. L'occasion pour les lecteurs de GBM d'une nouvelle "escapade africaine" dans laquelle ils découvriront les petits chars Renault FT d'outre-mer, mais aussi trois modèles différents de camions porte-chars Renault FU 3, Saurer 5AD et les plus modernes Saurer 6BLD, entre autres matériels peu connus tels les camions Berliet GCED et Citroën type 32. En 8 pages, 19 photos d'époque, insignes et 3 profils en couleurs au 1/35 (deux chars FT et une VLTT Laffly S 15 R).
 - Le canon de 155 L de Bange, une pièce de siège et place part en campagne (1914-1918)
par François Vauvillier
En 1915-1916, en attendant les pièces d'artillerie modernes, la France devra son salut à la mise en service massive aux armées des vieux matériels conçus presque quarante ans auparavant par l'artilleur de génie Charles de Bange, d'une qualité balistique et d'une robustesse légendaires. En particulier, le 155 long est le premier canon construit en série avec ce calibre qui, depuis, a fait le tour du monde. En 6 pages, 9 photos, un plan au 1/72, 2 profils couleurs au 1/35 et une illustration en couleurs.
 - Et aussi : les libres pages du Manifeste français, bourrées de témoignages et d'opinion de lecteurs, une tribune libre de Bruno Chaix, de nouveaux éléments d'enquête sur les B1 bis, les prédictions (d'époque) sur l'année 1940, etc.

    • Un tueur sur la brêche, le canon de 47 antichar modèle 1937 (première partie)
      par Eric Denis
      L'histoire technique et industrielle de ce canon ultra-performant, capable d'engager un Panzer III ou un Panzer IV à 1500 mètres. Pour la première fois, ce matériel est présenté dans ses moindres détails, avec ses trois différentes versions de roues de série, son tube monobloc ou bibloc, les quantités livrées chaque mois, etc. En 10 pages, 18 photos et documents d'époque, un plan, 2 illustrations couleurs et 6 profils en couleurs au 1/35 montrant les matériels de 47 attelés à tous les modèles de tracteurs prévus ou envisagés : Citroën-Kégresse P 17, Laffly W 15 T, Somua MCJ, Latil M7 Z1, FAR TT3 et Saurer.
    • Le prototype de tracteur pour canon de 47 Saurer six-roues 1939
      par François Vauvillier
      En marge de l'étude sur le canon de 47, voici un scoop sur un modèle totalement inédit. En 2 pages, 6 photos et 2 profils couleurs 1/35.
    • Les tracteurs Jeffery et Nash Quad : l'Oncle d'Amérique débarque avant l'heure (1915-1918)
      par François Vauvillier
      Ce petit tracteur gracile venu d'outre-Atlantique a d'abord été mis en service dans l'artillerie lourde à tracteurs en 1915, en version bâchée. Mais, avec un canon de 75 juché sur son plateau, lui donnant sa silhouette la plus célèbre, il est surtout représentatif de l'artillerie portée qui se développe en 1917. En 6 pages, 12 photos, un plan au 1/72 et 2 profils en couleurs au 1/35.
    • Le 45e bataillon de chars de la gendarmerie, 1939-1940 (première partie)
      par Eric Dagnicourt
      La gendarmerie n'avait pas eu, durant la Grande Guerre, l'honneur de combattre en unité constituée. Cette omission est réparée en 1939 avec la création d'un bataillon de chars légers composé en majorité de personnels de la gendarmerie et de la garde républicaine. Doté de Hotchkiss H 39 du dernier modèle, le 45e BCG sera intégré à la 3e DCr. Voici l'histoire de sa genèse en 10 pages, 19 photos et dessins d'époque, insigne et fanion, 2 profils en couleurs au 1/35, une illustration en couleurs de moto-side René Gillet G 1.
    • Produire l'AMD 35 Panhard, une affaire d'équipe
      par François Vauvillier
      La célèbre "Panpan" qui équipait pas moins de 19 escadrons de découverte en mai 1940 est analysée ici pour la première fois sous l'angle industriel : comment a-t-elle été produite et combien exactement sont sorties avant et après l'armistice, avec le détail aussi complet que possible des immatriculations et de l'évolution du modèle de série, de 1937 à 1940. En 10 pages, 22 photos, 2 plans au 1/25, 2 tableaux de production et un plan cinq-vues en couleurs au 1/25 formant une somptueuse double page centrale.
    • Oeil de lynx de la 9e DIM, Le 2e GRDI de la Sarre aux Pays-Bas (première partie)
      par Eric Barbanson
      L'aventure humaine des cavaliers du groupe de reconnaissance de l'une des divisions de l'armée Giraud qui auront l'honneur d'entrer les premier aux Pays-Bas et d'y combattre durement pendant quatre jours. Tardivement doté de deux escadrons blindés en avril 1940 (AMD 35 Panhard et Hotchkiss H 39), le 2e GRDI est l'unité dépeinte (avec bien des libertés) dans le célèbre ouvrage de Guy de Chézal, " En automitrailleuse...". Un récit de guerre prenant en 12 pages, 34 photos et documents d'époque, un organigramme détaillé, une carte, insigne et fanion, un profil en couleurs au 1/35 et deux illustrations en couleurs (camionnette Renault ADK camouflée, moto-side Gnôme & Rhône AX 2 et canon de 25 SA 34).
    • Poste radio : de l'E 13 à l'ER 13, vingt ans d'immobilisme au sommet
      par Aimé Salles
      L'histoire détaillée des postes utilisés de 1918 à 1940 pour le réseau sans fil des liaisons de commandement au niveau corps d'armée, armée et groupe d'armées, avec leur mat d'antenne de 8 m de haut. Ou comment un matériel d'avant-garde au début de sa carrière se retrouve en 1940 " simple, robuste et totalement désuet ". En 6 pages, 24 photos et documents d'époque et 2 profils en couleurs au 1/35 de véhicules totalement inédits, les fourgons radio Latil JB 2 et Laffly AP.
    • Le 66e BCC de Casablanca, 1939-1940
      par Stéphane Bonnaud
      La vie quotidienne d'un bataillon de chars du Maroc, engagé dans une guerre qui n'ira pas jusqu'à lui. L'occasion pour les lecteurs de GBM d'une nouvelle "escapade africaine" dans laquelle ils découvriront les petits chars Renault FT d'outre-mer, mais aussi trois modèles différents de camions porte-chars Renault FU 3, Saurer 5AD et les plus modernes Saurer 6BLD, entre autres matériels peu connus tels les camions Berliet GCED et Citroën type 32. En 8 pages, 19 photos d'époque, insignes et 3 profils en couleurs au 1/35 (deux chars FT et une VLTT Laffly S 15 R).
    • Le canon de 155 L de Bange, une pièce de siège et place part en campagne (1914-1918)
      par François Vauvillier
      En 1915-1916, en attendant les pièces d'artillerie modernes, la France devra son salut à la mise en service massive aux armées des vieux matériels conçus presque quarante ans auparavant par l'artilleur de génie Charles de Bange, d'une qualité balistique et d'une robustesse légendaires. En particulier, le 155 long est le premier canon construit en série avec ce calibre qui, depuis, a fait le tour du monde. En 6 pages, 9 photos, un plan au 1/72, 2 profils couleurs au 1/35 et une illustration en couleurs.
    • Et aussi : les libres pages du Manifeste français, bourrées de témoignages et d'opinion de lecteurs, une tribune libre de Bruno Chaix, de nouveaux éléments d'enquête sur les B1 bis, les prédictions (d'époque) sur l'année 1940, etc.



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