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Blindés & Matériel 109 Juillet 2014
Blindés & Matériel 109 Juillet 2014
 - Actualité de la recherche : l'escapade en France des chars espagnols T 26
par le lieutenant-colonel Lefebvre
Pour une surprise, c'est une surprise. Ces chars mystérieux, dont on savait qu'ils avaient franchi la frontière au col du Perthus en février 1939 et dont on retrouvait un exemplaire détruit à Bourges lors d'expériences de grenades antichars en 1940, ont enfin ressurgi. Avec des photographies étonnantes, nous les voyons à Gien pendant leur court séjour en France. Encore un mystère dévoilé grâce à un lecteur de GBM. En 2 pages, 4 photos et 1 profil en couleurs.

 - Le 95 de Lahitolle : campagne, siège, côte, et plus si affinités
par Guy François
Né au lendemain de la guerre de 1870, éclipsé par la famille des matériels de Bange, le canon de campagne puissant inventé par Jules de Lahitolle, lui-même un héros de la guerre franco-prussienne, va connaître une carrière d'une longueur inespérée, dans les emplois les plus divers, y compris sur rail et à bord des navires. En 1940, il défend toujours nos côtes de métropole et des colonies, et sa carrière se prolongera au moins jusqu'en 1942. En 12 pages, 41 photos, gravures et dessins d'époque et 4 mises en couleurs des différentes versions.
 - Les fourgons du service de santé
par Jean-Claude Latour, avec la participation de François Vauvillier
Poursuivant sa série sur le matériel roulant hippomobile de l'armée française sous la IIIe République, l'auteur nous fait découvrir dans cet article, à travers les versions spéciales de ces fourgons, une partie de l'organisation du service de santé en campagne. Particulièrement surprenant, le fourgon-tente Tortoise, largement en service durant la Grande Guerre, permettait d'abriter une quinzaine de blessés couchés. En 8 pages, 18 photos, tracés et illustrations d’époque, 2 profils et 1 mise en couleurs des modèles les plus classiques.
 - Archer le rebelle et ses véhicules tactiques
par François Vauvillier
L'histoire des véhicules de combat français se confond, le plus souvent, avec les noms d'une poignée de constructeurs installés au firmament de l'industrie. Mais il advient que d'obscures individualités parviennent, non seulement à faire valoir leurs idées, mais aussi à construire sous leur propre nom. Joseph Archer, à tous égards un rebelle, est l'un de ces rares hommes-là. Après avoir détaillé, dans GBM 104, son matériel d'artillerie de tranchée, voici à présent ses voitures de combat, automitrailleuses (sorties en petite série) et tracteur blindé. En 6 pages, 9 photos d'époque et 5 profils en couleurs.
 - Schneider CA 2, le char de commandement décommandé
par Michel Souquet et François Vauvillier
La mise au jour très récente de deux exceptionnelles photographies — les premières retrouvées depuis presque un siècle que la recherche a commencé — permet enfin de cerner les contours du mystérieux char Schneider CA 2, premier char dédié au commandement, resté exemplaire unique. Comment est né ce char et pourquoi, finalement, le choix s'est porté sur le petit char FT pour le commandement des groupes d'AS, c'est ce que nous expliquons. En 5 pages, 7 photos, croquis et plans, et 3 profils en couleurs.
 - Les " chars " de franchissement FCM
par Louis Capdeboscq et l'équipe ATF40
Passer les cours d'eau a constitué de tous temps un défi pour les armées, l'irruption du char ne faisant qu'ajouter un volet à cette donnée éternelle. S'agissant de faire traverser de vive force des chars sérieusement blindés et puissants, les deux tentatives de FCM, l'une effectivement réalisée en 1926-27 dans le cadre du char de bataille, l'autre restée sur plans en 1939-40, sont détaillées dans cet article une nouvelle fois puisé aux sources de l'inédit. En 5 pages, 9 photos et plans, 1 profil en couleurs.
 - Profil : l'automitrailleuse de combat AMC 34 Renault YR
par François Vauvillier
Produite à une douzaine d'exemplaires seulement, l'AMC Renault YR réunit plusieurs contraires : plébiscitée à sa naissance, elle ne tardera pas à s'enfoncer dans les profondeurs de l'échec. Conçue pour la métropole, elle sera tôt réléguée en Afrique. Enfin, premier chaînon dans la réalisation d'un " char de cavalerie ", elle est placée au centre d'une question cruciale : tourelle à deux hommes ou tourelle à un homme ? Tous les détails en 14 pages, 21 photos, 5 plans et 5 profils en couleurs accompagnés du détail agrandi des insignes.
 - Le char B 1ter, ce mal aimé
par Stéphane Ferrard
Peut-être la plus célèbre des "Arlésiennes" de 1940, le char B 1ter a connu un développement tourmenté et contrarié. Se présentant à tous égards comme une version améliorée du B 1bis — canon de 75 de caisse à débattement latéral, blindage porté à 70 mm, nouvelle tourelle ARL en acier soudé — il aurait dû finalement sortir en série au printemps 1941. Au moment de l'attaque allemande, quatre exemplaires existent : le prototype initial de 1937 et trois exemplaires de pré-série. Tout ce qui a pu être retrouvé à ce jour sur ces chars est présenté dans cet article hyper-détaillé. En 12 pages, 17 photos, 7 plans et documents, et 3 profils en couleurs.
 - Le 22e BCC au combat, 1939-1940 (II - L'Odyssée des 1re et 3e compagnies)
par Stéphane Bonnaud et Régis Potié
Dans cette seconde partie, nous suivons deux des trois compagnies prises au piège dans l'encerclement de Lille. Dans le faubourg d'Haubourdin, les chars R 35, aidés de deux Somua S 35, d'une poignée d'AMR Schneider P 16 et d'éléments du 24e RTT, vont se couvrir de gloire dans une tentative de percée au pont du Moulin Rouge, l'un des hauts-lieux de la bataille du Nord. Pour ces faits d'armes, les chasseurs du 22e BCC, comme tous les défenseurs de Loos et d'Haubourdin, recevront, le 1er juin 1940, les honneurs de la guerre. En 18 pages, 28 photos d'époque, 4 profils en couleurs, face et dessus de R 35 avec détails d'insignes et noms de tourelles, 1 profil en couleurs de char Somua S 35 du 18e dragons avec un insigne totalement inédit, 3 illustrations en couleurs et 3 cartes.

... Sans oublier le courrier des lecteurs et les pages d'actualité.

  • Actualité de la recherche : l'escapade en France des chars espagnols T 26
    par le lieutenant-colonel Lefebvre
    Pour une surprise, c'est une surprise. Ces chars mystérieux, dont on savait qu'ils avaient franchi la frontière au col du Perthus en février 1939 et dont on retrouvait un exemplaire détruit à Bourges lors d'expériences de grenades antichars en 1940, ont enfin ressurgi. Avec des photographies étonnantes, nous les voyons à Gien pendant leur court séjour en France. Encore un mystère dévoilé grâce à un lecteur de GBM. En 2 pages, 4 photos et 1 profil en couleurs.
  • Le 95 de Lahitolle : campagne, siège, côte, et plus si affinités
    par Guy François
    Né au lendemain de la guerre de 1870, éclipsé par la famille des matériels de Bange, le canon de campagne puissant inventé par Jules de Lahitolle, lui-même un héros de la guerre franco-prussienne, va connaître une carrière d'une longueur inespérée, dans les emplois les plus divers, y compris sur rail et à bord des navires. En 1940, il défend toujours nos côtes de métropole et des colonies, et sa carrière se prolongera au moins jusqu'en 1942. En 12 pages, 41 photos, gravures et dessins d'époque et 4 mises en couleurs des différentes versions.
  • Les fourgons du service de santé
    par Jean-Claude Latour, avec la participation de François Vauvillier
    Poursuivant sa série sur le matériel roulant hippomobile de l'armée française sous la IIIe République, l'auteur nous fait découvrir dans cet article, à travers les versions spéciales de ces fourgons, une partie de l'organisation du service de santé en campagne. Particulièrement surprenant, le fourgon-tente Tortoise, largement en service durant la Grande Guerre, permettait d'abriter une quinzaine de blessés couchés. En 8 pages, 18 photos, tracés et illustrations d’époque, 2 profils et 1 mise en couleurs des modèles les plus classiques.
  • Archer le rebelle et ses véhicules tactiques
    par François Vauvillier
    L'histoire des véhicules de combat français se confond, le plus souvent, avec les noms d'une poignée de constructeurs installés au firmament de l'industrie. Mais il advient que d'obscures individualités parviennent, non seulement à faire valoir leurs idées, mais aussi à construire sous leur propre nom. Joseph Archer, à tous égards un rebelle, est l'un de ces rares hommes-là. Après avoir détaillé, dans GBM 104, son matériel d'artillerie de tranchée, voici à présent ses voitures de combat, automitrailleuses (sorties en petite série) et tracteur blindé. En 6 pages, 9 photos d'époque et 5 profils en couleurs.
  • Schneider CA 2, le char de commandement décommandé
    par Michel Souquet et François Vauvillier
    La mise au jour très récente de deux exceptionnelles photographies — les premières retrouvées depuis presque un siècle que la recherche a commencé — permet enfin de cerner les contours du mystérieux char Schneider CA 2, premier char dédié au commandement, resté exemplaire unique. Comment est né ce char et pourquoi, finalement, le choix s'est porté sur le petit char FT pour le commandement des groupes d'AS, c'est ce que nous expliquons. En 5 pages, 7 photos, croquis et plans, et 3 profils en couleurs.
  • Les " chars " de franchissement FCM
    par Louis Capdeboscq et l'équipe ATF40
    Passer les cours d'eau a constitué de tous temps un défi pour les armées, l'irruption du char ne faisant qu'ajouter un volet à cette donnée éternelle. S'agissant de faire traverser de vive force des chars sérieusement blindés et puissants, les deux tentatives de FCM, l'une effectivement réalisée en 1926-27 dans le cadre du char de bataille, l'autre restée sur plans en 1939-40, sont détaillées dans cet article une nouvelle fois puisé aux sources de l'inédit. En 5 pages, 9 photos et plans, 1 profil en couleurs.
  • Profil : l'automitrailleuse de combat AMC 34 Renault YR
    par François Vauvillier
    Produite à une douzaine d'exemplaires seulement, l'AMC Renault YR réunit plusieurs contraires : plébiscitée à sa naissance, elle ne tardera pas à s'enfoncer dans les profondeurs de l'échec. Conçue pour la métropole, elle sera tôt réléguée en Afrique. Enfin, premier chaînon dans la réalisation d'un " char de cavalerie ", elle est placée au centre d'une question cruciale : tourelle à deux hommes ou tourelle à un homme ? Tous les détails en 14 pages, 21 photos, 5 plans et 5 profils en couleurs accompagnés du détail agrandi des insignes.
  • Le char B 1ter, ce mal aimé
    par Stéphane Ferrard
    Peut-être la plus célèbre des "Arlésiennes" de 1940, le char B 1ter a connu un développement tourmenté et contrarié. Se présentant à tous égards comme une version améliorée du B 1bis — canon de 75 de caisse à débattement latéral, blindage porté à 70 mm, nouvelle tourelle ARL en acier soudé — il aurait dû finalement sortir en série au printemps 1941. Au moment de l'attaque allemande, quatre exemplaires existent : le prototype initial de 1937 et trois exemplaires de pré-série. Tout ce qui a pu être retrouvé à ce jour sur ces chars est présenté dans cet article hyper-détaillé. En 12 pages, 17 photos, 7 plans et documents, et 3 profils en couleurs.
  • Le 22e BCC au combat, 1939-1940 (II - L'Odyssée des 1re et 3e compagnies)
    par Stéphane Bonnaud et Régis Potié
    Dans cette seconde partie, nous suivons deux des trois compagnies prises au piège dans l'encerclement de Lille. Dans le faubourg d'Haubourdin, les chars R 35, aidés de deux Somua S 35, d'une poignée d'AMR Schneider P 16 et d'éléments du 24e RTT, vont se couvrir de gloire dans une tentative de percée au pont du Moulin Rouge, l'un des hauts-lieux de la bataille du Nord. Pour ces faits d'armes, les chasseurs du 22e BCC, comme tous les défenseurs de Loos et d'Haubourdin, recevront, le 1er juin 1940, les honneurs de la guerre. En 18 pages, 28 photos d'époque, 4 profils en couleurs, face et dessus de R 35 avec détails d'insignes et noms de tourelles, 1 profil en couleurs de char Somua S 35 du 18e dragons avec un insigne totalement inédit, 3 illustrations en couleurs et 3 cartes.

    ... Sans oublier le courrier des lecteurs et les pages d'actualité.
Cavalerie Mécanique 19-40
Cavalerie Mécanique 19-40
 - Motorisation et mécanisation, questions de principe
En guise de préambule, toute la différence entre ces deux concepts, par deux orfèvres en la matière : les généraux Weygand et Flavigny. En 3 pages et 7 photos.
 - 
Motorisation et mécanisation, questions de principe
En guise de préambule, toute la différence entre ces deux concepts, par deux orfèvres en la matière : les généraux Weygand et Flavigny. En 3 pages et 7 photos.


La mue inachevée de la cavalerie française
Comment, d'une guerre à l'autre — et surtout au cours des années trente — notre cavalerie est passée du cheval au moteur, jusqu'à aligner en mai 1940 près de 1 500 engins blindés de combat organisés en trois (presque quatre) DLM, cinq DLC et sept groupes de reconnaissance.
Au fil de cette grosse étude sont présentées :
- d'une part, la filiation complète (et très complexe) des unités d'automitrailleuses (des escadrons isolés aux groupes et régiments d'automitrailleuses — GAM et RAM), de dragons et de cuirassiers motorisés, de 1919 à 1940 ;
- d'autre part, l'organisation des divisions de cavalerie (DC), des divisions légères de cavalerie (DLC) et des divisions légères mécaniques (DLM), avec notamment 4 organigrammes détaillés pleine page (chaque véhicule participant au combat étant représenté à l'échelle) et en couleurs du RAM, du régiment de dragons portés (RDP) de DLC, du régiment de découverte (AMD et motos) et du régiment de combat (chars S et H) de DLM. En bonus, les souvenirs de Fernand Barrachet, pilote d'AMR 33 au 2e RDP (3e DLC) et l'explication imagée et vécue des " patrouilles mixtes " AM - side-cars formées, en opérations, par mixages des pelotons.
D'autres organigrammes, ceux-là d'époque, complètent le propos et l'enrichissent en traitant d'unités fort méconnues : les EDAC (escadrons divisionnaires antichars) et les ERD (escadrons de réparation divisionnaires). 
En 30 pages avec 45 photos et documents, 4 hors-texte en couleurs et plus de 40 insignes peints sur les véhicules.
 - La division légère mécanique, surmonter toutes les difficultés
C'est au général Flavigny, le père des DLM à qui justice ne sera jamais assez rendue, que nous avons confié le soin d'en expliquer la genèse et les arcanes à nos lecteurs. Un récit vivant, tiré des Souvenirs quasiment inconnus du général, et une page d'Histoire. En 6 pages avec 8 photos et documents, 3 profils en couleurs et 2 insignes peints.
 - Le matériel blindé, survol panoramique
Le passage en revue de la totalité des matériels blindés en service dans la cavalerie de 1919 à 1940, l'évolution des concepts, la dotation exacte (à l'exemplaire près) le jour de l'entrée en guerre et l'ordre de bataille complet du 10 mai 1940.
En 8 pages avec 4 photos, un profil, 3 hors-texte en couleurs, tableaux, etc.

 - Les AMD, automitrailleuses de découverte
Un aperçu global des programmes, suivi d'une monographie visuelle sur la plus importante d'entre elles, l'AMD 35 Panhard. En 10 pages avec 11 profils, face et dos, 9 insignes en couleurs, 13 photos et 1 hors-texte (profil au 1/20).
 - Les AMR, automitrailleuses de reconnaissance
Un aperçu global des programmes, suivi d'une monographie visuelle sur l'AMR 33 Renault VM. En 10 pages avec 11 profils, 15 insignes en couleurs, 18 photos et 1 hors-texte (profils au 1/20).
 - Les AMC, automitrailleuses de combat et les chars de cavalerie
Un aperçu global des programmes, suivi de deux monographies visuelles sur les chars Hotchkiss H 35 et Somua S 35. En bonus, les souvenirs du lieutenant-colonel Baillou, chef de peloton Somua au 1er cuirassiers (3e DLM). En 16 pages avec 13 profils, 9 insignes en couleurs, 22 photos et 2 hors-texte (profils au 1/20).
 - Les VDP, voitures de dragons portés
Un aperçu global des programmes, suivi d'une monographie visuelle sur les Citroën-Kégresse en usage en 1940 dans les divisions légères de cavalerie. En 9 pages avec 7 profils, 6 insignes en couleurs et 13 photos.

  • Motorisation et mécanisation, questions de principe
    En guise de préambule, toute la différence entre ces deux concepts, par deux orfèvres en la matière : les généraux Weygand et Flavigny. En 3 pages et 7 photos.

  • Motorisation et mécanisation, questions de principe
    En guise de préambule, toute la différence entre ces deux concepts, par deux orfèvres en la matière : les généraux Weygand et Flavigny. En 3 pages et 7 photos.


    La mue inachevée de la cavalerie française
    Comment, d'une guerre à l'autre — et surtout au cours des années trente — notre cavalerie est passée du cheval au moteur, jusqu'à aligner en mai 1940 près de 1 500 engins blindés de combat organisés en trois (presque quatre) DLM, cinq DLC et sept groupes de reconnaissance.
    Au fil de cette grosse étude sont présentées :
    - d'une part, la filiation complète (et très complexe) des unités d'automitrailleuses (des escadrons isolés aux groupes et régiments d'automitrailleuses — GAM et RAM), de dragons et de cuirassiers motorisés, de 1919 à 1940 ;
    - d'autre part, l'organisation des divisions de cavalerie (DC), des divisions légères de cavalerie (DLC) et des divisions légères mécaniques (DLM), avec notamment 4 organigrammes détaillés pleine page (chaque véhicule participant au combat étant représenté à l'échelle) et en couleurs du RAM, du régiment de dragons portés (RDP) de DLC, du régiment de découverte (AMD et motos) et du régiment de combat (chars S et H) de DLM. En bonus, les souvenirs de Fernand Barrachet, pilote d'AMR 33 au 2e RDP (3e DLC) et l'explication imagée et vécue des " patrouilles mixtes " AM - side-cars formées, en opérations, par mixages des pelotons.
    D'autres organigrammes, ceux-là d'époque, complètent le propos et l'enrichissent en traitant d'unités fort méconnues : les EDAC (escadrons divisionnaires antichars) et les ERD (escadrons de réparation divisionnaires).
    En 30 pages avec 45 photos et documents, 4 hors-texte en couleurs et plus de 40 insignes peints sur les véhicules.
  • La division légère mécanique, surmonter toutes les difficultés
    C'est au général Flavigny, le père des DLM à qui justice ne sera jamais assez rendue, que nous avons confié le soin d'en expliquer la genèse et les arcanes à nos lecteurs. Un récit vivant, tiré des Souvenirs quasiment inconnus du général, et une page d'Histoire. En 6 pages avec 8 photos et documents, 3 profils en couleurs et 2 insignes peints.
  • Le matériel blindé, survol panoramique
    Le passage en revue de la totalité des matériels blindés en service dans la cavalerie de 1919 à 1940, l'évolution des concepts, la dotation exacte (à l'exemplaire près) le jour de l'entrée en guerre et l'ordre de bataille complet du 10 mai 1940.
    En 8 pages avec 4 photos, un profil, 3 hors-texte en couleurs, tableaux, etc.
  • Les AMD, automitrailleuses de découverte
    Un aperçu global des programmes, suivi d'une monographie visuelle sur la plus importante d'entre elles, l'AMD 35 Panhard. En 10 pages avec 11 profils, face et dos, 9 insignes en couleurs, 13 photos et 1 hors-texte (profil au 1/20).
  • Les AMR, automitrailleuses de reconnaissance
    Un aperçu global des programmes, suivi d'une monographie visuelle sur l'AMR 33 Renault VM. En 10 pages avec 11 profils, 15 insignes en couleurs, 18 photos et 1 hors-texte (profils au 1/20).
  • Les AMC, automitrailleuses de combat et les chars de cavalerie
    Un aperçu global des programmes, suivi de deux monographies visuelles sur les chars Hotchkiss H 35 et Somua S 35. En bonus, les souvenirs du lieutenant-colonel Baillou, chef de peloton Somua au 1er cuirassiers (3e DLM). En 16 pages avec 13 profils, 9 insignes en couleurs, 22 photos et 2 hors-texte (profils au 1/20).
  • Les VDP, voitures de dragons portés
    Un aperçu global des programmes, suivi d'une monographie visuelle sur les Citroën-Kégresse en usage en 1940 dans les divisions légères de cavalerie. En 9 pages avec 7 profils, 6 insignes en couleurs et 13 photos.

Blindés & Matériel
La motorisation militaire à la française

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POUR LA LIBÉRATION ? MON BILLET !?
(éditorial de François Vauvillier écrit le 17 juin 2014 pour GBM 109)

6 juin 2014, festivités du 70e anniversaire du Débarquement. C’est un sans-faute pour la France. Rien n’y manquait : ciel bleu, faste, symbole, avancées diplomatiques, position centrale de notre pays dans le concert des nations. Seule (petite) fausse note, la chorégraphie intello-bobo qui nous fut infligée a été heureusement suivie par un final exemplaire, avec pour point d’orgue la réconciliation franco-allemande symbolisée par deux anciens adversaires de la campagne de Normandie, le béret vert français et le Fallschirmjäger, tombant dans les bras l’un de l’autre. J’ai aimé aussi que Russes et Ukrainiens aient été présents et honorés, au même titre que tous les alliés d’Occident. Avec la très belle surprise de la cérémonie franco-polonaise d’Urville, avec les enfants d’Ouistreham accompagnant chefs d’état et vétérans, avec la joyeuse ferveur populaire de l’assistance, cette émouvante après-midi du 6 juin 2014 était porteuse d’avenir pour cette Europe que j’appelle de mes vœux. Enfin, l’hommage officiel et médiatique rendu — c’est nouveau — aux victimes des effroyables bombardements subis par la population française avant, pendant et après Overlord, était justice. C’était là du « parler vrai », l’histoire de la Libération formant un tout.
Resserrons à présent la focale. Et GBM, dans tout cela ?
Mes derniers éditoriaux n’ont pas laissé indifférents. Je publie dans les pages des lecteurs les principaux messages arrivés à la Rédaction. Et le débat a été engagé en ligne sur des sites amis (ATF40.fr et minitracks.fr), je vous invite à y participer si le cœur vous en dit.
À ce sujet, je me dois de rappeler la définition du mot éditorial : selon l’incontournable wikipédia, « En journalisme, un éditorial est un article qui reflète la position de l’éditeur ou de la rédaction sur un thème d’actualité. Il peut aussi servir à mettre en valeur un dossier publié dans le journal. » Dans la presse spécialisée, la deuxième forme est la plus fréquemment rencontrée, d’où la surprise qui a pu naître de mes récents écrits dans cette colonne. C’est donc qu’il m’arrive de choisir la première définition, sous la forme plus particulière du « billet d’humeur ». Je ne vois nulle raison de ne pas poursuivre si l’actualité m’en offre l’occasion.
Ce faisant, j’ai une pensée émue pour mon père, jeune volontaire de vingt ans qui, au lendemain du débarquement, a rejoint le maquis en Charente (groupe Buret, maquis FFI-AS Foch du « Père Tranquille ») puis a souscrit un engagement pour la durée de la guerre dans l’armée française renaissante (6e RI).
Les deux moments ne sauraient être comparés : les balles ne sifflent pas à nos oreilles, les bombes ne tombent pas sur nos têtes. Et j’ai aujourd’hui plus de trois fois l’âge qu’avait mon père quand il est entré dans son combat pour la liberté de notre pays.
Pourtant, en cette année du 70e anniversaire de la Libération, le hasard du calendrier fait que je suis arrivé à un tournant de mon existence : « retraité » depuis janvier, je me suis libéré, c’est-à-dire que j’ai librement choisi mes chaînes : mon programme, avec GBM comme avec les livres associés (une grande nouveauté à paraître en septembre), est dessiné jusqu’en 2040, pour le Centenaire de 1940 cette fois. L’espérance de vie aidant, je souhaite ardemment participer à ce futur événement, tout fringant de mes (alors) 88 ans et demi, dans une France que j’entends bien, malgré l’inévitable évolution des temps et des mœurs, pouvoir continuer à reconnaître comme telle. Et dans une Europe qui sera — j’y compte — celle promise par ce beau 6 juin 2014.
François Vauvillier

CAVALERIE MÉCANIQUE, VASTE SUJET
(éditorial de François Vauvillier écrit le 19 novembre 2013 pour GBM Hors-série n° 1)

Avec ce premier numéro hors-série de GBM, c’est un peu « Noël avant l’heure » pour vous tous, amis lecteurs. Du moins est-ce comme cela que je l’ai imaginé, en espérant que le résultat vous plaira.
Depuis plusieurs années, différents sujets de hors-séries m’ont traversé l’esprit et, parallèlement, la question a fait l’objet — en ligne — de nombreuses suggestions de lecteurs, grâce au forum ATF40.fr. Ce site très richement documenté * et qui s’honore de la participation de nombreuses signatures, a la gentillesse d’accueillir au sein de son forum une section GBM grâce à laquelle je m’adresse plus directement encore à tous les passionnés de l’armée de terre française (ATF) de cette période.
Pourtant, le choix vers lequel je me suis tourné pour ce hors-série n° 1 ne fait pas partie des suggestions mises en ligne. Que tous ceux qui se sont investis dans la « boîte à idées » veuillent bien ne pas m’en tenir rigueur.
En attaquant à bride abattue ce sujet Cavalerie mécanique, je pensais pouvoir tout contenir, telles nos DLM, moteurs en route, fonçant le 10 mai 1940 en Belgique à la rencontre de l’attaquant. Quelle erreur ! Heureusement, la mienne est rattrapable, elle le sera dans de prochains hors-séries.
J’ai donc été conduit à opérer un découpage du sujet : une courte présentation d’ensemble, suivie du détail de l’organisation d’une partie seulement des différentes unités motorisées et mécaniques, pour terminer par le passage en revue d’une partie seulement des matériels utilisés par nos cavaliers à moteur de 1939-1940.
Les choix que j’ai opérés permettent de restituer, dans le présent numéro, une vision d’ensemble des unités motorisées de cavalerie des DLC (divisions légères de cavalerie), c’est-à-dire les régiments d’automitrailleuses (RAM), les régiments de dragons portés (RDP) à deux bataillons, les escadrons divisionnaires antichars (EDAC) et les escadrons de réparation divisionnaires (ERD).
Nos DLM sont présentes quant à elles à travers l’exposé de l’organisation et du matériel blindé des dragons et cuirassiers motorisés des régiments de combat (chars Somua S 35 et Hotchkiss H 35) et de découverte (AMD 35 Panhard).
Mais de nombreux autres sujets — AMR 35, chars H 39, voitures six-roues, motos de tous types, groupes de reconnaissance, etc. — sont tenus en réserve, prêts à entrer en scène.
Pour l’heure, voici de quoi calmer votre attente. Sans oublier que, dès le mois prochain, un nouveau GBM, le numéro 107, sera lui aussi disponible.
Bonne lecture, et merci de votre fidélité.
François Vauvillier
* L’on y trouvera notamment, mis en ordre par Didier Houliez, les organigrammes détaillés (nomenclature à l’homme près et au véhicule près) de toutes les unités de 1939-1940 présentées dans ce hors-série.

LE DÉPUTÉ DE VILLENEUVE-SUR-LOT EST MORT POUR LA FRANCE
(éditorial de François Vauvillier écrit le 17 septembre 2013 pour GBM 106)

La classe politique n’est pas aussi navrante que l’on craindrait de le penser. Ainsi, dans ce numéro, j’ai eu la surprise — et vous l’aurez avec moi en ouvrant votre magazine favori à la page 85 — d’apprendre que le député de Villeneuve-sur-Lot est mort pour la France.
Qui ça ? Non, ne nous méprenons pas. Je parle d’un membre de l’Assemblée nationale de l’année 1940. Ils n’étaient pas si mal, nos élus d’alors. Une certaine idée de la République, et même une certaine idée de la France, avait encore toute sa place dans les cœurs et les tripes.

CAVALERIE MÉCANIQUE
Sans transition, ce numéro offre un éventail des armes et services comme nous l’aimons : des chars — des très lourds à douze hommes et des beaucoup plus légers, chef de char et mécano —, de l’infanterie en pantalon rouge ou à moteur, de l’artillerie avec les tentatives de donner un coup de jeune à l’immortel 75, du génie où l’on voit les sapeurs pompiers renverser les rôles, des services — les automobilistes des sections sanitaires — et de la cavalerie bien sûr, avec deux articles traitant, l’un du matériel (le Somua en unités), et l’autre des hommes, les dragons portés du 1er RDP livrant leur plus meurtrier combat à l’avant-veille de l’armistice.
Ne désespérons jamais du Français, qu’il soit député ou simple citoyen sous l’uniforme.
À nouveau sans transition, deux rendez-vous. Le premier, aux Invalides à Paris le 18 octobre en soirée, pour la projection du troisième docu-fiction d’Olivier Debras. Ce sera une belle occasion de nous rencontrer.
Second rendez-vous — peu avant Noël et partout en France —, le hors-série * n° 1 de GBM, consacré à... la cavalerie mécanique. Pourquoi ce choix ? Sans doute en premier lieu car je l’affectionne particulièrement. Mais aussi parce qu’il offre une diversité extraordinaire dans les moyens mis en œuvre, du modeste fusilier ou éclaireur porté sur voiture tous terrains au char de cavalerie de 20 tonnes. C’est cette diversité — se traduisant par une organisation très sophistiquée dont bientôt les détails n’auront plus de secrets pour vous — que je vous invite à découvrir, en kiosque, dans les prochaines semaines.
À très bientôt donc pour ces deux rendez-vous.
François Vauvillier
* Non compris dans l’abonnement. À réserver en maison de la presse.

RÉVÉLATIONS EN CASCADES
(éditorial de François Vauvillier écrit le 16 juin 2013 pour GBM 105)

Avant tout, je veux remercier chaleureusement les centaines de lecteurs qui, ces trois derniers mois, répondant à l’appel que j’avais lancé dans le précédent numéro, ont fait le geste de soutien militant qui s’impose : s’abonner à GBM.
L’accueil réservé au nouveau cadeau d’abonnement, l’Index n° 1 listant de manière exhaustive tous les véhicules traités dans votre magazine favori depuis son premier numéro a été, faut-il le préciser, enthousiaste et m’a valu nombre de courriers et de messages.
L’opération « tous abonnés à GBM » est cependant loin de s’achever. Vous êtes encore très nombreux à n’avoir pas franchi le pas. Je vous y invite à nouveau, avec cœur et conviction, car le lien qui doit nous unir, autour de cette passion commune pour l’histoire de l’armée française de la première moitié du XXe siècle, de ses hommes et de ses matériels, doit se raffermir de numéro en numéro. Amis lecteurs, solidarisez-vous, abonnez-vous !

Révélations en cascades, ai-je titré. Il ne s’agit évidemment pas de ce qui précède mais de ce qui suit.
GBM, le magazine de l’inédit, vous délivre chaque trimestre une somme considérable de documentation que vous n’avez jamais vue ou lue ailleurs. Or il me semble qu’en la matière, ce numéro va battre des records, en éclairant d’un jour nouveau plusieurs célébrités de l’armement et du matériel national : « notre 75 », les cuirassés terrestres Schneider et Saint-Chamond, le char de cavalerie Somua, pour ne citer que les productions les plus connues, toutes revisitées de fond en comble dans ce numéro. Un éventail d’articles nés isolément les uns des autres où l’on découvre, derrière l’apparence des machines, la réalité des antagonismes des hommes qui les ont conçues ou les ont réalisées et dont certains, par-delà les décennies, se retrouvent.
Mon privilège de rédacteur en chef de notre magazine me place, plusieurs mois à l’avance, dans l’agréable position du lecteur : ainsi, recevant les articles des auteurs, tous au sommet de leur art, je suis le premier à découvrir des pans entiers de ces sujets que je pensais connaître dans leurs plus grandes lignes. Et, pour détenir quelques pièces du gigantesque puzzle, quelle joie est alors la mienne de confronter documents et archives, de faire « parler » des photographies auxquelles je n’avais pas jusqu’à ce moment prêté une attention spéciale et, de concert avec les auteurs, de les placer exactement là où elles doivent être. Ce mode de travail, GBM fonctionnant comme la plaque tournante d’une communauté de chercheurs, me ravit.
Que d’avancées en un petit nombre d’années. Devant nous pourtant, le champ d’investigation demeure immense, quasiment aussi vaste qu’au premier jour. Tant mieux.

CHOSES SÉRIEUSES
(éditorial de François Vauvillier écrit le 14 mars 2013 pour GBM 104)

« Ces choses-là nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs... ». Voilà, en paraphrasant Jean Cocteau, ce que l’opinion publique prêtait aux hommes politiques des débuts du XXe siècle, cadre principal de nos chères études.
Même si cette phrase est plus que jamais d’actualité, je ne feindrai pas d’avoir une quelconque prise sur les très graves dysfonctionnements qui affectent, aujourd’hui, la diffusion de la presse en France : pertes abyssales du principal réseau de messageries, plan social refusé, grèves à répétition, fermetures de points de vente par centaines chaque année. Tout cela n’augure rien de bon.
Il convient donc de préparer l’avenir, dans la mesure où nous croyons — je le crois — possible de maintenir une presse papier de qualité et un lien solide avec vous, chers lecteurs.
Or, pour atteindre cet objectif, l’on n’a encore rien inventé de mieux que l’abonnement. C’est pourquoi, face à cette situation troublée qui — pas de méthode Coué — ira s’aggravant, je lance un appel en faveur de l’abonnement massif, de l’abonnement résolu, et même de l’abonnement militant, à GBM.
Bon sang, on n’a pas la chance tous les jours de disposer d’une revue aussi unique : GBM, magazine 100 % armée française, est un authentique phénomène. Cela vaut bien quelques dizaines d’euros par an. D’autant que l’abonnement, in fine, vous fait économiser 15 % comparé à l’achat au kiosque.
Certes, en ces temps de mutation, beaucoup préfèrent donner quatre fois 12,50 euros (soit 50 euros par an) qu’une seule fois 42,50. L’obstacle existe, il faut le surmonter.
C’est pourquoi j’ai décidé qu’un cadeau unique et exclusif se devait d’accompagner l’effort que vous ferez — car vous le ferez, j’en suis sûr.
Ce cadeau, je l’ai personnellement préparé et réalisé en même temps que je finalisais ce numéro 104 : pour tous les abonnés — les fidèles comme les nouveaux que j’attends très, très nombreux — le voici. C’est l’index complet et détaillé, de A à Z, de Tous les véhicules de l’armée française traités dans GBM au fil de l’ensemble des numéros déjà parus : 200 marques, 600 modèles. Du jamais vu, nulle part. Du cousu main. Un formidable outil de travail et de recherche, « à la GBM ».
Et cet index sera strictement, résolument, définitivement réservé à nos abonnés.
J’entends déjà les hauts cris.
« — Quoi ? Nous, les fidèles de GBM au kiosque, on n’y a pas droit ! C’est trop fort, nom d’là ! ».
Croyez-bien que si je pratique ainsi, c’est pour souligner la nécessité de rendre insécable le lien existant entre GBM et vous, chers lecteurs — tous de futurs abonnés.
Alors oui, c’est le moment de vous abonner, massivement. L’outil que vous aurez en mains en faisant ce geste de confiance sera la marque de mon propre engagement.
Au fil des années, l’œuvre encyclopédique croîtra et embellira.Voilà une autre chose sérieuse. Et pour celle-là, croyez-le bien, je ne feindrai pas. J’en serai l’organisateur.


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1914-1940. UN DEBUT, UNE FIN
(éditorial de François Vauvillier écrit le 17 décembre 2012 pour GBM 103)

Notre couverture résume à tous égards la politique rédactionnelle de GBM. Celle à laquelle nos fidèles lecteurs sont accoutumés. Celle à laquelle les nouveaux lecteurs qui nous rejoignent — je les espère nombreux et les salue — vont pouvoir s’identifier et se reconnaître.
Ce n’est pas la première fois que la Grande Guerre constitue le sujet principal de la couverture. Il y a eu un précédent avec le numéro 99, titrant sur Le char de la Victoire, le Renault FT.
Ce n’est pas non plus la première fois que l’infanterie tient la vedette. Le précédent a existé aussi avec notre fameux numéro 92, spécial 70e anniversaire de 1940.
Mais c’est la première fois que se trouvent conjuguées, en couverture, à la fois la Grande Guerre et la composante infanterie.
Pari risqué ? C’est vous, amis lecteurs, qui me le direz.

La couverture d’un magazine doit, bien sûr, donner une idée juste de son contenu. Elle doit aussi accrocher l’œil. La charge de nos fantassins à la bataille de Morhange en août 1914 rappelle que nous arrivons, bientôt, au centenaire de la Grande Guerre. Cette illustration ouvre naturellement sur une présentation structurée de la masse de l’armée française telle qu’elle fut mobilisée il y a bientôt cent ans. Voilà une documentation qui, je pense, sera consultée et re-consultée.
En me penchant sur cette question précise, moi qui suis, par formation, plutôt un « homme de 40 », je n’ai pu m’empêcher d’établir plusieurs parallèles, d’un point de vue français, entre la Grande Guerre et le début malheureux de la Seconde Guerre mondiale. Nous parlons bien, à tous égards, d’un seul et même conflit, cette fameuse « Seconde Guerre de Trente Ans ».
Pour nous, Français (et Belges), les lieux sont les mêmes. S’agit-il de franchir la frontière pour faire pièce à l’attaque allemande ? C’est vrai en 1914. C’est vrai en 1940.
S’agit-il de manœuvre a priori, de dessein contrarié, d’illusions perdues ? C’est vrai en 1914. C’est vrai en 1940.
S’agit-il du parfum du désastre, s’agit-il de l’espoir du sursaut ? C’est vrai en 1914. C’est vrai en 1940.
Mais à ce moment l’histoire diverge. Le sol se raffermit sous septembre, il se dérobe sous juin.
Prenons l’Histoire comme elle est et étudions, point par point, de manière factuelle, concrète, posée, les éléments matériels qui la soutendent.
J’ai bien dit matériels. C’est le cœur du propos de GBM et ce numéro ne fait certes pas exception. Richesse et densité du sommaire — organisé à présent de manière chronologique — sont les caractéristiques de ce phénomène unique que constitue GBM, magazine 100 % armée française.
Mais le matériel ne saurait nous faire oublier les hommes. C’est donc avec plaisir que j’ai ouvert les portes de la rédaction à Max Schiavon, qui inaugure dans ce numéro la rubrique Portraits de chefs. Avec— est-ce réellement une surprise ? —, le général Prioux, commandant le corps de cavalerie en 1940, nous voilà plus que jamais au cœur de notre propos.
Excellente année 2013 à tous, année du 99e anniversaire de la Grande Guerre civile européenne. Puisse, un jour bientôt, l’Europe s’unir. Ce vœu m’est cher.

UN GBM TOUT EN IMAGES
(éditorial de François Vauvillier écrit le 16 septembre 2012 pour GBM102)

La vie professionnelle — comme la vie tout court — est faite de succès et d’échecs. À soixante-ans légèrement passé, j’ai connu les uns et les autres mais l’expérience se construit chaque jour et, cet été, j’ai rencontré un échec. Avec le trimestriel Images (voir GBM 101 pages 3 et 5).
Certes l’enthousiasme a été au rendez-vous, vos messages le montrent et, par égard pour le lecteur, j’en publie une large partie. Mais la qualité ne fait pas la quantité. Au bilan, les ventes ont été trop peu nombreuses pour rendre viable ce nouveau titre.
Après avoir longuement réfléchi à l’ensemble des données et analysé les résultats en ma possession — notamment ceux des recoupements d’abonnés, révélant l’étroit cousinage de lectorat entre Images et GBM —, j’ai pris les décisions suivantes :
– j’ajoute 16 pages à GBM à partir de ce numéro ;
– j’y inclus une sélection d’articles prévus pour Images ou réalisés dans cet esprit ;
– la « mémoire de nos pères » trouve désormais sa place de manière non plus occasionnelle mais permanente ;
– et, chaque fois que c’est possible, nous accentuons l’aspect humain des articles de GBM. Exemple en est donné dès ce numéro, notamment, par l’article de Guy François sur le canon de 80 de montagne aux colonies.
Mon dessein est simple : faute d’avoir pu rendre Images indépendant, il s’agit d’ouvrir GBM à ceux des aspects qu’il me semble essentiel de traiter, ceci sans aucun préjudice pour les passionnés de motorisation et de matériel.
L’objectif est que, ainsi teinté, GBM s’ouvre à un public élargi. Ce point est essentiel car, sans lecteurs, pas de revue. C’est, en somme, un défi pour l’avenir. Nous avons l’incroyable chance qu’il puisse exister aujourd’hui, dans le large éventail des publications d’histoire spécialisée, ce phénomène unique que constitue GBM, « 100 % armée française ».
Il doit — nous devons — gagner en notoriété et en lectorat.
Avec un magazine remanié tel celui que vous avez entre les mains, très musclé et à l’éventail élargi, je propose la réponse appropriée. L’armée des moteurs sera toujours très largement traitée, et ceux qui aiment une armée française plus traditionnelle s’y retrouveront. De fait, le sujet forme un tout.
Au-delà des contingences, je tiens à exprimer ici mon engagement fort et déterminé. S’il faut en toutes choses être réaliste, nul écueil rencontré ne me fera dévier de l’objectif tracé : fournir aux amoureux de l’armée française — j’en suis — une documentation sans pareille.
Merci de votre soutien, merci de votre fidélité.

RADIO, PROFILS, "IMAGES"
(éditorial de François Vauvillier écrit le 15 juin 2012 pour GBM 101)

101, voilà encore un nombre qui sonne. Et qui me donne l’occasion de vous annoncer plusieurs nouveautés.
Tout d’abord, je salue le retour dans nos pages d’Aimé Salles, notre spécialiste des transmissions qui, après une importante campagne de recherches, revient avec le plus espéré des sujets, celui touchant au cœur les passionnés de GBM : la radio dans les chars. S’ouvre donc dans ce numéro le début d’une saga qui se développera en une suite impressionnante. À savourer.
Ensuite, dans le droit fil de GBM 100, j’ai pensé qu’il était opportun, après avoir livré une vision globale de la question des engins blindés, d’approfondir, dans chaque numéro à partir de celui-ci, l’étude d’un modèle bien précis. Ainsi est née une thématique toute nouvelle, Profil, dont la tête de série vous attend dans ce numéro.
En feuilletant GBM 101, vous découvrirez aussi un toilettage de la maquette, ce qui n’était pas inutile après bientôt six ans de parution. Rassurez-vous, vous ne serez pas dépaysé — « il faut que tout change pour que rien ne change » : toutes les rubriques sont maintenues, les fondamentaux de la mise en page demeurent, de même que le style et la qualité de l’illustration.Mais j’ai introduit quelques nouveautés visuelles :
- des têtes de rubrique et des rappels de titres allégés, donnant une respiration sur le haut des pages ;
- la matérialisation par pointillés, pour les photographies prises dans le pli, du système assurant une lisibilité totale du cliché, sans aucune perte de matière au pli (ce procédé existait depuis le premier GBM à dos carré mais il n’était pas matérialisé) ;
- surtout, une nouvelle disposition des pages — entrée systématique sur page de droite —, de sorte que tous les articles soient détachables (pour ceux d’entre vous, nombreux, qui découpez et reclassez vos sujets par thème) sans préjudice pour l’article qui le précède ou celui qui le suit.
Voilà pour GBM.

Mais la TRÈS GRANDE NOUVELLE de ce printemps achevé est le lancement, en parution alternée avec GBM, du nouveau magazine 100 % armée française que j’ai décidé de créer, pour répondre à la demande des nombreux passionnés ayant souhaité voir s’élargir notre champ d’investigation.
Hâtez-vous ! Vous pouvez encore, jusqu’au 10 juillet, courir vers votre maison de la presse chercher votre n° 1 d’Images de l’armée française. Vous y retrouverez la même main, le même esprit, le même cœur, que ceux mis à la réalisation de GBM. Et la même armée — la nôtre —, les mêmes périodes de référence. Avec là une orientation prépondérante sur le soldat et le matériel léger.
Plus de détails en page 5, et une offre spéciale d’abonnement — tarif lancement — en page 97.
Bonne lecture de GBM et bonne lecture d’Images, ces deux magazines offrant désormais les deux visages d’un même sujet, d’un grand sujet, d’un sujet unique : l’armée française.

CE FAMEUX NUMÉRO 100...
(éditorial de François Vauvillier écrit le 15 mars 2012 pour GBM 100)

Ah ! J’entends déjà les remarques. Que dis-je ? Je les ai déjà lues sur un forum ami. Mais non, ce numéro 100 n’en est pas un, puisque la formule GBMconsommez français, c’est très tendance en ce moment — n’a été inaugurée qu’au numéro 74, après que les 73 premières parutions du magazine aient connu, sous une direction précédente, une orientation pluraliste.
C’est exact. Mais quelle eût été la justification de faire d’un numéro 27 un numéro d’exception ?

Avec 100, voilà un compte rond. Les choses ont de l’allure. Pourtant, ce ne sont pas 100 engins que vous trouverez dans ces pages — comme j’en avais eu le dessein initial — mais 300 ou presque. Certes en comptant les principales variantes plus une petite dizaine de matériels blindés étrangers ayant fait un séjour — ou juste la réservation — sous nos drapeaux, ainsi qu’une grosse vingtaine d’avant-projets n’ayant pas donné lieu à réalisation, sélectionnés parmi un nombre indéfini.

De quoi s’agit-il précisément ici ? D’une étude exhaustive sur les blindés français ? Bien sûr que non, il y faudrait 10 000 pages, et n’en voici que (?) 116. C’est donc à un répertoire panoramique, un catalogue raisonné — et un index récapitulatif de surcroît — que je vous invite. Certains des sujets listés et rappelés ici vous sont déjà très familiers, fidèles lecteurs de GBM : ils ont fait l’objet d’études techniques ou historiques détaillées dans tel ou tel de nos 26 numéros précédents. Mais tant d’autres, à peine esquissés, sembleront atrocement courts, frustrants même par leur si brève évocation.
N’ayez crainte : quantités d’articles sont en préparation. Certains, déjà pratiquement achevés, n’attendant plus que le traitement graphique pour paraître dans GBM. Sans dévoiler tous les secrets de la rédaction, je puis vous annoncer l’imminence d’une grande étude sur les chars lourds et « super-lourds » et la suite de la saga des engins blindés de franchissement, parmi de nombreux autres sujets dans les tuyaux.
Pour bien mesurer la relation qui existe entre un guide-répertoire et une étude exhaustive, regardons chaque engin à travers une jumelle de grossissement de x 10 à x 300 : par exemple l’AMD « Laffly-Vincennes » méritera bien 10 pages dans un futur article. Et le char B, qui a la part du lion ici avec ses trois (?!) pages, finira par en peser 1 000, bataillon par bataillon, au fil des années.
Mais chaque chose en son temps. Pour l’heure, trois mots ouvriront ce numéro : suivez le guide.

NB. Mes excuses à vous tous, amis lecteurs. J’avais pensé pouvoir sortir ce numéro 100 entre deux numéros normaux. En fait, la tâche s’est révélée trop considérable pour le boucler en six semaines. Il m’en a fallu le double. Tant pis, les choses méritent le temps qu’on leur consacre. Merci de votre patience.

LA GERMANOPHOBIE...
(éditorial de François Vauvillier écrit le 15 décembre 2011 pour GBM 99)

Un coup de gueule pour commencer. Certes, le contenu même de GBM nous conduit, dans chaque numéro, à rappeler ce qui a opposé la France et l’Allemagne dans deux effroyables conflits. Certes dans nos pages, l’Allemagne, c’est l’ennemi, voilà un fait. Mais nos pages appartiennent à l’Histoire, voilà un autre fait. Aujourd’hui, entendre, dans la bouche de personnalités politiques médiatisées, des mots ou des expressions qui renvoient, pour demain, aux vieux démons d’avant-hier, me fait horreur. Allons ! Il n’y aura plus de grandeur française sans l’Europe. Et il n’y aura pas d’Europe sans la plus étroite, la plus intime cohésion entre la France et l’Allemagne. C’est un destin qui se joue en ce moment pour nos vieux peuples d’Europe. Ceci laisse toute sa place à l’Histoire mais aucune au passéisme.
... ET CE QUI NOUS RASSEMBLE
Rendez-vous samedi 11 février 2012, de 14 h à 18 h, à la librairie A&C, 8 rue de Crussol 75011 Paris, pour les signatures-dédicaces des deux plus récents ouvrages d’H&C consacrés à 1940. Les auteurs, Érik Barbanson (La 1re DLM au combat) et Arnaud Prudhomme (Bréguet 693) vous y attendent, stylo en main. J’y serai bien sûr pour vous accueillir et passer avec vous une sympathique après-midi sur le thème qui nous rassemble. Venez nombreux, si vous voulez avec vos ouvrages sous le bras. 1 Mais vous en trouverez aussi , bien sûr, la plus large sélection sur place. Enfin, une grande nouvelle : un numéro Cent, cela se fête, en beauté. Dans six semaines — c’est demain ou presque — vous aurez dans votre boîte aux lettres, ou sur le rayonnage de votre maison de la presse, un numéro qui fera date. Ne boudons pas notre plaisir : l’année 2012 sera fastueuse pour GBM, avec cinq numéros au lieu de quatre. Mais assez salivé sur demain. Aujourd’hui, c’est GBM 99. Le voici, pour vos Étrennes. Heureuse année 2012 à vous tous.
1. Stéphane Bonnaud (Chars B au combat) et Dominique Breffort (L’aviation française 1939-1942) feront un passage amical.

IL Y A DU GÉNIE DANS GBM
(éditorial de François Vauvillier écrit le 22 septembre 2011 pour GBM 98)

Non, ce n’est pas un péché d’orgueil (quoi que.. voir plus bas). Tout simplement, je l’annonce avec la formule qui convient, la quatrième arme fait son entrée dans nos pages autrement qu’à travers les transmissions. Voici donc un premier article de fond. Sur les ponts, ces ponts qui relient les hommes...
Mais assez pontifié. Je dois surtout vous présenter mes excuses, à vous tous amis lecteurs, pour le retard pris par ce numéro. Aucun collaborateur n’est en cause, vos illustrateurs préférés ont livré leurs splendides profils bien à temps, comme à chaque fois, merci à eux. Ce retard m’incombe, seul.
J’ai présumé de ma force de travail (le péché d’orgueil...). J’ai cru que je pourrais, tranquillement entre deux GBM durant l’été, mener à bien la supervision-réalisation intégrale d’un nouveau volume de 160 pages de L’Encyclopédie de l’armée française, consacré à La 1re DLM au combat. Ce ne semblait pas être un défi : toute la teneur rédactionnelle et les quelques 500 (!) photographies m’avaient été confiées par l’auteur de cette somme magnifique, Erik Barbanson, au début de cette année 2011. Je me faisais donc fort de gérer en un tournemain les 30 profils et les 15 cartes de l’ouvrage, et d’en programmer la sortie pour Noël.
Résultat : l’objectif est (presque) atteint. C’est-à-dire qu’il ne l’est pas tout à fait, et que vous devrez attendre — si peu — les Étrennes de janvier 2012 pour vous régaler de cet ouvrage d’un intérêt exceptionnel.
Entretemps, la réalisation de GBM 98 a pris un peu de retard et voilà pourquoi ce numéro ne paraît que début octobre, au lieu du 30 septembre.
Un mot pour finir, concernant notre couverture. L’accroche accompagnant notre logo a changé. Après réflexion, en laissant de côté quelques formules certes séduisantes telles « le magazine de la motorisation à la française » (l’une de mes favorites mais cela exclut les chevaux et c’était dommage) ou « le magazine du génie » qui eut pu être interprêté comme immodeste, il m’est apparu que la simplicité s’imposait. Aujourd’hui, votre magazine favori annonce encore plus la couleur : « 1914-1940, l’armée française ». Mais bien entendu, et cela désormais ira sans dire, GBM demeure, dans son domaine d’histoire militaire technique, LE magazine de l’inédit.
Je vous en souhaite une excellente lecture.

LA MÉMOIRE BIEN VIVANTE
(éditorial de François Vauvillier écrit le 17 juin 2011 pour GBM 97)

Roger Avignon nous a quittés. Dans sa 96e année, notre grand ancien a fait son adieu aux armes, après six décennies d’un inlassable travail d’historien sous le signe de la plus exigeante rigueur. Adieu aux armes dans tous les sens car, si Roger Avignon est connu de la communauté des passionnés pour l’acuité de ses recherches historiques, il était aussi un combattant de l’extrême avant en 1940, maréchal des logis au 93e GRDI, parmi les premiers au feu, chef de peloton d’éclaireurs motocyclistes. Le voici en Belgique le 10 mai, puis au bois du Mont-Dieu, sur le canal des Ardennes et à Tannay où, le 24 mai 1940, se jouera l’ultime journée de sa propre campagne.
Mais si notre ami n’est plus, le souvenir des combattants de Quarante demeure et demeurera. Nos lecteurs le savent, la mémoire dont GBM s’est vouée à être le support est, en premier lieu, celle des troupes motorisées. Ceci tient à la substance même de nos recherches, qui nous portent à mettre en lumière la réalité du moteur combattant et des hommes qui l’ont servi. Or ces forces mobiles se trouvaient incarnées à la perfection en la personne de Roger Avignon puisque celui-ci, ayant appartenu à la cavalerie motocycliste de 1936 à 1940, a ensuite œuvré sans relâche, autant pour la mémoire des unités et des personnels des chars de combat, que pour celle de ses anciens camarades, les cavaliers du 20e dragons de Limoges qui firent campagne en 1939-1940 au sein de différents groupes de reconnaissance.
Paradoxalement, l’œuvre mémorielle de Roger Avignon est beaucoup plus connue pour le volet des chars — en particulier les B 1bis — que pour la cavalerie motorisée, pourtant le creuset de ses premières années d’homme et à laquelle il a gardé, toute sa vie, l’attachement le plus vif. Aussi, pour affermir le souvenir de notre ami disparu, c’est tout naturellement vers cette page de sa propre histoire que nous nous sommes tournés. Nous vous proposons donc dans ce numéro les bribes de souvenirs cavaliers de Roger Avignon, avant et pendant la campagne.
Paradoxalement, cet homme si prolixe en détails historiques rigoureux concernant ceux qu’il a connus — « ça ne sert à rien d’écrire si ce n’est pas pour être précis », me disait-il — a laissé peu de témoignages le concernant personnellement. Nous avons réuni dans ce numéro, pages 54 à 63, les fragments que nous avons pu retrouver, avec l’humilité qui convient à cet exercice. L’histoire du 93e GRDI — son unité combattante de 1939-1940 — reste à écrire. Nous sommes ici, tout simplement, dans le souvenir de Roger Avignon et sur le chemin de sa mémoire.

UN GESTE À LA FRANÇAISE
(éditorial de François Vauvillier écrit le 21 mars 2011 pour GBM 96)

Il est de coutume, dans les pages de GBM, de parler des choses qui nous rassemblent : l’histoire militaire de France sous la plus longue République que notre cher pays ait connue à ce jour.
Or l’actualité internationale me conduit à déroger à cette règle. Déroger ? Ce n’est pas réellement le cas puisque je vais évoquer, en somme, le même sujet, mais transposé dans le temps présent.
Oui, j’ai retrouvé la France que j’aime lorsque, jeudi 11 mars, j’ai entendu comme vous tous, — et pour ma part avec stupéfaction je dois l’avouer — notre vieux pays, seul au monde, adresser le signe le plus fort qu’il fut possible de donner aux insurgés libyens, par la reconnaissance de leur jeune mouvement et par l’ouverture de relations diplomatiques, mettant fin du même coup à une période de relations proprement ignobles avec le régime de Tripoli.
Oui, ma fierté est immense d’être un citoyen de ce pays même, dont on hisse le drapeau dans une ville menacée par le tyran.
Oui, ma joie a été profonde de voir, le 17 mars, le conseil de sécurité des Nations-Unies se rallier à la position française, de force et de droit.
Au moment où j’écris, j’ignore évidemment ce qu’il sera advenu des événements lorsque vous-même lirez cet éditorial. Et je ne préjuge pas plus de la réalité future du nouveau régime libyen, s’il parvient, avec l’aide des Nations-Unies, à dégager l’homme-aux-fleuves-de-sang.
Qu’importe. Ce qui est en question ici n’est pas le regard que nous portons sur les autres, mais celui que nous portons sur nous-même.
Il est de seconde nature, en France, de constamment chercher derrière chaque geste, chaque déclaration, chaque posture, une intention cachée, un calcul, une arrière-pensée politicienne ou économique. Sans doute cela existe-t-il.
Mais à nouveau, qu’importe. L’actualité, qui n’épargne personne en ces temps de grands bouleversements et de grands désastres (1) nous offre au moins une occasion de nous réjouir, nous, Français.
Alors oui, je l’ai saisie, cette occasion. Et sans bouder mon plaisir.
1. Pour ne pas quitter l’actualité dramatique de ce mois de mars, j’adresse ici un salut chaleureux à l’un des collaborateurs les plus réguliers de GBM, dont vous appréciez la signature graphique dans chaque numéro, à de nombreuses pages : notre ami Laurent Lecocq, citoyen français qui a, de longue date, choisi de faire sa vie au Japon, à Tokyo, et avec qui, à chaque numéro, j’échange force courriels en vue de la réalisation de ses profils et mises en couleurs destinés à nos articles. Pour Laurent, le bouclage de GBM 96 s’est effectué avec la catastrophe pour toile de fond. Merci à lui d’être, envers et contre tout, fidèle au poste.

MOTS POUR LA FRANCE
(éditorial de François Vauvillier écrit le 17 décembre 2010 pour GBM 95)

En apprenant par hasard, à la TSF, que l’enseignement de l’Histoire de France risquait de se voir amputé de Napoléon et de Louis XIV au bénéfice de précieuses leçons relatant les très riches heures de l’Empire du Songhaï ou de celui du Monomotapa — puissant facteur d’intégration à la communauté nationale comme l’on a tout lieu de s’en féliciter — je me suis dit, in petto, que notre démarche dans GBM n’était pas entièrement vaine.
Comme beaucoup d’autres, dans notre coin, patiemment, sans désemparer, nous agissons un peu comme la voiture-balai derrière le tour de France, ramassant les épuisés, étanchant la soif des blessés (« Donne-lui tout de même à boire, lui dit mon père », Victor Hugo), réconfortant les découragés. Voici donc venu le temps des communautarismes. Bienvenue, en ce cas, dans le communautarisme de France, dont une succursale de saine renommée est ouverte ici même, à tous les citoyens de bonne volonté et à tous ceux qui, de par le vaste monde, aiment notre pays, notre langue et notre Histoire. À propos de communautés, s’il en est une qui me tient à cœur, c’est celle des chercheurs, des historiens éclairés, des pinailleurs de l’Histoire — je m’honore d’en faire partie — qui, par leurs inlassables recherches, font avancer chaque jour la limite des connaissances réputées acquises. J’aime ce perpétuel mouvement. Il me fait rappeler que, l’Histoire a beau avoir eu lieu une fois pour toutes, elle est constamment à écrire, réécrire et documenter, chaque lumignon niché dans une anfractuosité concourant à vaincre l’obscurité de la cité disparue.
Parfois — et même souvent —, l’écriture de tel ou tel point donne lieu à interpétrations divergentes. C’est le cas aujourd’hui dans GBM, à travers les Libres propos successifs parus dans le précédent numéro et dans celui-ci. Il est bon que nos pages s’ouvrent ainsi à l’expression de chercheurs de valeur. Mais la parution trimestrielle se prête mal à des joutes réitérées ; aussi le sujet en question, s’il doit se poursuivre, sera-t-il désormais relayé sur la grande toile (dans la section GBM du forum www.atf40.fr). Notre rubrique Libres propos reste bien sûr ouverte à tous autres sujets et à tout intervenant qui, comme eux, prendra la peine de ciseler ses mots pour parfaire l’expression de sa pensée.
Ah, ciseler ses mots... Pas facile lorsqu’il faut annoncer une augmentation du prix de votre magazine de chevet, que dis-je, de cette véritable encyclopédie trimestrielle que constitue GBM. Mais je sais que vous mesurez à sa valeur la somme documentaire représentée par la parution de votre revue favorite. Et ce numéro-ci ne déroge pas à la règle : le magazine de l’inédit, décidément, résolument.

MISES EN ORDRE
(éditorial de François Vauvillier écrit le 21 septembre 2010 pour GBM 94)

Notre politique rédactionnelle née à la rentrée 2006 — proposer une documentation historico-technique sans faille sur l’armée française de 1914 à 1940 — fête ses quatre ans d’existence.
Cet anniversaire encore modeste méritait que je fouille dans ma documentation pour trouver un beau sujet à vous offrir, à vous les abonnés, fidèles d’entre les fidèles. Voilà qui est fait avec un nouveau fac-similé, cette fois sur le char léger Renault R 35, qui sera disponible courant octobre.
En vous réabonnant massivement, en vous abonnant si ce n’est déjà fait, vous assurez la pérennité de ce magazine unique et irremplaçable qu’est GBM.
Quatre ans, 21 numéros sortis, environ 1 800 pages de documentation inédite, à la présentation homogène et à l’architecture structurée. Avec ce 21e numéro de la formule GBM, la mise en ordre des données commence à faire réellement sentir sa marque, comme maints points saillants me conduisent à l’observer. Par exemples :
- sur les chars, en associant les signatures et en croisant les informations, nous proposons de nouvelles avancées dans la connaissance : d’obscurs dispositifs sont à présent documentés dans leurs moindres détails ; et la liste des chars B inconnus se réduit singulièrement, les énigmes disparaissant une à une devant l’analyse ;
- sur l’artillerie, quelle satisfaction de voir croître au fil des numéros une encyclopédie des matériels avec — aujourd’hui — ce point de plus, la convergence entre la petite histoire et la grande ;
- sur la motorisation, malgré tous les articles déjà publiés, malgré l’existence des ouvrages fondateurs, j’éprouve le sentiment que le présent Dossier panoramique constitue ce qui nous manquait jusqu’alors : la pierre de fondation sur laquelle pourra s’appuyer désormais un catalogue général de l’industrie automobile française sous l’uniforme, sur la base de son type le plus représentatif, le camion bâché.
- sur les transmissions, l’absence très momentanée d’Aimé Salles et la présence d’un petit article-interlude montrent à quel point aussi le sujet est approché dans son entièreté.
Autant de mises en ordre que nous avons entamées il y a quatre ans et qui sont en chemin, tant il reste à écrire et à documenter. Nous poursuivons donc cette œuvre encyclopédique collective qu’est GBM, d’une part avec l’immense plaisir que procure sa réalisation, d’autre part avec le sentiment, la certitude même, que ce travail est apprécié et qu’il contribue à développer les passions historiques les plus salutaires, celles qui touchent au patrimoine national et à la mémoire de nos pères.

BILAN À CHAUD
(éditorial de François Vauvillier écrit le 18 juin 2010 pour GBM 93)

Le bilan que l’on peut dresser, à chaud, de ce 70e anniversaire n’est pas mauvais.
Je ne parle pas ici de la passion, chaque fois renouvelée, qui vous anime, chers lecteurs (1). Je ne parle pas de la foi, de l’entrain et du cœur extraordinaires qu’ont mis tous les participants aux commémorations de mai et de juin, à qui ce numéro 93 réserve — c’est justice — une dizaine de pages, et à tous ceux qui ont organisé expositions, conférences et événéments divers, si modestes puissent-ils paraître.
Ce qui a été fait par vous, par nous, a été une œuvre utile, utile pour l’édification du public, utile pour la mémoire de nos anciens. Et bien sûr nous recommencerons. Chaque année pourquoi pas, car 2020 semble loin. En tout cas dans chaque numéro de GBM, nous continuerons de montrer en images, de relater, de faire comprendre.
En disant que le bilan n’est « pas mauvais », je veux parler de celui des grands médias. Certes, un certain nombre de poncifs a encore été lu, vu et entendu. Mais il y a eu aussi une certaine instillation de l’idée que l’armée française dans son ensemble ne s’est pas évaporée en mai-juin 1940, qu’elle a fait payer à l’ennemi sa victoire.
On ne saurait demander l’impossible. Soyons optimistes, voyons le verre à moitié plein et continuons, en toute bonne occasion, d’enfoncer le clou.

EQUILIBRE NATUREL
À présent, je veux dire un mot à ceux des lecteurs de GBM qui sont des passionnés du matériel français de la Grande Guerre. Après la parenthèse du précédent numéro, spécial à tous égards, voici le retour à l’équilibre naturel des sommaires avec trois beaux sujets sur 1914-1918.
Je dis bien « équilibre naturel » car, à aucun point de vue, il n’est possible, pour comprendre ce qu’a été l’armée française de la IIIe République dans ses aspects matériels, de négliger l’un quelconque de ces éléments formant un tout. Comment ce chef d’œuvre de mécanique qu’a été le 155 du chef d’escadron Rimailho a-t-il été empêché d’être plus présent sur le champ de bataille en 1914, et pourquoi tire-t-il si court ? De quel chemin sinueux est sortie la première des automitrailleuses françaises de grande série à tourelle ? Pourquoi l’armée française a-t-elle redécouvert, en son temps, les vertus du pigeon voyageur ? Autant de questions qui trouvent réponses et illustrations — et quelles illustrations — dans les pages de GBM. Naturellement.

(1) Et je n’oublie pas, au premier rang des lecteurs, chacun des auteurs qui lit et relit son article avant parution, vérifie chaque phrase et chaque information, afin que soit donnée, au départ à l’imprimerie, la version la plus aboutie possible au regard de la documentation disponible.

VU DE FRANCE
(éditorial de François Vauvillier écrit le 19 avril 2010 pour GBM 92)

Ce 70e anniversaire inviterait-il les Français à revisiter leur mémoire, ou la mémoire de leurs pères, de nos pères ? En tout cas, nous sommes servis, l’événement en est bien un, tout au moins en ce qui concerne les publications de presse et de livres ainsi que les diverses émissions et chroniques qui se déroulent déjà ou s’annoncent dans les média audiovisuels.
Nous avons, pour notre part, voulu donner un relief particulier à ce numéro. Ainsi, nous convions nos lecteurs réguliers à diverses réflexions sur 1939-1940 et sur l’avant-guerre (1) qui outrepassent le cadre usuel de notre propos rédactionnel. Et à tous ceux qui nous découvrent parce qu’ils ont été sensibilisés au sujet par les média, ou simplement interpellés par notre couverture, je souhaite de tout cœur la bienvenue dans les pages de GBM.
Sachez tout d’abord que notre, votre, magazine, s’intéresse de manière permanente, non pas seulement circonstancielle, au drame de 1940.
Notre ligne rédactionnelle consiste à traiter de la question, sous ses différents aspects, en veillant à porter un regard franco-français, le cas échéant franco-allié, sur la problématique du début de la Seconde Guerre mondiale. Ce point est de principe. Il repose sur la constatation que l’étude de l’immense conflagration accorde, d’une manière partout générale, la part du lion aux puissances que sont l’Allemagne d’une part, les Alliés dans la seconde moitié de la guerre, d’autre part. « Les choses étant ce qu’elles sont », GBM se fixe, depuis bientôt quatre ans de parutions, un objectif de rééquilibrage global. Votre magazine représente donc, dans la presse francophone spécialisée, la voix de la France — et la voie de la France —à une certaine période de son histoire militaire.

1940, LA GUERRE FOUDROYANTE
Mais nécessairement, à travers cette démarche, transparaît l’ombre de celui par qui le malheur est arrivé. Abordant l’ennemi d’alors en filigrane, travaillant sur la vision qu’on en avait en France à l’époque, qu’elle n’a pas été ma surprise de découvrir, au hasard d’une note de bas de page, une traduction inhabituelle du mot Blitzkrieg. En juin 1939 (vous avez bien lu, en juin 1939), un auteur français proposait, à côté du guerre-éclair aussi classique que peu explicite, une traduction lumineuse de sens : la guerre foudroyante. Cette formule d’excellent français me va bien.

(1). Je présente mes excuses à ceux de nos lecteurs passionnés par les armées françaises de la Grande Guerre. Ce numéro étant tout entier consacré au 70e anniversaire de la campagne de mai-juin 1940, ils n’y trouveront pas leurs sujets de prédilection. Ceux-ci seront de retour dès le prochain numéro.

POUR MÉMOIRE
(éditorial de François Vauvillier écrit le 16 mars 2010 pour GBM 91)

Les journalistes, les gens de communication, les politiques, la société en général, nous tous, aimons les comptes ronds, les chiffres ronds. Surtout en matière d’anniversaire.
Avec 1940, avant même de parler de commémoration, nous sommes déjà servis par le millésime : ce zéro final a quelque chose de ponctuant. Comme si cela devait arriver, comme si notre destin avait basculé sur le pivot faussé de ce cercle ovalisé.
Mais les dates sont comme les mots, on leur fait dire ce que l’on veut entendre ou ne pas entendre. Si nous étions Anglais, nous nous apprêterions à célébrer leur plus belle heure (" Their finest hour ", la bataille d’Angleterre des pilotes de la RAF) Si nous étions Allemands, nous ne célébrerions nul triomphe car cela est fort mal vu chez eux. Et si nous étions aborigènes, et bien, nous nous moquerions de cet anniversaire comme de l’an quarante.
Mais nous sommes Français, ce qui, rapporté au contexte de 1940, n’est pas la situation la plus enviable. Car d’un côté, nous avons sur les épaules ce fameux devoir de mémoire invoqué dans notre beau pays chaque jour — peut-être plusieurs fois par jour, à bien écouter —, et de l’autre, nous sommes dans l’anxiété du choix de la mémoire qui sera mise en branle pour nous formater.
Car la mémoire est plurielle. Il y a la mémoire des uns et la mémoire des autres. La mémoire qui rassemble et celle qui divise. La mémoire qui encense et celle qui condamne.
En réalité, la mémoire est un agent à haut pouvoir sélectif, au service de causes, de la même façon d’ailleurs que l’enseignement de l’Histoire est, de tous temps, un instrument entre les mains des états.
Notre mémoire à nous, ici, dans ces pages, est et sera celle de nos pères. Ce n’étaient pas tous des héros, et ce n’étaient certainement pas des salauds. C’étaient juste des Français de l’an quarante qui, aux armées, sous l’uniforme de la République, avec à la main les armes payées par l’impôt — des armes pas si mauvaises que cela — n’ont pas compris pourquoi, d’un seul coup, tout ce en quoi ils croyaient, et tout ce qui faisait leur quotidien, s’est effondré.
Nous leur consacrons, dans quatre semaines, un numéro spécial, avec notre façon à nous — à la GBM — d’illustrer et d’expliquer. Ce sera un numéro important, vous y trouverez des choses surprenantes, des approches différentes, et assurément de quoi nourrir votre réflexion.
Rendez-vous donc dans un mois, dans toutes les maisons de la presse (nos abonnés le recevront automatiquement), pour ce GBM 92 dont, en ce 70e anniversaire, je n’aurais voulu vous priver pour rien au monde.

EN CE 70e ANNIVERSAIRE
(éditorial de François Vauvillier écrit le 14 décembre 2009 pour GBM 90)

Ce n’est pas sans émotion que j’ai reçu, il y a peu, une très belle et bonne lettre d’un ancien de 1940 (3e DLC), Fernand Barrachet, ayant servi sur AMR 33. Lettre fort documentée et illustrée de photographies évidemment inédites. Un petit dossier, à paraître dans notre prochain numéro, passionnera j’en suis sûr nos lecteurs.
Ému, oui, car nous abordons cette année du 70e anniversaire avec un pincement de cœur : ces hommes qui ont « fait » la campagne de mai-juin 1940 ont aujourd’hui, pour les plus jeunes d’entre eux, quatre-vingt dix printemps. Réjouissons-nous de les savoir parmi nous et honorons-les.
Certes, « on ne célèbre pas les défaites » et il ne faut guère s’illusionner sur une implication massive de la puissance publique en mai et juin prochains. L’État sera, n’en doutons pas, essentiellement orienté sur la commémoration de l’Appel du 18 juin.
Cela ne doit pas nous décourager. Parce que l’Appel du général de Gaulle est, par nature même, le prolongement du drame en vue de renverser un destin contraire : selon le mot de Churchill, c’était parce que cette guerre commençait infiniment mal qu’il fallait la continuer. Les Britanniques, c’est vrai, disposaient d’une barrière naturelle incomparable. Ce fut la chance de toute l’Europe.
Mais ce dont nous parlons ici, c’est bien plutôt du lien fusionnel qui existe entre la terre de France et les soldats de France. Or ce lien se trouve rompu — disons interrompu — par le désastre militaire sur le sol national, et c’est en cela que la société française vit atrocement mal, aujourd’hui encore, les événements de mai-juin 1940. Il appartient aux historiens — c’est notre vocation — de mettre cette déchirure en perspective.
En composant et réalisant le présent numéro, tout particulièrement en rédigeant ce grand article sur les premières automitrailleuses en France, j’ai découvert un fait qui m’a surpris : il a existé à ce moment-là, en août-septembre 1914, une psychose des blindés ennemis (« un millier d’autos-mitrailleuses blindées » disait la rumeur) lancés à vive allure sur les routes, très en avant des gros de l’armée impériale allemande, semant le désarroi et même l’angoisse dans tout le Nord-Est du pays.
Cette psychose — car il n’y eut qu’une poignée de voitures ainsi équipées — reposait sur une réalité : celle d’un désastre militaire qui semblait irrémédiable avant que ne survienne le fort justement nommé « miracle » de la Marne.
En 1940, il n’y eut pas de miracle sur le champ de bataille. Cela ne retire rien à tous ces hommes, nos pères et nos grands-pères qui, en ces jours tragiques, ont fait leur devoir. Et souvent plus.
 

ALLEMAGNE 40, FRANCE 2
(éditorial de François Vauvillier écrit le 15 septembre 2009 pour GBM 89)

En 1940, nous n’avons peut-être pas perdu la guerre, mais nous avons perdu, assurément, une grande bataille. Le score est sans appel.
Aujourd’hui, sur nos petits écrans, la victoire posthume des images de M. Goebbels est toujours aussi écrasante. Je veux parler des deux premiers épisodes de la série colorisée Apocalypse que l’on nous a présentée, sur France 2, comme un événement, « la guerre comme nous ne l’avions jamais vue ». Mais si, cette guerre en images, ces images de la guerre, nous les avions déjà vues, pour l’essentiel.
Soyons positifs : qu’avons-nous revu de bien ? D’excellentes séquences, trop rares, très émouvantes (la salle de classe de mai 1940 ou la reddition sur le vif de l’équipage blessé et sonné du Bourrasque, par exemples) et quelques belles scènes militaires ragaillardantes (Narvik, l’embarquement d’un bataillon de Légion à Sidi-bel-Abbès) auxquelles une couleur en demi-teinte, plutôt réussie — aux détails d’écussons et de képis près — ajoute une note de proximité.
Et qu’avons-nous entendu de réconfortant ? Une  voix off nous dire que « nous avions plus de chars que les Allemands » et que « en Belgique, ou autour de Dunkerque, nos soldats s’étaient bien battus ».
Nous devrions donc être contents, dans notre malheur. Pourtant, nous ne le sommes pas. Non parce que le propos est très simplificateur — il l’est forcément pour le grand public — ou que la campagne ait donné l’air de prendre fin à Dunkerque, ou encore que les inextirpables âneries préambulaires sur les « lanciers polonais qui chargent à cheval les Panzer » (sur des images de chevaux d’attelage tués) nous aient agacé plus que de coutume. Non, tout cela était si attendu, si convenu d’avance, que le contraire seul eut eu la saveur du jamais vu.
Non, ce qui est navrant dans cette filmographie des années 1939 et 1940 — ou est-ce dans son montage ? —, c’est qu’elle fait la part morbidement belle à l’haïssable exhibition des forces de la nation de proie qu’était l’Allemagne de ce temps.
Il n’a donc pas suffi de perdre la campagne en 1940. Nous continuons de la perdre par l’image, envahie de l’ennemi vainqueur, assommante du trop-plein des nôtres vaincus.
Il reste, sur 1940, des images positives à montrer.
Il reste, sur 1940, du grand cinéma à réaliser.
Certes, il n’est pas aisé de transformer 1940, sans travestissement de la vérité, en quelque chose de présentable. Mais ce qui est difficile est tellement plus motivant. Je, nous, vous, nous y employons.

Alors Vauvillier, vous dormez ?
(éditorial de François Vauvillier écrit le 17 juin 2009 pour GBM 88)

Parmi les nombreux courriers et courriels reçus ce trimestre, l’un d’eux, joliment tourné, me pose deux questions d’intérêt si général qu’il me fournit la matière du présent éditorial, ce dont je remercie ici mon interlocuteur avec chaleur. La première de ses deux questions est ainsi libellée :
« Je viens d’acheter le n° 5 de TankZone et je tiens à féliciter son rédacteur en chef, ainsi qu’Histoire & Collections, pour cette revue de très grande qualité. Je n’ai qu’un seul regret : l’absence de l’article sur le char FT qui y était annoncé depuis le début de votre série sur les premiers chars français (édito de GBM 86). Je n’imagine pas que vous l’ayez passé aux oubliettes. Avez-vous déjà reprogrammé sa publication ? »
Ah, je savais bien qu’en attaquant d’arrache-pied le chantier du fameux Tome 4 de la Ligne Maginot (il a énormément avancé, vous l’aurez, c’est juré, à la rentrée), tout en écrivant la moitié de ce présent numéro et en reprenant mes études sur les casques français pour les Dossiers Militaria, il me faudrait faire l’impasse provisoire sur au moins un sujet. Le pauvre FT a fait les frais de mon inconstance. Ce n’est que partie remise, bien sûr.
La seconde question est partagée par plusieurs lecteurs, qui me l’ont posée sous diverses fomes mais, décidément, j’aime bien la tournure de mon interlocuteur du jour, qui écrit :
« La parution de cette série d’articles dans TankZone m’amène à vous poser une question : dans l’éditorial de GBM 78, vous exprimez votre conviction qu’il y a “ continuité totale ”, sur le plan des matériels de l’armée française, entre la Grande Guerre, et même la fin du XIXe siècle, et la campagne de mai-juin 1940. Alors, puisque GBM est LA revue dédiée à cette période, pourquoi ces articles n’y ont-ils pas été publiés ? La réponse : “ parce que je suis le patron ” serait un peu courte mais néanmoins acceptable. »
La suggestion est tentante, mais je choisis une autre réponse. À mon tour sous la forme d’une question, posée à tous : quel article de chaque numéro de GBM aurait-il fallu supprimer pour y loger ma série sur les chars de la Grande Guerre ?
Pas facile, non ? Dans GBM, on aime tout et je ne peux pas rajouter indéfiniment des pages.
Moralité, ne nous plaignons pas que la mariée soit trop belle. Aujourd’hui, le passionné de matériel français 1914-1940 n’est plus un parent pauvre de la documentation. Il a, en abondance, du grain à moudre. Mais gare à moi si je lui fais défaut.

Que GBM soit une fête
(éditorial de François Vauvillier écrit le 16 mars 2009 pour GBM 87)

Un instant de libation dans la crise mondiale, notre dévorante passion le mérite bien.
Avec ce numéro 87, je réponds à un désir qui a été exprimé à maintes reprises ces derniers mois : puisque GBM est maintenant trimestriel, pourquoi ne pas nous l’étoffer, nous l’épaissir ? Et bien, c’est fait. Avec cent pages, voici un vrai menu de fête, arrosé comme il se doit par une carte des vins que nous propose le 49e BCC et ses chars B aux noms des grands crus de France.
La formule « plus » de GBM que vous avez entre les mains est aussi pour moi l’occasion de donner corps à un projet qui, à en croire vos courriers et les diverses interventions sur les forums, répond à une réelle attente : un développement de la matière dévoilée dans L’Automobile sous l’uniforme.
J’ai dit et écrit que la réédition en tant que telle de cet ouvrage datant de 1992 n’était pas à l’ordre du jour. Je le maintiens : car si le fond documentaire demeure, le propos nécessite une étoffe nouvelle, une refonte de l’illustration et une mise en perspective historique. Telle est l’approche que j’ai adoptée pour ce premier dossier panoramique de GBM : prendre un sujet à son origine — l’aube de la motorisation et 1914 — pour le conduire sans discontinuité jusqu’à l’étape cruciale de 1940.
Voici donc, en commençant par le commencement, les motos solo de l’armée française traitées sur leur premier quart de siècle d’existence, historiquement le plus dense et le plus fourni.
Ceux qui possèdent leur exemplaire de L’Automobile sous l’uniforme reconnaîtront l’approche et la construction du propos, mais il pourront aisément constater que ce qui occupait à peine 7 pages émaillées de 18 photos, représente aujourd’hui 24 pages et 80 illustrations, dont seulement une douzaine d’incontournables reprises. Et tous, que vous ayez ou non l’ouvrage d’origine, vous disposez maintenant, avec ce numéro, de l’ensemble de l’information initiale, mise à jour, complétée et réorganisée pour une présentation encore plus synthétique du sujet, tout en incluant nombre de modèles qui n’avaient pas encore été documentés.
Certes, je vous demande un effort sur le prix de votre magazine préféré, devenu trimestriel.
Mais mesurez bien la densité et l’originalité de la documentation que vous obtenez en contrepartie, ainsi que le caractère unique de GBM. Nous sommes ici dans l’introuvable ailleurs. Pour nous tous, ce magazine, le nôtre, est une fête.

Deux chenilles, deux histoires parallèles
(éditorial de François Vauvillier écrit le 15 décembre 2008 pour GBM 86)

En bouclant ce numéro de GBM, après avoir entamé simultanément dans notre nouveau bimestriel Tank Zone une saga sur les chars français de la Grande Guerre, je souhaite partager avec vous ma réflexion sur le fond du sujet : la chenille, les chars et les tracteurs d’artillerie sont historiquement inséparables. Pour cette raison, il est plus facile de mener de front deux études qui se développent en parallèle — exactement comme dans la réalité —, que de traiter un jour l’une, et beaucoup plus tard l’autre.
Par ailleurs, nous avons coutume, dans les colonnes de GBM, de faire du « franco-français », ce qui est la raison d’être de votre magazine favori. Cependant, en matière de chenilles, même si nous pouvons lancer un coup de chapeau à l’illustre Clément Ader et à l’obscur capitaine Levavasseur, force est de reconnaître à nos amis britanniques la primeur de l’application du procédé à un tracteur automobile, et à nos amis américains de l’avoir développé et commercialisé avec succès, en tant que machine agricole. Je résume à grands traits dans ce numéro la naissance de ce mode de propulsion convenant seul au terrain bouleversé. Il permettra à la France de se doter d’une artillerie spéciale — les chars, fort connus — mais aussi d’étonnants tracteurs chenillés qui le sont infiniment moins. À cet égard, il revenait bien sûr à GBM, le magazine de l’inédit, d’accueillir la partie la plus ardue de ce grand et noble sujet : l’arrivée presque fortuite puis l’expansion de la chenille dans l’armée française.
Pour finir sur une note plaisante en cette période d’étrennes et de trève des confiseurs, voici enfin les reliures que vous avez été nombreux à demander. J’ai eu le plaisir de mettre en place dans la mienne les douze premiers numéros de GBM. Et bien, voilà le premier tome d’une Encyclopédie qui pèse son poids.

Prochain numéro : GBM 87 le 31 mars

GBM devient trimestriel...
(éditorial de François Vauvillier écrit le 18 septembre 2008 pour GBM 85)

Chers abonnés, chers lecteurs,
Autant commencer par cette nouvelle. Maintenant, en voici les raisons, sans langue de bois.
En ma qualité de président-directeur général d’Histoire & Collections, je me dois avant tout à mon entreprise ; et il m’est nécessaire de libérer plus de temps pour la conduite des affaires et la politique rédactionnelle d’ensemble.
Précisément, Histoire & Collections lance, au moment même de la sortie de ce numéro de GBM, un nouveau magazine bimestriel sur l’histoire des blindés des principaux belligérants (Allemagne, États-Unis, Grande-Bretagne, Union Soviétique, etc.). Ce magazine, qui s’appelle Tank Zone (sous-titre blindés • canons • moteurs), comprend des sujets français (dans le premier numéro, l’artillerie divisionnaire en 1940 et les automitrailleuses en Indochine 1945-1954), car j’ai voulu que la France soit présente aussi, et largement, dans un magazine d’H&C à sujets internationaux.
Mais d’autre part, je ne veux à aucun prix modifier la politique rédactionnelle de GBM que vous aimez et que j’aime, et je veux aussi continuer d’apporter à GBM ce soin infini que vous percevez dans chacune de ses pages. Or, ce soin requiert, c’est logique, un temps infini de réalisation, que je tiens à assurer personnellement.
C’est pourquoi, face à cet ensemble de données, j’ai pris la décision de trimestrialiser provisoirement GBM, le temps d’installer notre nouveau titre, le temps aussi d’organiser les nouveaux contours de notre rédaction.
Pour GBM, rien ne change au niveau des abonnements, qui continuent d’être pris pour six numéros. Et rien ne change, bien sûr, quant à son contenu : toujours la qualité optimale, et toujours une focalisation sans partage sur vos, sur nos, sujets favoris qui en font la spécificité.
Ce numéro renferme, en pages centrales, l’index des deux premières années. Une étape considérable. Déjà l’œuvre prend ses contours, nous avons des années devant nous. Et je fais mienne cette phrase que je lis en bas de presque tous vos courriers : oui, longue vie à GBM !

Prochain numéro : GBM 86 le 30 décembre

GBM devient GBM
(éditorial de François Vauvillier écrit le 16 juillet 2008 pour GBM 84)

« Ressemble à ce que tu es », disaient avec sagesse les Anciens.
Depuis maintenant presque deux ans, Histoire de Guerre, Blindés & Matériel s’est imposé auprès des passionnés qui savent exactement ce qu’ils vont y trouver : une « doc infernale, incroyable, stupéfiante » — comme le répète en leitmotiv votre courrier — sur des sujets impossibles à trouver ailleurs dans la presse spécialisée.
Ce numéro 84 marque un nouvel approfondissement de notre politique éditoriale consistant à puiser aux archives directes (constructeurs, établissements, unités, anciens) la substance qui fait de GBM ce magazine unique, littéralement truffé de photos inédites, de profils créés spécifiquement et de textes historiques et documentaires jamais lus nulle part auparavant.
À cet égard, l’article sur les autos blindés ACG1 du corps de cavalerie belge de 1940 est particulièrement exemplaire de l’approche de GBM, puisqu’il s’agit du fruit de deux recherches en archives menées pendant plusieurs années en parallèle, à Bruxelles et à Paris, et qui se sont trouvées réunies pour qu’enfin soit écrite la vérité sur ce sujet passionnant.
Nous évoquons la couverture, restons-y. La forme graphique de notre logo jusqu’au dernier numéro créait une certaine hésitation : le titre de votre magazine favori était-il l’ancien Histoire de Guerre, ou le nouveau Blindés & Matériel, ou la synthèse des deux ainsi que je le conçois ?
Conscient de ce problème, j’ai dès l’origine imposé, dans les textes, les notes, les renvois, le sigle GBM. Et avec ce n° 84, j’ai pris la décision d’aller au bout de la logique, en traduisant graphiquement ce qui est devenu pour tous une facilité de langage fort commode. GBM devient donc GBM. Vous n’y serez pas perdus, puisque vous y êtes chez vous.

NOTRE COMMUNAUTÉ
(éditorial de François Vauvillier écrit le 16 mai 2008 pour GBM 83)

Depuis le lancement de GBM, j’ai pu apprécier l’impact très profond du magazine dans les principales composantes de son public.
D’une part les amateurs d’histoire militaire pointue et exigeante : la grande histoire, l’histoire des unités et des opérations, mais aussi les histoires des lieux, les histoires des hommes et des destins individuels. Des lecteurs qui, souvent — presque toujours même —, puisent leur passion pour le sujet dans le creuset familial et dans la mémoire de nos pères. À cet égard, GBM s’inscrit, avec humilité et respect, dans la réalité d’un enracinement perceptible au plus haut point à travers le courrier que vous nous adressez.
D’autre part les passionnés de maquettes, à qui ce magazine fournit tant de nouveaux sujets d’inspiration et des détails d’une extrême précision sur les véhicules et les matériels, leur permettant de réaliser des modèles réduits à leurs échelles favorites, en s’approchant du « zéro défaut ». J’écris « s’approchant » car, en maquettes comme en profils et illustrations couleurs (encore une cinquantaine dans ce numéro), l’absolue perfection demeure cet horizon dont la désagréable particularité est de rester toujours au loin, malgré les pas de géant que l’on fait vers lui.
Dans ce portrait du lectorat de GBM, je m’en voudrais de ne pas reconnaître aussi les passionnés de matériel grandeur nature qui, encore trop peu nombreux sur les thèmes français, préservent et mettent en valeur un patrimoine historique et technique de premier plan. À ce sujet, un scoop attend tous nos lecteurs page 9 de ce numéro 83.
Enfin, tout près de nous, il est un important lectorat qui a partagé avec notre pays les épreuves des deux guerres mondiales et qui nous fait l’amitié de s’intéresser à GBM. Et bien, c’est avec joie que j’annonce l’ouverture de la frontière sur le Quiévrain. Dans ce numéro, un premier article, à caractère stratégique, met en relief la problématique de la Belgique dans les années qui précèdent la Seconde Guerre mondiale. Et, dans notre prochain numéro, place au matériel, avec un sujet franco-belge de poids, l’ACG 1.
Aujourd’hui, le mot à la mode est communautés. Je ne l’aime guère ainsi, je le préfère au singulier. LA communauté de GBM me va bien.

POTION D’AVRIL
(éditorial de François Vauvillier écrit le 14 mars 2008 pour GBM 82)

Si GBM était un quotidien, il serait facile d’y glisser l’un de ses poissons qui font la tradition du 1er avril en général, et du noble métier de journaliste en particulier.
Mais dans le cadre d’un bimestriel d’histoire technique, l’exercice est plus délicat. Je me souviens pourtant d’avoir lu et vivement apprécié, il y a un bon moment déjà (euphémisme), dans un magazine mensuel d’histoire aéronautique par ailleurs fort sérieux et réputé, l’édifiante histoire d’un curieux avion prototype allemand d’avril 1945, le « Klagenfurt Kl 293 » (ou quelque chose d’approchant, les fanatiques d’aviation le retrouveront aisément) qui présentait l’étrange particularité de décoller au bout d’un cable, sous l’effet de la force centrifuge : un dossier bien ficelé, si j’ose écrire. Je me suis fait balader pratiquement jusqu’au bout de l’article en question.
Mais ce n’est pas le type de poisson que je souhaite voir nager dans les pages de GBM. Et si je suis enclin à laisser l’esprit vagabonder autour de nos thèmes de prédilection, je préfère que ce soit à travers des projets techniques bien réels même s’ils n’ont pas abouti (comme notre série en cours sur le char G 1, dont l’achèvement est reporté au prochain numéro), ou par le développement d’hypothèses historiques fondées, telle celle du « 15 mai 1940 » exposée dans GBM 81.
Mais dans ce numéro-ci, parce que justement c’est un numéro d’avril, il n’y a rien, absolument rien qui ne soit de stricte réalité : l’invraisemblable tracteur six roues Saurer 1939 à moteur central (page 17) est véridique, même si les traces photographiques en sont, pour l’heure, fragmentaires. La liste des AMD de l’escadron dépeint par Guy de Chézal dans son célèbre ouvrage (page 50) est une réalité romancière de l’époque. Le premier régiment d’artillerie de 75 porté sur tracteurs Jeffery a bel et bien été créé un 1er avril (page 25). Il a bien existé un « éléphant de Normandie » (page 73) qui demeure une énigme. Et il s’est bien trouvé un auteur pour prédire avec force que 1940 serait « une année de grandeur française » (page 6).
Le dernier dossier évoqué, dont toutes les citations sont, au mot près, la transcription d’extraits de l’opus original, sera, à votre attention chers lecteurs, ma potion d’avril.

DEUX ECLAIRS, UN FATAL
(éditorial de François Vauvillier écrit le 16 janvier 2008 pour GBM 81)

À l’intérieur du champ d’investigation serré de GBM, et du fait même de cette concentration, la très grande diversité des sujets et des approches est l’un des points qui m’importent le plus.
Si le matériel blindé, comme l’on peut s’y attendre, tient la vedette, je fais toujours en sorte que le sommaire de chaque numéro reflète la gamme étendue du matériel employé par l’armée française dans les deux guerres mondiales. Éventail certes encore terriblement partiel, nombre de sujets très importants n’ayant pas encore été même effleurés. Pourtant, que de chemin déjà parcouru. Par exemple, dans le domaine de la radio, l’étude systématique des différents postes. Ou, pour l’artillerie, le passage en revue, tous les deux mois, d’un modèle significatif. Aujourd’hui, quel plaisir de traiter ce chef d’œuvre technique qu’est le 155 GPF, matériel choisi en 1917 par les États-Unis pour doter leur jeune armée et qu’ils maintiendront en service, comme nous, pendant près d’un quart de siècle.
À côté de ces héros d’acier, objets animés ou inanimés qui ont — nous le savons — leur âme propre, il y a les hommes, dans leur immense diversité mais tous confrontés à la guerre.
Il y a ceux dont le métier est de la faire, qui s’y préparent ou qui la préparent, avec des fortunes diverses et, hélas pour nous en 1940, malheureuses au plus haut niveau. Pourquoi l’éclair de raisonnement du général Gamelin à l’aube du 15 mai ne s’est-il pas accompagné de la trempe qui fait le chef de guerre ? Derrière notre généralissime, l’ombre d’un Joffre n’a pas percé. Le « mystère Gamelin » a coûté cher à la France et au monde libre.
Et il y a ceux, les plus nombreux, qui s’y trouvent plongés par le hasard et la nécessité et portent sur la chose militaire le regard de Candide. Ainsi le docteur Henry Fleury, jeune médecin généraliste exerçant à Saint-Symphorien en 1939, mobilisé au 7e BCC, témoigne en termes imagés de sa guerre. En lisant ses regrets, d’une part que l’armée n’ait pas conservé en 1939 les vieux Berliet de 14-18 « plus sûrs », et d’autre part que son ami le lieutenant de Tchaguine « bien entendu, n’a et n’aura pas sa dotation complète » de canons antichars dernier modèle, je me suis dit in petto : voilà encore un paradoxe bien de chez nous.
En automne 1914, l’armée française manquait de TOUT. Qui s’en souvient ? Un an, puis deux ans, puis quatre ans d’un effort industriel sans précédent l’ont transfigurée. En 1940, la même mutation l’attendait, bien plus vite. Mais la guerre fut plus rapide encore. Comme l’éclair.

L’AN DEUX A DÉBUTÉ
(éditoral de François Vauvillier écrit le 19 novembre pour GBM 80)

Ce numéro 80 ouvre la seconde année de GBM. Une première démonstration est faite : notre sujet favori ne s’est pas épuisé en six numéros et cinquante articles. Confidence, je n’avais aucune espèce d’inquiétude à ce sujet.
La seconde démonstration était moins évidente : y aurait-il suffisamment de lecteurs pour justifier le maintien d’une formule aussi spécifique, aussi pointue ? Et bien la réponse est OUI. Certes, la cocarde tricolore fait moins recette que la croix noire ou l’étoile blanche mais, cela aussi, je le savais. L’important était de faire entendre une voix innovante. Cette voix est entendue.
L’aboutissement de cette première année de parution se traduit aussi par le cycle des réabonnements. Ce point est essentiel pour l’équilibre économique de GBM : je tiens à vous garder. Aussi, après un document très rare sur le char Somua S 35 , je vous ai déniché un petit joyau, le catalogue complet, extrêmement recherché, des tous terrains Laffly en 1939 . Je me souviens, lorsque j’ai vu pour la première fois ces petites roues d’avion si caractéristiques sur le museau de ces véhicules qui m’étaient alors inconnus, m’être dit : « étrange, quelle drôle de gueule. Mais au fond, quelle gueule ! ». Les Laffly appartiennent, avec bien d’autres matériels de diverses marques, à cette « cité disparue » dont nous retrouvons un à un les fragments à travers les pages de GBM.
Mais revenons aux considérations plus terre-à-terre : ce magazine a besoin du soutien d’un nombre croissant d’abonnés. Aussi, d’une part je remercie par avance TOUS les abonnés actuels de se réabonner, d’autre part j’en appelle aux nombreux lecteurs qui ne le sont pas encore. C’est pourquoi, exceptionnellement, dans la mesure des stocks disponibles et sans léser les premiers fidèles (1), les 250 nouveaux abonnements pris à partir d’aujourd’hui comprendront les deux fac-similés, Somua et Laffly. Au vu de votre courrier, l’enthousiasme pour GBM est profond, continu, régulier, il ne s’est pas essoufflé passé les premiers numéros. Ceci me touche beaucoup. Et bien, chers lecteurs, chers passionnés comme moi, il ne vous reste qu’à traduire votre ferveur par un abonnement. À vous tous qui souhaitez longue vie à GBM (ce dont je vous remercie), soyez assurés que c’est le meilleur moyen.

Note (1) J’entends déjà les premiers abonnés me dire : Et nous, et nous, à quoi avons-nous droit ? Par mesure d’équité parfaite, les fidèles qui auraient, par exemple, renversé par mégarde un pot de peinture vert olive sur leur fac-similé Somua, ou dont le bambin aurait confondu les tracés du bureau d’études de Saint-Ouen avec un album à colorier, pourront en redemander un second sur leur coupon d’abonnement. Leur demande sera accueillie avec bienveillance.

UN GIGANTESQUE PUZZLE
(éditorial de François Vauvillier écrit le 19 septembre 2007 pour GBM 79)

Les petites flèches qui, au détour des textes et des notes, émaillent nos pages de minuscules signaux rouges, ont l’heur de plaire. Avant la publication, chacune d’elles, à placer au bon endroit, à bon escient, me fait penser que le travail entrepris dans GBM est une sorte de puzzle, composé de milliers de morceaux. Certains sont immédiatement accessibles, d’autres demandent un peu de mal, quelques-uns relèvent de la bibliophilie ; d’autres enfin, ouvrant sur l’immatériel, renvoient à des études ultérieures. Et le tout forme une gigantesque construction dont les éléments se mettent en place, assez naturellement, même si la matière semble complexe au premier abord.
C’est un peu comme dans un musée archéologique. Vous vous baladez de vitrine en vitrine, vous voyez des objets complets, immédiatement compréhensibles et qui parlent d’eux mêmes. Et puis, l’on vous présente aussi des petits bouts cassés, plus ou moins indistincts, auxquels vous ne prêtez pas forcément attention la première fois. Mais une étiquette vous dit : " attention, ceci est un rare fragment de cela ". Et le " cela " dont il est question, un panneau vous le montre un peu plus loin, sous forme d’un croquis sur lequel tout est mis en place logiquement, de façon limpide.
Et bien, les sujets de GBM obéissent à la même règle : ils sont épars, mais ils s’assemblent. Dans le temps (de leur origine à leur fin) et dans l’espace (la manière dont ils se cotoient, se répondent, s’organisent les uns par rapport aux autres).
L’intérêt d’un magazine, plutôt que d’un livre, est de pouvoir offrir, en vitesse accélérée — et dans la motorisation, on aime la vitesse —, un aperçu varié de l’ensemble des sujets. Mais l’avantage d’un livre est le caractère pérenne, global, quasiment exhaustif, qu’il confère au sujet traité.
En matière de magazine, GBM est un cas à part, un " cas " tout court. C’est en vérité un grand livre à petits épisodes, sur un très vaste sujet (néanmoins homogène), sortant avec une parfaite régularité. Un auteur de GBM me disait : " Finalement, l’Encyclopédie de l’Armée française paraît, maintenant, tous les deux mois...".
Dans un sens, cet éminent spécialiste — que je ne nommerai pas pour ne pas troubler sa modestie légendaire — a raison. Mais cela ne me fait pas perdre de vue l’intérêt que présentent les livres, et la nécessité de les sortir, eux aussi. Surtout ceux qui ont été annoncés...

UN REGARD NEUF
(éditorial de François Vauvillier écrit le 16 juillet 2007 pour GBM 78)

Tout récemment, j’ai reçu le courriel fort sympathique d’un lecteur qui m’expliquait avoir acheté les quatre premiers numéros de la nouvelle formule du magazine du fait des sujets sur la Grande Guerre et — c’était là le but principal de son message — me demandait s’il pouvait « s’abonner à GBM, sans crainte que les articles sur 1914-18 ne disparaissent ». Je l’ai rassuré sur le champ, en lui confirmant ce qui fait l’essence même de notre magazine : la filiation logique, le continuum absolu, que l’on constate sur le plan des matériels de l’armée française, depuis la fin du XIXe siècle (artillerie du système de Bange puis à frein hydropneumatique, débuts de la motorisation, de la TSF et des services « modernes ») jusqu’à la campagne de mai-juin 1940. Du plus tôt où je me suis intéressé à notre armée de cette époque, ce point m’avait frappé : continuité totale.
Il est même, tout simplement, impossible d’expliquer et de détailler la situation matérielle de l’armée de terre en 1939 — en quelque domaine que ce soit — sans regarder un quart de sècle en arrière, car tout est parfaitement et intimement lié.
Par ailleurs, il n’y a pas 14-18, puis un grand blanc, puis 39-40. La période de l’entre-guerres, un peu tristounette et sans grand relief il est vrai dans les casernements du pays, représente un gisement richissime d’idées, d’études, de projets, d’expériences, de réalisations, de déploiement sur le terrain, si l’on veut bien se donner la peine de porter aux hommes et aux choses un regard neuf.
Ce numéro-ci en donne la juste mesure, sur les deux aspects « recherche et développement » d’une part, « opérations » d’autre part.
Concernant la R&D comme l’on dit en hexagonal courant, nous avons dans ce numéro un sujet traduisant la pensée d’un homme seul — le testament du général Estienne —, et un très gros et très important sujet — le char de 20 tonnes —, futur char G 1, matériel qui eut été, n’en doutons pas, le véritable char de bataille de l’armée française à l’horizon 1942-1943.
Sur les opérations de l’entre-guerres, c’est avec beaucoup de fierté que nous exhumons de l’oubli une opération de guerre rapide « à la française, en vitesse », utilisant d’importants moyens motorisés sous blindage. C’était au début de 1934 dans le sud marocain, quelques mois après la naissance, en Champagne, de la DLM, quelques mois avant la sortie de Vers l’armée de métier.
C’est cela que vous offre GBM : la mise en perspective du matériel, des idées, des opérations. Et un regard neuf sur de bons vieux sujets.

POURQUOI TANT DE PEINE
(éditorial de François Vauvillier, écrit le 18 mai 2007 pour GBM 77)

La sortie du numéro 77 de GBM correspond aux premiers jours de juin, quand l’insouciance revient, avec les signes annonciateurs de l’été.
Mais en 1940, les premiers jours de juin, c’était ceux de la fin du camp retranché du Dunkerque, qui a vu disparaître les plus belles unités moto-mécaniques de l’armée française. C’était ceux aussi des tentatives de résorption de la tête de pont d’Abbeville, où deux divisions cuirassées ont été consommées tour à tour sans profit, en s’épuisant contre des positions d’infanterie.
Puis, juste après, le 5 juin avant l’aube, c’était le début de l’offensive allemande sur le cœur du pays, offensive qui ne s’arrêtera qu’avec la signature de l’armistice.
Compte tenu de l’analyse réaliste du rapport de forces d’alors, il est légitime de se demander si les sacrifices consentis sur la ligne Somme-Aisne, dans les « hérissons » de la ligne Weygand, ont servi à quoi que ce soit. La « guerre de Quarante » avait sans doute déjà été perdue les 13-15 mai sur la Meuse, ce qui se passerait ensuite n’étant que les soubresauts d’agonie d’un système militaire bousculé par le vent de l’Histoire. Peut-être tant de peine n’a-t-elle servi à rien...
Mais peut-être aussi qu’au pays de Jeanne d’Arc, on aime croire aux miracles. Tenir, tenir pour durer, était, le 5 juin 1940, un défi qui ne manquait pas d’inspiration. Beaucoup y ont cru, qui sont tombés les armes à la main, sur leurs positions. Leur nouveau chef leur avait dit : « le sort de notre Patrie, la sauvegarde de ses libertés, l’avenir de nos fils dépendent de votre ténacité... ». Et ils ont fait leur devoir, parce que le faire était naturel.
Deux tiers de siècle se sont écoulés depuis cette bataille perdue, et la blessure de 1940 demeure très vive, même chez ceux — le plus grand nombre de nos lecteurs et toute l’équipe de GBM à l’exception de notre aîné Roger Avignon — qui ne l’ont pas subie, pas vue de leurs propres yeux. Est-ce cette blessure collective qui explique l’intérêt suscité par la période ? Dans les pages de GBM, à travers la description du matériel, les récits et les témoignages sur le déroulement des opérations, à travers aussi la vigueur de vos courriers sur l’emploi et la doctrine, et sur la stigmatisation des fautes, se fait jour la soif de savoir et l’appétit de comprendre : pourquoi 1940, comment 1940.
Voilà, au fond, ce qui donne tout son sens à GBM. Voilà ce qui vaut tant de peine.

L'ARMEE FRANCAISE A l'HONNEUR
(éditorial de François Vauvillier, écrit le 16 janvier 2007 pour GBM 75)

Merci à vous tous d’avoir réservé un accueil aussi chaleureux à notre dernier numéro, qui était aussi le premier de la nouvelle formule "Blindés & Matériel", 100 % français.

La rédaction a reçu, en même temps qu’une avalanche d’abonnements, un nombre impressionnant de lettres et de courriels, enthousiastes pour la plupart, dont les pages 4 et 5 du nouveau numéro (GBM 75) donnent une idée.
Pour ma part, je n’ai pas connu une telle joie à l’ouvrage depuis bien lontemps. Je retrouve — et cela me ravit — l’ambiance de la sortie de Militaria Magazine (1984) et de Charge Utile (1992), deux revues dans lesquelles je m’étais personnellement investi au plus haut point et qui, d’une certaine manière, ne sont pas étrangères à GBM, avec cet éclairage particulier que donne la fusion entre la « chose militaire » et la technique automobile et industrielle. Une savante alchimie faite de chair et de métal, de vraie et grande Histoire avec tous les petits à-côtés qu’elle a suscités, et aujourd’hui toutes les approches différentes qui concourent, bien sereinement, à notre passion partagée.
Ce numéro 75 s’ouvre aux questions stratégiques (avec une mise en perspective de la manoeuvre Dyle-Breda), et marque un développement de l’étude du matériel français de la Grande Guerre : un sujet à la fois magnifique par lui-même et quasiment inconnu, mais aussi essentiel pour bien comprendre l'évolution du matériel français d'une guerre à l'autre.
Et bien sûr, ce numéro 75 regorge d'information techniques et historiques sur nos matériels de 1939-1940, en confirmant sans états d’âme son ancrage comme magazine d’histoire technique sur l’armée française de la première moitié du XXe siècle. Et une armée qui bouge, qui tire, qui se bat.
L’un de nos nouveaux abonnés nous a écrit cette belle phrase : « Quand le risque est grand, la récompense est grande. Certes je ne suis pas un professionnel de l’édition historique mais en tant que passionné, je sais que nous sommes nombreux à avoir attendu CETTE revue. »
Et bien, moi qui suis un passionné ET un professionnel de l’édition, je peux vous dire que le pari est difficile. Les amateurs de sujets français n'occupent pas une position majoritaire. A l’enthousiasme des mordus de toujours doit répondre l'adhésion des nouveaux venus à ces sujets magnifiques, si injustement oubliés ou négligés.
Je demande donc à tous les passionnés, à tous ceux qui pensent qu'il est utile, nécessaire, et juste, de consacrer enfin un magazine à l'étude de nos matériels, d'aider puissamment GBM, par le bouche-à-oreille, et grâce aux forums sur la toile.
GBM doit gagner en notoriété et en lectorat. Le « choix français » le mérite, son succès en dépend.
Le mot d’ordre est : Amateurs de Français, rassemblons-nous !

LE MAGAZINE DES PASSIONNÉS DE L'ARMÉE FRANçAISE
(message de François Vauvillier, 6 novembre 2006)

L’arrivée du magazine Histoire de Guerre au sein du Groupe de la République a constitué, à l'automne 2006, un point de stabilisation considérable dans le tourbillonnement de la presse spécialisée en histoire militaire.
Dans ce domaine, beaucoup de titres se sont créés ces dernières années, beaucoup de confrères ont cherché ou recherchent encore leur formule ou leur lectorat. Certes, « le soleil brille pour tout le monde » et chacun dispose de sa chance et de son talent pour réussir. Mais il arrive que le ciel ne soit pas toujours bleu, il faut aussi être prêt à cheminer seul sous l’averse, ou à rejoindre le gros des forces.
L’arrivée bienvenue d’Histoire de Guerre chez H&C, qui a pris effet avec le n° 74 paru le 16 novembre 2006, nous a évidemment conduit à réfléchir à son contenu rédactionnel. Du fait qu’H&C disposait déjà, avec le bimestriel Batailles , d’un magazine de premier plan à vocation généraliste sur la Seconde Guerre mondiale, la présence à ses côtés d’un second titre trop voisin dans ses objectifs n'était pas judicieuse. C’est pourquoi nous avons décidé de faire évoluer de manière significative l'ancien Histoire de Guerre, en le libérant de la contrainte d’un certain nombre de rubriques ou d’approches qui trouvaient plus logiquement leur place dans Batailles . Tout ce qui ressort d’une approche grande-historienne de la Seconde Guerre mondiale a donc été reporté sur Batailles. Au contraire, Histoire de Guerre a renforcé sa pertinence de longue date dans le domaine plus particulier des engins blindés, des engagements de chars, de la guerre mécanisée et du matériel militaire terrestre.
Avançant parallèlement à notre célèbre bimestriel SteelMasters — qui, plus spécialisé dans le maquettisme, a montré néanmoins depuis 1994 la voie dans tous les domaines du char et du matériel militaire —, nous avons donc créé LA revue d’histoire des chars et du matériel militaire qui manquait à l’éventail des publications d’H&C. C’est Histoire de Guerre nouvelle formule porte le nom de
Histoire de GUERRE, BLINDÉS & MATERIEL (GBM)
Plusieurs grandes nouveautés sont intervenues à l’occasion de cette nouvelle formule, qui compte désormais 84 pages :
— GBM est maintenant bimestriel, car c’est le rythme qui convient pour dévoiler dans chaque numéro des informations et des photographies à mille lieues du « déjà vu ». De l’inédit, de la « doc » de première main, des « tiroirs de l’inconnu », des récits de combats jamais évoqués.
— GBM se consacre exclusivement aux sujets français. La richesse du fonds d’archives dont la rédaction dispose nous le permet, nous le commande presque. Nous en faisons un plaisir autant qu’un devoir vis à vis de nos anciens qui ont eu l’honneur de combattre à bord de ces appareils.
— GBM traite des blindés mais aussi du matériel au sens le plus large, c’est-à-dire embrassant tout l’éventail des moyens militaires lourds (canons, tracteurs d’artillerie, véhicules tous terrains et routiers, franchissement, radio, etc.).
— GBM franchit les frontières de la Seconde Guerre mondiale pour s'intéresser, en amont, à l’ « armée des machines et des moteurs » du premier tiers du XXe siècle. L’extraordinaire matériel lourd de la Grande Guerre — sa formidable artillerie, notamment — est présent dans GBM, de même que toute la « poussière blindée » des années de l’entre-guerre, sans oublier l’aspect doctrinal qui a présidé à la naissance des grandes unités mécaniques, et toutes les facettes de la « guerre des moteurs » : recherche de la mobilité, contraintes du ravitaillement, des transmissions et du terrain, rythme des opérations.
Enfin, et ceci me concerne personnellement, GBM n'est pas, pour moi, une revue de plus ajoutée au catalogue déjà très riche d’Histoire & Collections. En reprenant ce titre, en le modifiant dans le sens que j’ai indiqué, j'ai fait le choix d'en prendre, directement, la rédaction en chef — et la rédaction d’une partie des articles — et non sa seule supervision.
Sachez ma joie, après avoir délégué à plusieurs rédacteurs en chef de grand talent les revues que j’ai fondées au fil des deux décennies du développement d’H&C, de me retrouver à nouveau devant vous, en première ligne, sans masque blindé ni bouclier, m’exposant à votre jugement, et partageant avec vous ma documentation.
Je tiens dans les pages de GBM ma propre tribune, mon « blog » imprimé, sous le titre du « Manifeste français » et aussi d'une Tribune libre. J’y accueille tous les intervenants et répond autant que possible aux questions, en particulier sur tel ou tel aspect du matériel, y compris par un « je ne sais pas » sincère si la question me prend en défaut. Et je vous fais confiance pour cela !

Car nous sommes, dans GBM, entre passionnés. Entre nous.

Le choix des lecteurs de Blindés & Matériel

  • Blindés & Matériel 74 Novembre 2006
    Blindés & Matériel 74 Novembre 2006
 - Le 9e BCC (Renault R 35 au combat)
 - Fiche technique : le Somua MCG en version dépanneur de chars
 - Le carnet de guerre illustré à l'aquarelle du lieutenant Morin (11e RDP)
 - L'histoire complète du 280 sur chenilles, de 1918 à 1940

 - Un état de situation des chars d'infanterie le 10 mai 1940, avec une planche centrale synoptique
 - Fiche technique : le tracteur d'artillerie Chatillon-Panhard 1914
 - Récit heure par heure : le combat retardateur des AMR 33 et motocyclistes du 5/14e RDP à Crupet (Belgique) le 12 mai 1940
 - Fiche technique : le canon de 155 C modèle 1915 Saint-Chamond
 - Les voitures six-roues Lorraine 28 des dragons portés et les versions spéciales (PC, citernes, blindées Maroc et plate-forme DCA)
 - Fiche technique : le poste radio ER 30 de commandement des divisions cuirassées
 - Les chars Hotchkiss H 35 réarmés avec canon de 37 SA 38

    • Le 9e BCC (Renault R 35 au combat)
    • Fiche technique : le Somua MCG en version dépanneur de chars
    • Le carnet de guerre illustré à l'aquarelle du lieutenant Morin (11e RDP)
    • L'histoire complète du 280 sur chenilles, de 1918 à 1940
    • Un état de situation des chars d'infanterie le 10 mai 1940, avec une planche centrale synoptique
    • Fiche technique : le tracteur d'artillerie Chatillon-Panhard 1914
    • Récit heure par heure : le combat retardateur des AMR 33 et motocyclistes du 5/14e RDP à Crupet (Belgique) le 12 mai 1940
    • Fiche technique : le canon de 155 C modèle 1915 Saint-Chamond
    • Les voitures six-roues Lorraine 28 des dragons portés et les versions spéciales (PC, citernes, blindées Maroc et plate-forme DCA)
    • Fiche technique : le poste radio ER 30 de commandement des divisions cuirassées
    • Les chars Hotchkiss H 35 réarmés avec canon de 37 SA 38
  • Blindés & Matériel N° 83 juin 2008
    Blindés & Matériel N° 83 juin 2008
 - La 345e compagnie autonome de chars de combat à Montcornet, 17 mai 1940
par Stéphane Bonnaud
Un luxe de détails et des informations totalement inédites sur les 14 chars D 2 partis de Versailles le 15 mai pour rejoindre de Gaulle près de Laon et attaquer le " corridor des Panzer". En 12 pages, 23 photos et documents d'époque, un plan, une carte en couleurs et 5 profils en couleurs au 1/35 détaillant les chars D 2 de la 2e série, sortis au printemps 1940.
 - Les camions Ariès aux armés, 1914-1918
par François Vauvillier
La suite de la saga des industriels français de l'automobile qui ont mis leur savoir-faire et leurs usines au service de la défense nationale. Dans ce numéro, c'est le baron Petiet et sa société Ariès qui sont à l'honneur, pour avoir fourni 2 200 camions durant la Grande Guerre. En 6 pages, 10 photos, tableau de caractéristiques complet des différents modèles et 3 illustrations en couleurs.

 - Casseurs de Panzer, les batteries antichars
par Éric Denis
Après avoir détaillé le canon lui-même, l'auteur traite à présent des unités constituées, qu'il s'agisse des batteries divisionnaires (BDAC) ou des BAC de réserve générale. Souvent hippomobiles pour leur malheur, dotées de tracteurs Citroën-Kégresse P 17 anciens pour celles qui ont la chance d'être motorisées, ces unités donneront pourtant un sacré fil à retordre aux Allemands. En 11 pages, 14 photos, 2 illustrations couleurs, un tableau récapitulatif des BAC et un organigramme absolument complet, en couleurs, avec la totalité des véhicules représentés au 1/72 y compris les véhicules de servitude, camionnettes et camions Citroën type 23 et type 45.
 - L'alliance franco-belge et les conséquences de son abandon
par Jean-Claude Delhez
L'histoire, peu connue aussi bien en France qu'en Belgique, d'une alliance défensive née au lendemain de la Grande Guerre et qui, malheureusement, sera dénoncée au moment de la montée des périls, fournissant à l'Allemagne une occasion stratégique inespérée. En 6 pages, 7 photos, un profil en couleurs de char D1 dans une perspective d'achat en 1932 par la Belgique, et 2 cartes : les plans de défense franco-belges de 1935-1936 et, en double page centrale, la Belgique à l'aube du 10 mai 1940 avec ses 22 divisions et son système défensif, entourée à l'Ouest par les forces alliés et à l'Est par l'armée allemande.
 - Le 155 long modèle 1877-1914 sur affût Schneider
par François Vauvillier
L'histoire inconnue de la modernisation du matériel de Bange grâce à l'adoption de l'affût à déformation, et l'impact des contrats russes du Creusot sur l'artillerie lourde française à la veille de la Grande Guerre et durant son déroulement. En 6 pages, 9 photos, 2 illustrations couleurs, 1 profil au 1/35, 2 plans au 1/72.
 - La cuisine roulante-remorque
par François Vauvillier
Cette précieuse auxiliaire de l'armée motorisée, à la silhouette à la fois typique et si sympathique, a connu trois  versions successives de 1916 à 1938. Toutes trois sont décrites dans cet article insolite qui s'attache à développer un aspect indispensable mais jamais traité de la vie des unités en campagne. En 4 pages, 11 photos et 2 profils au 1/25.

 - Vie et mort d'un escadron Somua (2e partie)
par Régis Potié
Nous retrouvons le prestigieux escadron de Segonzac (1er escadron du 4e cuirassiers) au cours de sa défense héroïque du village de Jolimetz le 18 mai 1940, où il perd la moitié de ses chars Somua S 35 dans un combat héroïque et désespéré. En 10 pages, 25 photos, 1 carte détaillée des lieux du combat, 3 profils au 1/35 et 5 détails de tourelle en couleurs.
 - La TPS, transmission par le sol
par Aimé Salles
Une fois n'est pas coûtume, l'auteur nous entraîne dans la découverte d'un moyen " sans fil " autre que la TSF. La transmission par le sol a été largement utilisé en 1914-1918 avant de tomber en désuétude. En 6 pages, 23 photos et documents, 1 tableau de caractéristiques.
 - Le futur char G1 (fin de l'étude)
par Stéphane Ferrard
Que seraient devenus les projets de char futur de 35 tonnes de l'armée française si la guerre n'avait pas été interrompue en juin 1940 ? L'auteur nous dévoile les péripéties de la lente élaboration des différents modèles envisagés, jusqu'à ce que celui de Renault, le G 1 R, ne s'impose en 1939 avec la faculté de devenir, en des circonstances plus favorables, le plus performant engin principal de combat que le monde eut connu à l'horizon de 1942. En 9 pages, 5 photos, 14 profils et vues de face en couleurs, 6 plans d'époque et 6 modélisations en trois dimensions.
 - Et aussi : les libres pages du Manifeste français, bourrées de témoignages et d'opinion de lecteurs, les véhicules restaurés en état de marche et un scoop : la mise au jour d'un Laffly V 10 M intact.

    • La 345e compagnie autonome de chars de combat à Montcornet, 17 mai 1940
      par Stéphane Bonnaud
      Un luxe de détails et des informations totalement inédites sur les 14 chars D 2 partis de Versailles le 15 mai pour rejoindre de Gaulle près de Laon et attaquer le " corridor des Panzer". En 12 pages, 23 photos et documents d'époque, un plan, une carte en couleurs et 5 profils en couleurs au 1/35 détaillant les chars D 2 de la 2e série, sortis au printemps 1940.
    • Les camions Ariès aux armés, 1914-1918
      par François Vauvillier
      La suite de la saga des industriels français de l'automobile qui ont mis leur savoir-faire et leurs usines au service de la défense nationale. Dans ce numéro, c'est le baron Petiet et sa société Ariès qui sont à l'honneur, pour avoir fourni 2 200 camions durant la Grande Guerre. En 6 pages, 10 photos, tableau de caractéristiques complet des différents modèles et 3 illustrations en couleurs.
    • Casseurs de Panzer, les batteries antichars
      par Éric Denis
      Après avoir détaillé le canon lui-même, l'auteur traite à présent des unités constituées, qu'il s'agisse des batteries divisionnaires (BDAC) ou des BAC de réserve générale. Souvent hippomobiles pour leur malheur, dotées de tracteurs Citroën-Kégresse P 17 anciens pour celles qui ont la chance d'être motorisées, ces unités donneront pourtant un sacré fil à retordre aux Allemands. En 11 pages, 14 photos, 2 illustrations couleurs, un tableau récapitulatif des BAC et un organigramme absolument complet, en couleurs, avec la totalité des véhicules représentés au 1/72 y compris les véhicules de servitude, camionnettes et camions Citroën type 23 et type 45.
    • L'alliance franco-belge et les conséquences de son abandon
      par Jean-Claude Delhez
      L'histoire, peu connue aussi bien en France qu'en Belgique, d'une alliance défensive née au lendemain de la Grande Guerre et qui, malheureusement, sera dénoncée au moment de la montée des périls, fournissant à l'Allemagne une occasion stratégique inespérée. En 6 pages, 7 photos, un profil en couleurs de char D1 dans une perspective d'achat en 1932 par la Belgique, et 2 cartes : les plans de défense franco-belges de 1935-1936 et, en double page centrale, la Belgique à l'aube du 10 mai 1940 avec ses 22 divisions et son système défensif, entourée à l'Ouest par les forces alliés et à l'Est par l'armée allemande.
    • Le 155 long modèle 1877-1914 sur affût Schneider
      par François Vauvillier
      L'histoire inconnue de la modernisation du matériel de Bange grâce à l'adoption de l'affût à déformation, et l'impact des contrats russes du Creusot sur l'artillerie lourde française à la veille de la Grande Guerre et durant son déroulement. En 6 pages, 9 photos, 2 illustrations couleurs, 1 profil au 1/35, 2 plans au 1/72.
    • La cuisine roulante-remorque
      par François Vauvillier
      Cette précieuse auxiliaire de l'armée motorisée, à la silhouette à la fois typique et si sympathique, a connu trois versions successives de 1916 à 1938. Toutes trois sont décrites dans cet article insolite qui s'attache à développer un aspect indispensable mais jamais traité de la vie des unités en campagne. En 4 pages, 11 photos et 2 profils au 1/25.
    • Vie et mort d'un escadron Somua (2e partie)
      par Régis Potié
      Nous retrouvons le prestigieux escadron de Segonzac (1er escadron du 4e cuirassiers) au cours de sa défense héroïque du village de Jolimetz le 18 mai 1940, où il perd la moitié de ses chars Somua S 35 dans un combat héroïque et désespéré. En 10 pages, 25 photos, 1 carte détaillée des lieux du combat, 3 profils au 1/35 et 5 détails de tourelle en couleurs.
    • La TPS, transmission par le sol
      par Aimé Salles
      Une fois n'est pas coûtume, l'auteur nous entraîne dans la découverte d'un moyen " sans fil " autre que la TSF. La transmission par le sol a été largement utilisé en 1914-1918 avant de tomber en désuétude. En 6 pages, 23 photos et documents, 1 tableau de caractéristiques.
    • Le futur char G1 (fin de l'étude)
      par Stéphane Ferrard
      Que seraient devenus les projets de char futur de 35 tonnes de l'armée française si la guerre n'avait pas été interrompue en juin 1940 ? L'auteur nous dévoile les péripéties de la lente élaboration des différents modèles envisagés, jusqu'à ce que celui de Renault, le G 1 R, ne s'impose en 1939 avec la faculté de devenir, en des circonstances plus favorables, le plus performant engin principal de combat que le monde eut connu à l'horizon de 1942. En 9 pages, 5 photos, 14 profils et vues de face en couleurs, 6 plans d'époque et 6 modélisations en trois dimensions.
    • Et aussi : les libres pages du Manifeste français, bourrées de témoignages et d'opinion de lecteurs, les véhicules restaurés en état de marche et un scoop : la mise au jour d'un Laffly V 10 M intact.
  • Blindés & Matériel N° 82 avril 2008
    Blindés & Matériel N° 82 avril 2008
 - Un tueur sur la brêche, le canon de 47 antichar modèle 1937 (première partie)
par Eric Denis
L'histoire technique et industrielle de ce canon ultra-performant, capable d'engager un Panzer III ou un Panzer IV à 1500 mètres. Pour la première fois, ce matériel est présenté dans ses moindres détails, avec ses trois différentes versions de roues de série, son tube monobloc ou bibloc, les quantités livrées chaque mois, etc. En 10 pages, 18 photos et documents d'époque, un plan, 2 illustrations couleurs et 6 profils en couleurs au 1/35 montrant les matériels de 47 attelés à tous les modèles de tracteurs prévus ou envisagés : Citroën-Kégresse P 17, Laffly W 15 T, Somua MCJ, Latil M7 Z1, FAR TT3 et Saurer.

 - Le prototype de tracteur pour canon de 47 Saurer six-roues 1939
par François Vauvillier
En marge de l'étude sur le canon de 47, voici un scoop sur un modèle totalement inédit. En 2 pages, 6 photos et 2 profils couleurs 1/35.
 - Les tracteurs Jeffery et Nash Quad : l'Oncle d'Amérique débarque avant l'heure (1915-1918) 
par François Vauvillier
Ce petit tracteur gracile venu d'outre-Atlantique a d'abord été mis en service dans l'artillerie lourde à tracteurs en 1915, en version bâchée. Mais, avec un canon de 75 juché sur son plateau, lui donnant sa silhouette la plus célèbre, il est surtout représentatif de l'artillerie portée qui se développe en 1917. En 6 pages, 12 photos, un plan au 1/72 et 2 profils en couleurs au 1/35.
 - Le 45e bataillon de chars de la gendarmerie, 1939-1940 (première partie)
par Eric Dagnicourt
La gendarmerie n'avait pas eu, durant la Grande Guerre, l'honneur de combattre en unité constituée. Cette omission est réparée en 1939 avec la création d'un bataillon de chars légers composé en majorité de personnels de la gendarmerie et de la garde républicaine. Doté de Hotchkiss H 39 du dernier modèle, le 45e BCG sera intégré à la 3e DCr. Voici l'histoire de sa genèse en 10 pages, 19 photos et dessins d'époque, insigne et fanion, 2 profils en couleurs au 1/35, une illustration en couleurs de moto-side René Gillet G 1.
 - Produire l'AMD 35 Panhard, une affaire d'équipe
par François Vauvillier
La célèbre "Panpan" qui équipait pas moins de 19 escadrons de découverte en mai 1940 est analysée ici pour la première fois sous l'angle industriel : comment a-t-elle été produite et combien exactement sont sorties avant et après l'armistice, avec le détail aussi complet que possible des immatriculations et de l'évolution du modèle de série, de 1937 à 1940. En 10 pages, 22 photos, 2 plans au 1/25, 2 tableaux de production et un plan cinq-vues en couleurs au 1/25 formant une somptueuse double page centrale.
 - Oeil de lynx de la 9e DIM, Le 2e GRDI de la Sarre aux Pays-Bas (première partie)
par Eric Barbanson
L'aventure humaine des cavaliers du groupe de reconnaissance de l'une des divisions de l'armée Giraud qui auront l'honneur d'entrer les premier aux Pays-Bas et d'y combattre durement pendant quatre jours. Tardivement doté de deux escadrons blindés en avril 1940 (AMD 35 Panhard et Hotchkiss H 39), le 2e GRDI est l'unité dépeinte (avec bien des libertés) dans le célèbre ouvrage de Guy de Chézal, " En automitrailleuse...". Un récit de guerre prenant en 12 pages, 34 photos et documents d'époque, un organigramme détaillé, une carte, insigne et fanion, un profil en couleurs au 1/35 et deux illustrations en couleurs (camionnette Renault ADK camouflée, moto-side Gnôme & Rhône AX 2 et canon de 25 SA 34).
 - Poste radio : de l'E 13 à l'ER 13, vingt ans d'immobilisme au sommet
par Aimé Salles
L'histoire détaillée des postes utilisés de 1918 à 1940 pour le réseau sans fil des liaisons de commandement au niveau corps d'armée, armée et groupe d'armées, avec leur mat d'antenne de 8 m de haut. Ou comment un matériel d'avant-garde au début de sa carrière se retrouve en 1940 " simple, robuste et totalement désuet ". En 6 pages, 24 photos et documents d'époque et 2 profils en couleurs au 1/35 de véhicules totalement inédits, les fourgons radio Latil JB 2 et Laffly AP.
 - Le 66e BCC de Casablanca, 1939-1940
par Stéphane Bonnaud
La vie quotidienne d'un bataillon de chars du Maroc, engagé dans une guerre qui n'ira pas jusqu'à lui. L'occasion pour les lecteurs de GBM d'une nouvelle "escapade africaine" dans laquelle ils découvriront les petits chars Renault FT d'outre-mer, mais aussi trois modèles différents de camions porte-chars Renault FU 3, Saurer 5AD et les plus modernes Saurer 6BLD, entre autres matériels peu connus tels les camions Berliet GCED et Citroën type 32. En 8 pages, 19 photos d'époque, insignes et 3 profils en couleurs au 1/35 (deux chars FT et une VLTT Laffly S 15 R).
 - Le canon de 155 L de Bange, une pièce de siège et place part en campagne (1914-1918)
par François Vauvillier
En 1915-1916, en attendant les pièces d'artillerie modernes, la France devra son salut à la mise en service massive aux armées des vieux matériels conçus presque quarante ans auparavant par l'artilleur de génie Charles de Bange, d'une qualité balistique et d'une robustesse légendaires. En particulier, le 155 long est le premier canon construit en série avec ce calibre qui, depuis, a fait le tour du monde. En 6 pages, 9 photos, un plan au 1/72, 2 profils couleurs au 1/35 et une illustration en couleurs.
 - Et aussi : les libres pages du Manifeste français, bourrées de témoignages et d'opinion de lecteurs, une tribune libre de Bruno Chaix, de nouveaux éléments d'enquête sur les B1 bis, les prédictions (d'époque) sur l'année 1940, etc.

    • Un tueur sur la brêche, le canon de 47 antichar modèle 1937 (première partie)
      par Eric Denis
      L'histoire technique et industrielle de ce canon ultra-performant, capable d'engager un Panzer III ou un Panzer IV à 1500 mètres. Pour la première fois, ce matériel est présenté dans ses moindres détails, avec ses trois différentes versions de roues de série, son tube monobloc ou bibloc, les quantités livrées chaque mois, etc. En 10 pages, 18 photos et documents d'époque, un plan, 2 illustrations couleurs et 6 profils en couleurs au 1/35 montrant les matériels de 47 attelés à tous les modèles de tracteurs prévus ou envisagés : Citroën-Kégresse P 17, Laffly W 15 T, Somua MCJ, Latil M7 Z1, FAR TT3 et Saurer.
    • Le prototype de tracteur pour canon de 47 Saurer six-roues 1939
      par François Vauvillier
      En marge de l'étude sur le canon de 47, voici un scoop sur un modèle totalement inédit. En 2 pages, 6 photos et 2 profils couleurs 1/35.
    • Les tracteurs Jeffery et Nash Quad : l'Oncle d'Amérique débarque avant l'heure (1915-1918)
      par François Vauvillier
      Ce petit tracteur gracile venu d'outre-Atlantique a d'abord été mis en service dans l'artillerie lourde à tracteurs en 1915, en version bâchée. Mais, avec un canon de 75 juché sur son plateau, lui donnant sa silhouette la plus célèbre, il est surtout représentatif de l'artillerie portée qui se développe en 1917. En 6 pages, 12 photos, un plan au 1/72 et 2 profils en couleurs au 1/35.
    • Le 45e bataillon de chars de la gendarmerie, 1939-1940 (première partie)
      par Eric Dagnicourt
      La gendarmerie n'avait pas eu, durant la Grande Guerre, l'honneur de combattre en unité constituée. Cette omission est réparée en 1939 avec la création d'un bataillon de chars légers composé en majorité de personnels de la gendarmerie et de la garde républicaine. Doté de Hotchkiss H 39 du dernier modèle, le 45e BCG sera intégré à la 3e DCr. Voici l'histoire de sa genèse en 10 pages, 19 photos et dessins d'époque, insigne et fanion, 2 profils en couleurs au 1/35, une illustration en couleurs de moto-side René Gillet G 1.
    • Produire l'AMD 35 Panhard, une affaire d'équipe
      par François Vauvillier
      La célèbre "Panpan" qui équipait pas moins de 19 escadrons de découverte en mai 1940 est analysée ici pour la première fois sous l'angle industriel : comment a-t-elle été produite et combien exactement sont sorties avant et après l'armistice, avec le détail aussi complet que possible des immatriculations et de l'évolution du modèle de série, de 1937 à 1940. En 10 pages, 22 photos, 2 plans au 1/25, 2 tableaux de production et un plan cinq-vues en couleurs au 1/25 formant une somptueuse double page centrale.
    • Oeil de lynx de la 9e DIM, Le 2e GRDI de la Sarre aux Pays-Bas (première partie)
      par Eric Barbanson
      L'aventure humaine des cavaliers du groupe de reconnaissance de l'une des divisions de l'armée Giraud qui auront l'honneur d'entrer les premier aux Pays-Bas et d'y combattre durement pendant quatre jours. Tardivement doté de deux escadrons blindés en avril 1940 (AMD 35 Panhard et Hotchkiss H 39), le 2e GRDI est l'unité dépeinte (avec bien des libertés) dans le célèbre ouvrage de Guy de Chézal, " En automitrailleuse...". Un récit de guerre prenant en 12 pages, 34 photos et documents d'époque, un organigramme détaillé, une carte, insigne et fanion, un profil en couleurs au 1/35 et deux illustrations en couleurs (camionnette Renault ADK camouflée, moto-side Gnôme & Rhône AX 2 et canon de 25 SA 34).
    • Poste radio : de l'E 13 à l'ER 13, vingt ans d'immobilisme au sommet
      par Aimé Salles
      L'histoire détaillée des postes utilisés de 1918 à 1940 pour le réseau sans fil des liaisons de commandement au niveau corps d'armée, armée et groupe d'armées, avec leur mat d'antenne de 8 m de haut. Ou comment un matériel d'avant-garde au début de sa carrière se retrouve en 1940 " simple, robuste et totalement désuet ". En 6 pages, 24 photos et documents d'époque et 2 profils en couleurs au 1/35 de véhicules totalement inédits, les fourgons radio Latil JB 2 et Laffly AP.
    • Le 66e BCC de Casablanca, 1939-1940
      par Stéphane Bonnaud
      La vie quotidienne d'un bataillon de chars du Maroc, engagé dans une guerre qui n'ira pas jusqu'à lui. L'occasion pour les lecteurs de GBM d'une nouvelle "escapade africaine" dans laquelle ils découvriront les petits chars Renault FT d'outre-mer, mais aussi trois modèles différents de camions porte-chars Renault FU 3, Saurer 5AD et les plus modernes Saurer 6BLD, entre autres matériels peu connus tels les camions Berliet GCED et Citroën type 32. En 8 pages, 19 photos d'époque, insignes et 3 profils en couleurs au 1/35 (deux chars FT et une VLTT Laffly S 15 R).
    • Le canon de 155 L de Bange, une pièce de siège et place part en campagne (1914-1918)
      par François Vauvillier
      En 1915-1916, en attendant les pièces d'artillerie modernes, la France devra son salut à la mise en service massive aux armées des vieux matériels conçus presque quarante ans auparavant par l'artilleur de génie Charles de Bange, d'une qualité balistique et d'une robustesse légendaires. En particulier, le 155 long est le premier canon construit en série avec ce calibre qui, depuis, a fait le tour du monde. En 6 pages, 9 photos, un plan au 1/72, 2 profils couleurs au 1/35 et une illustration en couleurs.
    • Et aussi : les libres pages du Manifeste français, bourrées de témoignages et d'opinion de lecteurs, une tribune libre de Bruno Chaix, de nouveaux éléments d'enquête sur les B1 bis, les prédictions (d'époque) sur l'année 1940, etc.
  • Blindés & Matériel N° 86 janvier 2009
    Blindés & Matériel N° 86 janvier 2009
 - Retour sur le Laffly W 15 TCC
par François Vauvillier
Grâce à l'aide des lecteurs passionnés par le sujet, voici le point sur plusieurs aspects techniques de nos célèbres chasseurs de chars de mai-juin 1940. En 2 pages, 2 photos nouvelles, 2 profils couleurs au 1/28 et la comparaison visuelle de toutes les différences de fabrication constatées.
 - Le 7e bataillon de chars de combat se sacrifie sous Sedan, 14 mai 1940 (II)
par Stéphane Bonnaud
La suite de la saga du bataillon de chars légers FCM 36 qui a contre-attaqué, quasiment seul, trois PanzerDivisionen le même jour. L'approche minutieuse coutumière de l'auteur nous fait suivre, presque char par char, le sort des 1re et 2e compagnies qui se sont battues à l'ouest de Bulson en ce jour tragique où s'est joué le sort de la France. En 14 pages, 29 photos d'époque, 3 cartes et plans en couleurs, 2 organigramme visuels et 2 profils en couleurs au 1/25 accompagnés de détails de tourelles.
 - AMD 35 Panhard et canon de 47 mm
par Pascal Danjou
L'histoire à rebondissements d'une bonne idée qui s'est trouvée constamment contrariée par les événements de la Seconde Guerre mondiale : comment armer de manière plus performante l'excellente automitrailleuse Panhard. Toute la documentation disponible sur ce sujet passionnant, de 1939 à 1944, est présentée d'un seul tenant. En 10 pages, 17 photos et 6 profils en couleurs au 1/35.
 - Le poste radio ER 12, le maillon faible ?
par Aimé Salles
Après avoir traité dans GBM les postes ER 17, ER 22, ER 26ter et ER 40, voici l'étude sur le dernier modèle qui manquait pour livrer le panorama complet des transmissions radio internes d'une division d'infanterie en 1940. En 6 pages, 20 photos et illustrations et un tableau de caractéristiques détaillées.
 - Artillerie lourde 1914-1918 : le canon de 145 modèle 1916
par François Vauvillier
Né pratiquement comme un matériel de circonstance, mais bien conçu, précis et performant pour son temps, le canon de 145 mm, issu de la technologie des tubes de marine et appelé à être réalésé en 155 mm après usure, entre en service en avril 1917. Il restera devant l'Histoire le matériel possédant la plus grande portée de toute l'artillerie lourde française de la Grande Guerre. En 9 pages, 8 photos, 2 plans au 1/72 et 6 profils et illustrations en couleurs, dont 2 tracteurs Latil et Renault.
 - La DCA légère sur tous terrains de l'armée de l'air
par Pierre-François Aujas
L'histoire inconnue de deux prototypes, l'un semi-chenillé Somua MCG, l'autre six-roues Lorraine 28, qui ont reçu en 1936 un affût bitube Hotchkiss de 13,2 mm en vue de la défense des ballons d'observation. En 6 pages, 15 photos d'époque et 4 profils en couleurs au 1/35 (armes et véhicules).
 - Les caterpillars Baby Holt et Schneider CD
par François Vauvillier
Dans l'idée communément admise, la chenille s'associe aux chars d'assaut. Mais en réalité, elle connaît ses toutes premières applications militaires sur des tracteurs d'artillerie, et c'est le matériel agricole américain Holt Caterpillar (chenille en anglais) qui est le premier à entrer en service, fortuitement, dans l'armée française. Il donnera naissance à une famille d'imposants tracteurs chenillés, ceux-là bien français, construits par Schneider et par Renault. En 10 pages, 17 photos d'époque et 3 illustrations en couleurs.
 - Le 8e dragons-chars sur la ligne Weygand, juin 1940
par Erik Barbanson
Après avoir combattu à cheval durant la bataille de la Meuse en mai 1940, le 8e dragons est reconstitué début juin en tant que régiment de chars de la 7e DLM. Il sera équipé de manière disparate, pour moitié de chars Hotchkiss H 39 flambant neufs, et pour moitié de vieux H 35 venant de l'école de Saumur. Nous suivons jour après jour l'odyssée de ses escadrons durant la bataille de juin, sur l'Aisne et en Champagne. En 12 pages, 21 photos d'époque, 3 cartes en couleurs, 2 organigrammes visuels, 2 profils en couleurs au 1/25 et 4 détails de tourelle.
 - Le camion Latil M2 B3 D
par François Vauvillier
Les camions bâchés contribuent aussi à la motorisation, assurant les missions de transport et de ravitaillement indispensables aux troupes combattantes. A travers l'étude d'un modèle en particulier, nous découvrons aussi un bref historique et l'évolution des insignes d'une unité emblématique du train, le 121e EARG (escadron automobile de réserve générale). En 6 pages, 11 photos d'époque, 1 profil en couleurs au 1/35, 1 plan au 1/72 et 9 détails d'insignes.
 - Et aussi : les libres pages du Manifeste français, les témoignages et l'opinion des lecteurs.

    • Retour sur le Laffly W 15 TCC
      par François Vauvillier
      Grâce à l'aide des lecteurs passionnés par le sujet, voici le point sur plusieurs aspects techniques de nos célèbres chasseurs de chars de mai-juin 1940. En 2 pages, 2 photos nouvelles, 2 profils couleurs au 1/28 et la comparaison visuelle de toutes les différences de fabrication constatées.
    • Le 7e bataillon de chars de combat se sacrifie sous Sedan, 14 mai 1940 (II)
      par Stéphane Bonnaud
      La suite de la saga du bataillon de chars légers FCM 36 qui a contre-attaqué, quasiment seul, trois PanzerDivisionen le même jour. L'approche minutieuse coutumière de l'auteur nous fait suivre, presque char par char, le sort des 1re et 2e compagnies qui se sont battues à l'ouest de Bulson en ce jour tragique où s'est joué le sort de la France. En 14 pages, 29 photos d'époque, 3 cartes et plans en couleurs, 2 organigramme visuels et 2 profils en couleurs au 1/25 accompagnés de détails de tourelles.
    • AMD 35 Panhard et canon de 47 mm
      par Pascal Danjou
      L'histoire à rebondissements d'une bonne idée qui s'est trouvée constamment contrariée par les événements de la Seconde Guerre mondiale : comment armer de manière plus performante l'excellente automitrailleuse Panhard. Toute la documentation disponible sur ce sujet passionnant, de 1939 à 1944, est présentée d'un seul tenant. En 10 pages, 17 photos et 6 profils en couleurs au 1/35.
    • Le poste radio ER 12, le maillon faible ?
      par Aimé Salles
      Après avoir traité dans GBM les postes ER 17, ER 22, ER 26ter et ER 40, voici l'étude sur le dernier modèle qui manquait pour livrer le panorama complet des transmissions radio internes d'une division d'infanterie en 1940. En 6 pages, 20 photos et illustrations et un tableau de caractéristiques détaillées.
    • Artillerie lourde 1914-1918 : le canon de 145 modèle 1916
      par François Vauvillier
      Né pratiquement comme un matériel de circonstance, mais bien conçu, précis et performant pour son temps, le canon de 145 mm, issu de la technologie des tubes de marine et appelé à être réalésé en 155 mm après usure, entre en service en avril 1917. Il restera devant l'Histoire le matériel possédant la plus grande portée de toute l'artillerie lourde française de la Grande Guerre. En 9 pages, 8 photos, 2 plans au 1/72 et 6 profils et illustrations en couleurs, dont 2 tracteurs Latil et Renault.
    • La DCA légère sur tous terrains de l'armée de l'air
      par Pierre-François Aujas
      L'histoire inconnue de deux prototypes, l'un semi-chenillé Somua MCG, l'autre six-roues Lorraine 28, qui ont reçu en 1936 un affût bitube Hotchkiss de 13,2 mm en vue de la défense des ballons d'observation. En 6 pages, 15 photos d'époque et 4 profils en couleurs au 1/35 (armes et véhicules).
    • Les caterpillars Baby Holt et Schneider CD
      par François Vauvillier
      Dans l'idée communément admise, la chenille s'associe aux chars d'assaut. Mais en réalité, elle connaît ses toutes premières applications militaires sur des tracteurs d'artillerie, et c'est le matériel agricole américain Holt Caterpillar (chenille en anglais) qui est le premier à entrer en service, fortuitement, dans l'armée française. Il donnera naissance à une famille d'imposants tracteurs chenillés, ceux-là bien français, construits par Schneider et par Renault. En 10 pages, 17 photos d'époque et 3 illustrations en couleurs.
    • Le 8e dragons-chars sur la ligne Weygand, juin 1940
      par Erik Barbanson
      Après avoir combattu à cheval durant la bataille de la Meuse en mai 1940, le 8e dragons est reconstitué début juin en tant que régiment de chars de la 7e DLM. Il sera équipé de manière disparate, pour moitié de chars Hotchkiss H 39 flambant neufs, et pour moitié de vieux H 35 venant de l'école de Saumur. Nous suivons jour après jour l'odyssée de ses escadrons durant la bataille de juin, sur l'Aisne et en Champagne. En 12 pages, 21 photos d'époque, 3 cartes en couleurs, 2 organigrammes visuels, 2 profils en couleurs au 1/25 et 4 détails de tourelle.
    • Le camion Latil M2 B3 D
      par François Vauvillier
      Les camions bâchés contribuent aussi à la motorisation, assurant les missions de transport et de ravitaillement indispensables aux troupes combattantes. A travers l'étude d'un modèle en particulier, nous découvrons aussi un bref historique et l'évolution des insignes d'une unité emblématique du train, le 121e EARG (escadron automobile de réserve générale). En 6 pages, 11 photos d'époque, 1 profil en couleurs au 1/35, 1 plan au 1/72 et 9 détails d'insignes.
    • Et aussi : les libres pages du Manifeste français, les témoignages et l'opinion des lecteurs.
  • Blindés & Matériel N° 85 octobre 2008
    Blindés & Matériel N° 85 octobre 2008
 - Les chasseurs de chars Laffly W 15 TCC et les batteries antichars automotrices
par Eric Denis et François Vauvillier
Le détail complet des fabrications d'urgence qui ont permis, à partir de l'assemblage du tracteur surbaissé Hotchkiss (Laffly) W 15 T et de la pièce de 47 modèle 1937 tractée, de constituer un véhicule de combat aussi simple que réussi. Les témoignages très détaillés de fin d'opérations montrent l'étonnante efficacité de ces matériels quasiment improvisés. En 16 pages, 23 photos, 5 profils couleurs au 1/35 et les détails de marquages, sans oublier la liste complète des immatriculations des chasseurs de chars et un organigramme visuel présentant tous les véhicules de la batterie sur une double page.

 - De Gaulle et l'armée de choc, 1933-1936
par François Vauvillier
Cette étude historique et technique retrace les conditions dans lesquelles le lieutenant-colonel de Gaulle a conçu son plus célèbre ouvrage " Vers l'armée de métier " et, surtout, détaille les contours qu'aurait pris la force mécanique française si elle avait été organisée, à partir de 1935, suivant les idées qui y sont développées. En 16 pages, 23 photos, 2 organigrammes et 11 profils en couleurs au 1/35.
 - L'index hyper-détaillé des 12 premiers numéros
Bien au-delà d'une simple liste d'articles parus du n° 74 (premier GBM) au n° 85, cet index constitue la démonstration de l'approche encyclopédique adoptée par notre magazine. Tous les sujets et toutes les approches s'y croisent et s'entrecroisent, livrant une synthèse visuelle extrêmement parlante : plus de 280 vignettes en couleurs ont été réunies dans cet index afin de guider le lecteur d'un seul coup d'œil à travers les 1000 premières pages de GBM.
 - 1914-1918 : la marine au secours de l'artillerie lourde à tracteurs
par François Vauvillier et le général Guy François
Dans cette étude sont détaillés les différents modèles mis en service de la fin 1914 au début de 1917 pour augmenter la puissance de feu et la portée de l'artillerie française en utilisant les bouches à feu de la marine. Le lecteur y trouvera cinq modèles distincts, replacés dans leur contexte historique et technique : le 100 TR (réalésé par la suite en 105 TR) modèle 1897, les 14 cm modèle 1891 affût Saint-Chamond et 1910 affût Schneider, le 145 mm modèle 1910 affût Saint-Chamond et, enfin, les 16 cm semi-mobiles et sur affût roulant des canonniers marins et de l'ALGP. En 10 pages, 15 photos, 3 plans et 4 illustrations en couleurs.
 - Le 7e bataillon de chars de combat se sacrifie sous Sedan, 14 mai 1940
par Stéphane Bonnaud
Poussant toujours plus loin les limites du détail rigoureux et de l'anecdote vécue, l'auteur nous entraîne au cœur de la contre-attaque des FCM 36 qui s'est déroulée autour de Chémery en cette fatidique journée du 14 mai. Nous suivons, presque minute par minute, l'action des équipages de la 3e compagnie dont tous les chars sauf deux ont été perdus ce jour-là, mais dont GBM a pu, grâce à ses réseaux de soutiens actifs, retrouver pour la plupart d'entre eux la trace visuelle. En 14 pages, 26 photos d'époque, une carte en couleurs, un organigramme visuel et 4 profils en couleurs au 1/25 montrant un appareil de chacune des quatre sections de la compagnie.
 - 1914-1918 : le tracteur Knox et la remorque La Buire
par François Vauvillier
L'histoire inconnue du premier gros porteur militaire, initiateur d'un principe devenu universel, la semi-remorque. Commandé aux Etats-Unis pour les besoins de l'ALGP, le tracteur Knox connaîtra l'essentiel de sa carrière dans l'artillerie lourde à tracteurs, servant surtout au transport des caterpillars et, occasionnellement, des chars Schneider et Renault. En 4 pages, 8 photos d'époque et une illustration en couleurs.
 - 
 - Et aussi : les libres pages du Manifeste français, les témoignages et l'opinion des lecteurs.

    • Les chasseurs de chars Laffly W 15 TCC et les batteries antichars automotrices
      par Eric Denis et François Vauvillier
      Le détail complet des fabrications d'urgence qui ont permis, à partir de l'assemblage du tracteur surbaissé Hotchkiss (Laffly) W 15 T et de la pièce de 47 modèle 1937 tractée, de constituer un véhicule de combat aussi simple que réussi. Les témoignages très détaillés de fin d'opérations montrent l'étonnante efficacité de ces matériels quasiment improvisés. En 16 pages, 23 photos, 5 profils couleurs au 1/35 et les détails de marquages, sans oublier la liste complète des immatriculations des chasseurs de chars et un organigramme visuel présentant tous les véhicules de la batterie sur une double page.
    • De Gaulle et l'armée de choc, 1933-1936
      par François Vauvillier
      Cette étude historique et technique retrace les conditions dans lesquelles le lieutenant-colonel de Gaulle a conçu son plus célèbre ouvrage " Vers l'armée de métier " et, surtout, détaille les contours qu'aurait pris la force mécanique française si elle avait été organisée, à partir de 1935, suivant les idées qui y sont développées. En 16 pages, 23 photos, 2 organigrammes et 11 profils en couleurs au 1/35.
    • L'index hyper-détaillé des 12 premiers numéros
      Bien au-delà d'une simple liste d'articles parus du n° 74 (premier GBM) au n° 85, cet index constitue la démonstration de l'approche encyclopédique adoptée par notre magazine. Tous les sujets et toutes les approches s'y croisent et s'entrecroisent, livrant une synthèse visuelle extrêmement parlante : plus de 280 vignettes en couleurs ont été réunies dans cet index afin de guider le lecteur d'un seul coup d'œil à travers les 1000 premières pages de GBM.
    • 1914-1918 : la marine au secours de l'artillerie lourde à tracteurs
      par François Vauvillier et le général Guy François
      Dans cette étude sont détaillés les différents modèles mis en service de la fin 1914 au début de 1917 pour augmenter la puissance de feu et la portée de l'artillerie française en utilisant les bouches à feu de la marine. Le lecteur y trouvera cinq modèles distincts, replacés dans leur contexte historique et technique : le 100 TR (réalésé par la suite en 105 TR) modèle 1897, les 14 cm modèle 1891 affût Saint-Chamond et 1910 affût Schneider, le 145 mm modèle 1910 affût Saint-Chamond et, enfin, les 16 cm semi-mobiles et sur affût roulant des canonniers marins et de l'ALGP. En 10 pages, 15 photos, 3 plans et 4 illustrations en couleurs.
    • Le 7e bataillon de chars de combat se sacrifie sous Sedan, 14 mai 1940
      par Stéphane Bonnaud
      Poussant toujours plus loin les limites du détail rigoureux et de l'anecdote vécue, l'auteur nous entraîne au cœur de la contre-attaque des FCM 36 qui s'est déroulée autour de Chémery en cette fatidique journée du 14 mai. Nous suivons, presque minute par minute, l'action des équipages de la 3e compagnie dont tous les chars sauf deux ont été perdus ce jour-là, mais dont GBM a pu, grâce à ses réseaux de soutiens actifs, retrouver pour la plupart d'entre eux la trace visuelle. En 14 pages, 26 photos d'époque, une carte en couleurs, un organigramme visuel et 4 profils en couleurs au 1/25 montrant un appareil de chacune des quatre sections de la compagnie.
    • 1914-1918 : le tracteur Knox et la remorque La Buire
      par François Vauvillier
      L'histoire inconnue du premier gros porteur militaire, initiateur d'un principe devenu universel, la semi-remorque. Commandé aux Etats-Unis pour les besoins de l'ALGP, le tracteur Knox connaîtra l'essentiel de sa carrière dans l'artillerie lourde à tracteurs, servant surtout au transport des caterpillars et, occasionnellement, des chars Schneider et Renault. En 4 pages, 8 photos d'époque et une illustration en couleurs.
    • Et aussi : les libres pages du Manifeste français, les témoignages et l'opinion des lecteurs.
  • Blindés & Matériel N° 84 août 2008
    Blindés & Matériel N° 84 août 2008
 - 1940 bientôt (peut-être) sur votre petit écran
par François Vauvillier
Stupéfiant : en associant des séquences filmées grâce à des groupes de reconstitution, des images de synthèse des principaux modèles de blindés de l'époque et un décor restituant l'intérieur d'un B1 bis, Olivier Debras vient de terminer son premier docu-fiction, la bataille de Crécy-sur-Serre, 19 mai 1940. En 4 pages, 22 photos de tournage et les coulisses d'un véritable exploit.
 - Les camions De Dion-Bouton aux armés, 1914-1918
par François Vauvillier
La suite de la saga des industriels français de l'automobile qui ont mis leur savoir-faire et leurs usines au service de la défense nationale. Dans ce numéro, c'est la plus célèbre des marques disparues qui est à l'honneur. En 6 pages, 9 photos, tableau de caractéristiques complet des différents modèles et 3 illustrations en couleurs.
 - Les autos blindés lourds du corps de cavalerie belge 1940
par Georges Mazy
Bienvenue à l'armée belge dans les colonnes de GBM, avec cet article très, très attendu qui, enfin, dévoile toute la vérité sur les avatars techniques et industriels du plus puissant blindé de l'AB-BL en 1940 : le Renault ACG 1, connu comme " AMC 35" dans l'armée française, avec notamment tous les détails sur sa tourelle biplace. En 12 pages, 22 photos, 3 plans d'origine, 3 profils complets et des détails de tourelles et de marquages.
 - Le musée de l'artillerie à Draguignan
par Éric Denis
Pleins feux sur le lieu où se conserve la mémoire de l'artillerie française. Cette première partie de la visite des collections nous permet de présenter un à un les canons de la Grande Guerre visibles au Musée, du tout petit canon de 37 (d'infanterie) au magnifique 155 GPF. En 6 pages et 22 photos en couleurs.
 - L'ER 27, poste radio dit " 100 km" de la cavalerie
par Aimé Salles
L'histoire très détaillée du développement du poste de commandement longue distance utilisé par les sapeurs transmetteurs des grandes unités de cavalerie (DLC et DLM), et son emploi durant la campagne de 1939-1940. Plus que jamais, les véhicules, blindés ou non, ayant transporté ce poste sont présentés en grand détail : des inédits complets Citroën-Kégresse blindé, Latil, Laffly blindé ou non, et bien sûr les deux célébrités de 1940, le fourgon tous chemins Renault ADH et la voiture blindée Panhard 178 en version spéciale casemate TSF. En 12 pages, 20 photos, 7 profils au 1/35 et les schémas d'organisation des liaisons de commandement.
 - La 345e compagnie autonome de chars de combat à Crécy-sur-Serre et Festieux, 19-20 mai 1940
par Stéphane Bonnaud
Nous retrouvons, avec le même luxe de détails que dans le précédent numéro, les " D 2 bis" du capitaine Idée, lancés cette fois-ci sur une attaque plein nord avec tous les chars de la division de Gaulle. Par un hasard du calendrier, le même numéro de GBM contient le docu-fiction et l'histoire réelle de ces chars et de leurs équipages qui connaîtront une glorieuse infortune. En 11 pages, 26 photos d'époque, deux cartes en couleurs et 5 profils (face, dos, dessus) en couleurs au 1/35 détaillant les D 2 "L'Alma", "Orléans", "Arcole" et "Marignan".
 - Laffly V 10, de petites 4x4 françaises avant la Jeep
par François Vauvillier
Nous l'avions promis depuis la découverte inespérée d'un exemplaire survivant, voici l'histoire, inédite à 200 %, du plus petit de la famille des tous terrains Laffly " à roulettes ". Un véhicule à la gueule sympathique, dont il a existé seulement 3 prototypes en 1939-1940 (V 10 R, V 10 M et V 10 CM), mais dont la version montagne devait sortir en série pour l'armée des Alpes. En 10 pages, 14 photos,  2 plans d'époque au 1/35, fiche technique hyper-détaillée, 3 profils au 1/25 et 3 profils au 1/35 avec les différents attelages prévus.
 - Le 2e GRDI (seconde partie) : les combats pour l'honneur
par Eric Barbanson
L'aventure humaine des cavaliers du groupe de reconnaissance de la 9e DIM, revenue des Pays-Bas en toute hâte pour tenter d'endiguer le déferlement allemand. Leur mission de sacrifice sur l'Oise (16-17 mai) est mise en exergue, et l'étude est visuellement centrée sur les automitrailleuses de découverte Panhard 178 du GR. En 8 pages, 20 photos et documents d'époque, insigne et flamme de trompette, un organigramme détaillé en couleurs de l'escadron AMD voiture par voiture avec tous les signes distinctifs, une carte et 5 profils en couleurs au 1/35 (trois AMD 35, char léger Hotchkiss H 39 et camionnette Peugeot DK 5J).
 - Le canon de 47 antichar modèle 1939 (Un tueur sur la brêche, troisième partie)
par Eric Denis
Place au nouveau matériel qui devait succéder au modèle 1937. Ce splendide successeur comportait un frein de bouche, un affût triflèche et des roues relevables, rendant le matériel " tous azimuts". Un prototype très en avance sur son temps. En 3 pages, 6 photos d'époque et 1 illustration couleurs.
 - Et aussi : les libres pages du Manifeste français, les témoignages et l'opinion des lecteurs, avec ce mois-ci deux pages venant de Belgique.

    • 1940 bientôt (peut-être) sur votre petit écran
      par François Vauvillier
      Stupéfiant : en associant des séquences filmées grâce à des groupes de reconstitution, des images de synthèse des principaux modèles de blindés de l'époque et un décor restituant l'intérieur d'un B1 bis, Olivier Debras vient de terminer son premier docu-fiction, la bataille de Crécy-sur-Serre, 19 mai 1940. En 4 pages, 22 photos de tournage et les coulisses d'un véritable exploit.
    • Les camions De Dion-Bouton aux armés, 1914-1918
      par François Vauvillier
      La suite de la saga des industriels français de l'automobile qui ont mis leur savoir-faire et leurs usines au service de la défense nationale. Dans ce numéro, c'est la plus célèbre des marques disparues qui est à l'honneur. En 6 pages, 9 photos, tableau de caractéristiques complet des différents modèles et 3 illustrations en couleurs.
    • Les autos blindés lourds du corps de cavalerie belge 1940
      par Georges Mazy
      Bienvenue à l'armée belge dans les colonnes de GBM, avec cet article très, très attendu qui, enfin, dévoile toute la vérité sur les avatars techniques et industriels du plus puissant blindé de l'AB-BL en 1940 : le Renault ACG 1, connu comme " AMC 35" dans l'armée française, avec notamment tous les détails sur sa tourelle biplace. En 12 pages, 22 photos, 3 plans d'origine, 3 profils complets et des détails de tourelles et de marquages.
    • Le musée de l'artillerie à Draguignan
      par Éric Denis
      Pleins feux sur le lieu où se conserve la mémoire de l'artillerie française. Cette première partie de la visite des collections nous permet de présenter un à un les canons de la Grande Guerre visibles au Musée, du tout petit canon de 37 (d'infanterie) au magnifique 155 GPF. En 6 pages et 22 photos en couleurs.
    • L'ER 27, poste radio dit " 100 km" de la cavalerie
      par Aimé Salles
      L'histoire très détaillée du développement du poste de commandement longue distance utilisé par les sapeurs transmetteurs des grandes unités de cavalerie (DLC et DLM), et son emploi durant la campagne de 1939-1940. Plus que jamais, les véhicules, blindés ou non, ayant transporté ce poste sont présentés en grand détail : des inédits complets Citroën-Kégresse blindé, Latil, Laffly blindé ou non, et bien sûr les deux célébrités de 1940, le fourgon tous chemins Renault ADH et la voiture blindée Panhard 178 en version spéciale casemate TSF. En 12 pages, 20 photos, 7 profils au 1/35 et les schémas d'organisation des liaisons de commandement.
    • La 345e compagnie autonome de chars de combat à Crécy-sur-Serre et Festieux, 19-20 mai 1940
      par Stéphane Bonnaud
      Nous retrouvons, avec le même luxe de détails que dans le précédent numéro, les " D 2 bis" du capitaine Idée, lancés cette fois-ci sur une attaque plein nord avec tous les chars de la division de Gaulle. Par un hasard du calendrier, le même numéro de GBM contient le docu-fiction et l'histoire réelle de ces chars et de leurs équipages qui connaîtront une glorieuse infortune. En 11 pages, 26 photos d'époque, deux cartes en couleurs et 5 profils (face, dos, dessus) en couleurs au 1/35 détaillant les D 2 "L'Alma", "Orléans", "Arcole" et "Marignan".
    • Laffly V 10, de petites 4x4 françaises avant la Jeep
      par François Vauvillier
      Nous l'avions promis depuis la découverte inespérée d'un exemplaire survivant, voici l'histoire, inédite à 200 %, du plus petit de la famille des tous terrains Laffly " à roulettes ". Un véhicule à la gueule sympathique, dont il a existé seulement 3 prototypes en 1939-1940 (V 10 R, V 10 M et V 10 CM), mais dont la version montagne devait sortir en série pour l'armée des Alpes. En 10 pages, 14 photos, 2 plans d'époque au 1/35, fiche technique hyper-détaillée, 3 profils au 1/25 et 3 profils au 1/35 avec les différents attelages prévus.
    • Le 2e GRDI (seconde partie) : les combats pour l'honneur
      par Eric Barbanson
      L'aventure humaine des cavaliers du groupe de reconnaissance de la 9e DIM, revenue des Pays-Bas en toute hâte pour tenter d'endiguer le déferlement allemand. Leur mission de sacrifice sur l'Oise (16-17 mai) est mise en exergue, et l'étude est visuellement centrée sur les automitrailleuses de découverte Panhard 178 du GR. En 8 pages, 20 photos et documents d'époque, insigne et flamme de trompette, un organigramme détaillé en couleurs de l'escadron AMD voiture par voiture avec tous les signes distinctifs, une carte et 5 profils en couleurs au 1/35 (trois AMD 35, char léger Hotchkiss H 39 et camionnette Peugeot DK 5J).
    • Le canon de 47 antichar modèle 1939 (Un tueur sur la brêche, troisième partie)
      par Eric Denis
      Place au nouveau matériel qui devait succéder au modèle 1937. Ce splendide successeur comportait un frein de bouche, un affût triflèche et des roues relevables, rendant le matériel " tous azimuts". Un prototype très en avance sur son temps. En 3 pages, 6 photos d'époque et 1 illustration couleurs.
    • Et aussi : les libres pages du Manifeste français, les témoignages et l'opinion des lecteurs, avec ce mois-ci deux pages venant de Belgique.
  • Blindés & Matériel 100 Avril 2012
    Blindés & Matériel 100 Avril 2012
 - L'idée de puissance (36 pages)
Catalogue des engins de combat répondant principalement à l’idée de puissance : premiers engins du no man's land, cuirassés terrestres, chars proprement dits et matériels automoteurs d’artillerie. Ce chapitre s'ouvre sur 4 pages de tableaux généalogiques permettant de suivre les filiations en matière de définition et d'emploi des matériels. Puis sont détaillés 26 matériels principaux (numérotés de 1 à 26) avec diverses variantes et évolutions des modèles, totalisant 83 notices distinctes illustrées de 34 profils et 77 photos ou tracés d'époque (pour les projets) et complétés de 15 fiches de caractéristiques techniques détaillées (pour les engins de série).
 - L'idée de vitesse (36 pages)
Catalogue des engins de combat répondant principalement à l’idée de vitesse : essentiellement les véhicules de cavalerie, qui nous conduiront de la toute première " mitrailleuse automobile" CGV de 1902 à la prometteuse automitrailleuse puissante Panhard 201, le prototype huit-roues de 1940 qui annonce, en plus petit, le célèbre EBR. Structuré comme le précédent, ce chapitre comprend 4 pages de tableaux généalogiques et 51 matériels principaux (numérotés de 27 à 77). Avec diverses variantes et évolutions des modèles, le chapitre totalise 106 notices distinctes, 39 profils, 89 photos ou tracés d'époque et 18 fiches de caractéristiques techniques détaillées.
 - L'idée de système (27 pages)
Catalogue des engins blindés, autres que de combat, répondant à l’idée de système : liaison et commandement, transport de combattants, ravitaillement de l'infanterie et des chars, dépannage, franchissement, aménagements divers du champ de bataille, etc., ainsi que les engins amphibies, y compris les AM DP 2 et... DP 3, cette dernière constituant un scoop. Structuré comme les deux précédents, ce chapitre ouvre sur 2 pages de tableaux généalogiques et détaille 23 matériels principaux (numérotés de 78 à 100). Variantes et projets inclus, il totalise 95 notices distinctes, 25 profils, 84 photos et tracés d'époque et 4 fiches de caractéristiques techniques détaillées.
 - Table des matières (2 pages) : 
tous les matériels traités sont listés, d'une part suivant leur famille technique propre, d'autre part suivant leur constructeur. Tout modèle et toute variante sont ainsi instantanément retrouvés.

    • L'idée de puissance (36 pages)
      Catalogue des engins de combat répondant principalement à l’idée de puissance : premiers engins du no man's land, cuirassés terrestres, chars proprement dits et matériels automoteurs d’artillerie. Ce chapitre s'ouvre sur 4 pages de tableaux généalogiques permettant de suivre les filiations en matière de définition et d'emploi des matériels. Puis sont détaillés 26 matériels principaux (numérotés de 1 à 26) avec diverses variantes et évolutions des modèles, totalisant 83 notices distinctes illustrées de 34 profils et 77 photos ou tracés d'époque (pour les projets) et complétés de 15 fiches de caractéristiques techniques détaillées (pour les engins de série).
    • L'idée de vitesse (36 pages)
      Catalogue des engins de combat répondant principalement à l’idée de vitesse : essentiellement les véhicules de cavalerie, qui nous conduiront de la toute première " mitrailleuse automobile" CGV de 1902 à la prometteuse automitrailleuse puissante Panhard 201, le prototype huit-roues de 1940 qui annonce, en plus petit, le célèbre EBR. Structuré comme le précédent, ce chapitre comprend 4 pages de tableaux généalogiques et 51 matériels principaux (numérotés de 27 à 77). Avec diverses variantes et évolutions des modèles, le chapitre totalise 106 notices distinctes, 39 profils, 89 photos ou tracés d'époque et 18 fiches de caractéristiques techniques détaillées.
    • L'idée de système (27 pages)
      Catalogue des engins blindés, autres que de combat, répondant à l’idée de système : liaison et commandement, transport de combattants, ravitaillement de l'infanterie et des chars, dépannage, franchissement, aménagements divers du champ de bataille, etc., ainsi que les engins amphibies, y compris les AM DP 2 et... DP 3, cette dernière constituant un scoop. Structuré comme les deux précédents, ce chapitre ouvre sur 2 pages de tableaux généalogiques et détaille 23 matériels principaux (numérotés de 78 à 100). Variantes et projets inclus, il totalise 95 notices distinctes, 25 profils, 84 photos et tracés d'époque et 4 fiches de caractéristiques techniques détaillées.
    • Table des matières (2 pages) :
      tous les matériels traités sont listés, d'une part suivant leur famille technique propre, d'autre part suivant leur constructeur. Tout modèle et toute variante sont ainsi instantanément retrouvés.
  • Cavalerie Mécanique 19-40
    Cavalerie Mécanique 19-40
 - Motorisation et mécanisation, questions de principe
En guise de préambule, toute la différence entre ces deux concepts, par deux orfèvres en la matière : les généraux Weygand et Flavigny. En 3 pages et 7 photos.
 - 
Motorisation et mécanisation, questions de principe
En guise de préambule, toute la différence entre ces deux concepts, par deux orfèvres en la matière : les généraux Weygand et Flavigny. En 3 pages et 7 photos.


La mue inachevée de la cavalerie française
Comment, d'une guerre à l'autre — et surtout au cours des années trente — notre cavalerie est passée du cheval au moteur, jusqu'à aligner en mai 1940 près de 1 500 engins blindés de combat organisés en trois (presque quatre) DLM, cinq DLC et sept groupes de reconnaissance.
Au fil de cette grosse étude sont présentées :
- d'une part, la filiation complète (et très complexe) des unités d'automitrailleuses (des escadrons isolés aux groupes et régiments d'automitrailleuses — GAM et RAM), de dragons et de cuirassiers motorisés, de 1919 à 1940 ;
- d'autre part, l'organisation des divisions de cavalerie (DC), des divisions légères de cavalerie (DLC) et des divisions légères mécaniques (DLM), avec notamment 4 organigrammes détaillés pleine page (chaque véhicule participant au combat étant représenté à l'échelle) et en couleurs du RAM, du régiment de dragons portés (RDP) de DLC, du régiment de découverte (AMD et motos) et du régiment de combat (chars S et H) de DLM. En bonus, les souvenirs de Fernand Barrachet, pilote d'AMR 33 au 2e RDP (3e DLC) et l'explication imagée et vécue des " patrouilles mixtes " AM - side-cars formées, en opérations, par mixages des pelotons.
D'autres organigrammes, ceux-là d'époque, complètent le propos et l'enrichissent en traitant d'unités fort méconnues : les EDAC (escadrons divisionnaires antichars) et les ERD (escadrons de réparation divisionnaires). 
En 30 pages avec 45 photos et documents, 4 hors-texte en couleurs et plus de 40 insignes peints sur les véhicules.
 - La division légère mécanique, surmonter toutes les difficultés
C'est au général Flavigny, le père des DLM à qui justice ne sera jamais assez rendue, que nous avons confié le soin d'en expliquer la genèse et les arcanes à nos lecteurs. Un récit vivant, tiré des Souvenirs quasiment inconnus du général, et une page d'Histoire. En 6 pages avec 8 photos et documents, 3 profils en couleurs et 2 insignes peints.
 - Le matériel blindé, survol panoramique
Le passage en revue de la totalité des matériels blindés en service dans la cavalerie de 1919 à 1940, l'évolution des concepts, la dotation exacte (à l'exemplaire près) le jour de l'entrée en guerre et l'ordre de bataille complet du 10 mai 1940.
En 8 pages avec 4 photos, un profil, 3 hors-texte en couleurs, tableaux, etc.

 - Les AMD, automitrailleuses de découverte
Un aperçu global des programmes, suivi d'une monographie visuelle sur la plus importante d'entre elles, l'AMD 35 Panhard. En 10 pages avec 11 profils, face et dos, 9 insignes en couleurs, 13 photos et 1 hors-texte (profil au 1/20).
 - Les AMR, automitrailleuses de reconnaissance
Un aperçu global des programmes, suivi d'une monographie visuelle sur l'AMR 33 Renault VM. En 10 pages avec 11 profils, 15 insignes en couleurs, 18 photos et 1 hors-texte (profils au 1/20).
 - Les AMC, automitrailleuses de combat et les chars de cavalerie
Un aperçu global des programmes, suivi de deux monographies visuelles sur les chars Hotchkiss H 35 et Somua S 35. En bonus, les souvenirs du lieutenant-colonel Baillou, chef de peloton Somua au 1er cuirassiers (3e DLM). En 16 pages avec 13 profils, 9 insignes en couleurs, 22 photos et 2 hors-texte (profils au 1/20).
 - Les VDP, voitures de dragons portés
Un aperçu global des programmes, suivi d'une monographie visuelle sur les Citroën-Kégresse en usage en 1940 dans les divisions légères de cavalerie. En 9 pages avec 7 profils, 6 insignes en couleurs et 13 photos.

    • Motorisation et mécanisation, questions de principe
      En guise de préambule, toute la différence entre ces deux concepts, par deux orfèvres en la matière : les généraux Weygand et Flavigny. En 3 pages et 7 photos.

    • Motorisation et mécanisation, questions de principe
      En guise de préambule, toute la différence entre ces deux concepts, par deux orfèvres en la matière : les généraux Weygand et Flavigny. En 3 pages et 7 photos.


      La mue inachevée de la cavalerie française
      Comment, d'une guerre à l'autre — et surtout au cours des années trente — notre cavalerie est passée du cheval au moteur, jusqu'à aligner en mai 1940 près de 1 500 engins blindés de combat organisés en trois (presque quatre) DLM, cinq DLC et sept groupes de reconnaissance.
      Au fil de cette grosse étude sont présentées :
      - d'une part, la filiation complète (et très complexe) des unités d'automitrailleuses (des escadrons isolés aux groupes et régiments d'automitrailleuses — GAM et RAM), de dragons et de cuirassiers motorisés, de 1919 à 1940 ;
      - d'autre part, l'organisation des divisions de cavalerie (DC), des divisions légères de cavalerie (DLC) et des divisions légères mécaniques (DLM), avec notamment 4 organigrammes détaillés pleine page (chaque véhicule participant au combat étant représenté à l'échelle) et en couleurs du RAM, du régiment de dragons portés (RDP) de DLC, du régiment de découverte (AMD et motos) et du régiment de combat (chars S et H) de DLM. En bonus, les souvenirs de Fernand Barrachet, pilote d'AMR 33 au 2e RDP (3e DLC) et l'explication imagée et vécue des " patrouilles mixtes " AM - side-cars formées, en opérations, par mixages des pelotons.
      D'autres organigrammes, ceux-là d'époque, complètent le propos et l'enrichissent en traitant d'unités fort méconnues : les EDAC (escadrons divisionnaires antichars) et les ERD (escadrons de réparation divisionnaires).
      En 30 pages avec 45 photos et documents, 4 hors-texte en couleurs et plus de 40 insignes peints sur les véhicules.
    • La division légère mécanique, surmonter toutes les difficultés
      C'est au général Flavigny, le père des DLM à qui justice ne sera jamais assez rendue, que nous avons confié le soin d'en expliquer la genèse et les arcanes à nos lecteurs. Un récit vivant, tiré des Souvenirs quasiment inconnus du général, et une page d'Histoire. En 6 pages avec 8 photos et documents, 3 profils en couleurs et 2 insignes peints.
    • Le matériel blindé, survol panoramique
      Le passage en revue de la totalité des matériels blindés en service dans la cavalerie de 1919 à 1940, l'évolution des concepts, la dotation exacte (à l'exemplaire près) le jour de l'entrée en guerre et l'ordre de bataille complet du 10 mai 1940.
      En 8 pages avec 4 photos, un profil, 3 hors-texte en couleurs, tableaux, etc.
    • Les AMD, automitrailleuses de découverte
      Un aperçu global des programmes, suivi d'une monographie visuelle sur la plus importante d'entre elles, l'AMD 35 Panhard. En 10 pages avec 11 profils, face et dos, 9 insignes en couleurs, 13 photos et 1 hors-texte (profil au 1/20).
    • Les AMR, automitrailleuses de reconnaissance
      Un aperçu global des programmes, suivi d'une monographie visuelle sur l'AMR 33 Renault VM. En 10 pages avec 11 profils, 15 insignes en couleurs, 18 photos et 1 hors-texte (profils au 1/20).
    • Les AMC, automitrailleuses de combat et les chars de cavalerie
      Un aperçu global des programmes, suivi de deux monographies visuelles sur les chars Hotchkiss H 35 et Somua S 35. En bonus, les souvenirs du lieutenant-colonel Baillou, chef de peloton Somua au 1er cuirassiers (3e DLM). En 16 pages avec 13 profils, 9 insignes en couleurs, 22 photos et 2 hors-texte (profils au 1/20).
    • Les VDP, voitures de dragons portés
      Un aperçu global des programmes, suivi d'une monographie visuelle sur les Citroën-Kégresse en usage en 1940 dans les divisions légères de cavalerie. En 9 pages avec 7 profils, 6 insignes en couleurs et 13 photos.
  • Blindés & Matériel N° 87 avril 2009
    Blindés & Matériel N° 87 avril 2009
 - Panoramique 
Motos solo 1914-40
 - Hommes et matériel
Le 49e BCC
 - Escapade africaine
AM au Maroc
 - Transmissions
Les PP 1 à PP 4
 - Motorisation 14-18
Les caterpillars (III)
 - Terrain et opérations
Le 8e dragons
 - Artillerie
105 long modèle 1936 S

    • Panoramique
      Motos solo 1914-40
    • Hommes et matériel
      Le 49e BCC
    • Escapade africaine
      AM au Maroc
    • Transmissions
      Les PP 1 à PP 4
    • Motorisation 14-18
      Les caterpillars (III)
    • Terrain et opérations
      Le 8e dragons
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      105 long modèle 1936 S




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